Émile Guillaume né le à Paris, où il est mort le Acte de naissance à Paris avec mention du décès, vue 4/18., est un sculpteur français.
Il a défendu des idées pacifiques à travers plusieurs de ses sculptures.
Biographie
Émile Oscar Guillaume est né le au 40 rue des Dames dans le de Paris. de Oscar Amédée Augustin Guillaume, cordonnier, et de Célestine Aimable Blanche Berthault, piqueuse de bottines.
Il fait ses études à l’Ecole des Arts Décoratifs puis à l’Ecole des Beaux-Arts où il est l'élève de Jules Cavelier, Aimé Millet ou encore Louis-Ernest Barrias.
Parmi ses nombreuses oeuvres, les plus connues restent L'Effort (1907) à Vanves, Aux champs (1909) à la Cité Universitaire de Paris, le monument Les braves gens à Floing (1910), Aux marins du Pluviôse (1913) à Calais. Il est également l’auteur d’une dizaine de monuments aux morts, des frontons du Théâtre municipal de Tunis, des Caisses d’Epargne d’Auxerre et de Gien et de l’Hôtel des Postes d’Auxerre ainsi que de nombreux bustes de personnalités de la IIIème République.
Ami d’Aristide Briand dont il partageait les idées pacifistes, c’est à lui que fut confiée la réalisation des monuments d'hommage Jusqu'à mon dernier souffle de Pacy-sur-Eure (1933), les Méditations de Cocherel (1934) et d’Ouistreham. Il est également l’auteur d’un buste de l’homme politique exposé au Musée de la Société des Nations à Genève.
Mais son oeuvre la plus célèbre reste la Statue de la Délivrance. Offerte par Le Matin en 1919 à onze villes martyres de la Première Guerre mondiale, elle contribua à la notoriété du sculpteur. Une épreuve fut acquise par la municipalité de Nantes (1927), une autre fut offerte par Lord Rothermere, propriétaire du Daily Mail, à la ville de Finchley dans la banlieue anglaise (1927). À cette occasion, la presse britannique qualifia Émile Guillaume de "plus grand sculpteur contemporain".
Au cours d’une carrière qui dura cinquante ans, Emile Guillaume participa à 36 reprises au Salon des Artistes Français dont il devint membre du jury. Cette oeuvre lui valut de nombreuses récompenses ou distinctions : Officier de l’Instruction publique (1905), Chevalier de la Légion d'honneur (1912) puis officier (1926). Médaille d’or au Salon des Artistes Français (1924), Grand Prix de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris (1925).
Profondément choqué par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il devient peu à peu aveugle et doit arrêter son activité artistique à partir de 1941.
Domicilié au 44 rue Perronet à Neuilly-sur-Seine lorsqu'il réalise le Monument aux morts d'Haspres en 1923., son atelier se trouve alors au 29 boulevard Berthier à Paris 17e.
Il meurt le à son domicile du square Vergennes dans le de Paris.
Vie privée En 1895, il se marie à Argenteuil avec Marie-Emile Pelletier, le couple aura deux filles.
Veuf en 1932, il épouse en secondes noces le 7 octobre 1937 Suzanne Marcelle Drouet à la Mairie du 17e arrondissement.
Œuvres
Algérie Blida (département d'Alger, Algérie française) : Monument aux morts, 1924, détruit après l'indépendance de l'Algérie.
France vignette|Monument à François Mercier à Tronget (Allier). Ballancourt-sur-Essonne (Essonne) : Monument aux morts, 1921, bronze. Des exemplaires de cette œuvre se trouvent sur les monuments de Bray-sur-Seine, Toucy et Varetz ; l'exemplaire de Bray a probablement été exposé au Salon des artistes français de 1922, sous le .. Calais (Pas-de-Calais) : Le Pluviôse, 1913, monument commémoratif de la catastrophe du sous-marin Pluviôse (Q51) survenue le . Floing (Ardennes) : Monument des Braves Gens, 1910, pierre« Floing (08200) » sur monumentsmorts.univ-lille.fr.. Gien (Loiret) : sculpture du fronton de l'hôtel de la Caisse d'épargne, 1909 Hardencourt-Cocherel (Eure), 2 route des Moulins : Monument à Aristide Briand, dit aussi Les Méditations, 1934, statue en bronze« Monument à Aristide Briand – Cocherel » sur e-monumen.net.. Haspres (Nord) : Monument aux morts, 1923, bronze, statue de fantassin« Haspres (59198) » sur monumentsmorts.univ-lille.fr.. Le Donjon (Allier) : Monument au , 1925, statue en bronze, envoyée à la fonte sous le régime de Vichy. Une réplique en pierre par Pierre Fournier des Corats a été inaugurée le . Nantes (Loire-Atlantique) : château de la Gaudinière, chapelle : Gisant de la vicomtesse de La Rochefoucauld, duchesse de Doudeauville, née Marie de Colbert, 1918 ; square du Maquis-de-Saffré : La Délivrance, 1927, bronze doré, monument aux morts qui suscita des polémiques à son époqueDossier sur le site Pédagogia Académie de Nantes.. Elle sera déboulonnée plusieurs fois puis réinstallée définitivement en 1987Notice sur le site Jardins de Nantes.. Éditée en 11 exemplaires par la fonderie Barbedienne, l'œuvre orne plusieurs villes de France et de BelgiqueNotice sur le site Peace monument in France.. Ouistreham (Calvados), place Général de Gaulle : Monument à Aristide Briand, 1934, statue en bronze, autre exemplaire du monument de Hardencourt-Cocherel« Monument à Aristide Briand – Ouistreham-Riva-Bella » sur e-monumen.net.. Pacy-sur-Eure (Eure), rue Charcot : Monument à Aristide Briand., inauguré le , groupe en bronze« Monument à Aristide Briand – Pacy-sur-Eure » sur e-monumen.net.. Paris, square d'Ajaccio : Monument au général Gouraud, copie. Tronget (Allier) : Monument à François Mercier, 1922, groupe en marbre.
Hongrie Budapest (anciennement), Sopron (actuellement) : La Douleur Hongroise, 1932, bronze.. Debrecen : La Douleur Hongroise, 1933, bronze.
Royaume-Uni Londres, quartier de Finchley : La Délivrance, 1927, bronze..
Distinctions . par décret du . par décret du ..
Notes et références
Liens externes
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