Robert Hubert, né vers 1640 à Rouen et exécuté le à Tyburn, est un horloger français injustement condamné après avoir faussement avoué avoir déclenché le grand incendie de Londres.. Il ne se trouvait même pas en Angleterre au moment de l’incendie.

Incendie

Entre les 2 et , près des quatre-cinquièmes de la ville de Londres avaient été détruits dans un incendie majeur qui s’était déclaré dans Pudding Lane.

Hubert avoua d’abord avoir allumé un feu à Westminster. Cependant, cette histoire s’avéra insatisfaisante, et il changea sa version lorsqu’il apprit que le feu n’avait jamais atteint Westminster About.com, consulté le 3 septembre 2006. The Great Fire of London 1666: Hunting For A Scapegoat.] « ...at first he said he’d started it in Westminster, which the fire never even got near... ».. Ayant apparemment appris que l’incendie s’était déclaré dans Pudding Lane, dans la maison du boulanger Thomas FarynorOu Farriner., Hubert affirma alors avoir lancé une grenade incendiaire de fabrication artisanale par la fenêtre ouverte de la boulangerie Farynor The Register.co.uk, consulté le 3 septembre 2006. What is a Confessing Sam?] « Hubert confessed to having started the fire by throwing a crude fire grenade through an open bakery window. ». La boulangerie Farynor n’avait pas de fenêtres. Apparemment, le motif avoué de Hubert, qui prétendait avoir agi avec des complices, qui avaient saboté les efforts visant à éteindre le feu en fermant les robinets d’eau, était qu’il était un espion français The Great Fire of London, 1666 « ... he claimed to have had accomplices had stopped the water cocks for the water supply of London so that the fire could not be fought effectively (during the fire the reservoirs of water kept in the city for such an eventuality were strangely dry). Hubert (who claimed he was an agent for the French)... »., et un agent du pape.

Aveux

Les aveux d’Hubert n’ont jamais paru convaincants, et la raison n’est pas seulement à en rechercher dans la modification rétroactive de son histoire pour concorder avec les faits. Celui-ci ne se trouvait même pas à Londres au moment du départ de feu. En fait, il n’avait même pas encore posé le pied en Angleterre, où il n’est arrivé que deux jours après le début de l’incendie The Register.co.uk, consulté le 3 septembre 2006.] « ...Hubert, a sailor, had not arrived in England until two days after the fire started... ».. La présence d’Hubert hors du pays au moment du départ de feu ne fait aucun doute, comme l’atteste le témoignage, des années plus tard, d’un capitaine du vaisseau suédois Den Jungfrun av Stockholm The Dreadful Judgement: The True Story of the Great Fire of London 1666 « ... a few years later the master of the Maid of Stockholm testified that the young man, who was bound for Rouen, was on board his ship when the fire broke out. », selon lequel il avait personnellement débarqué à terre Hubert deux jours après le déclenchement de l’incendie THE GREAT FIRE OF LONDON In That Apocalyptic Year, 1666. By Neil Hanson. « Many years later a Swedish ship’s captain testified that he had landed the watchmaker ashore two days after the fire had started. ». N’ayant jamais vu la boulangerie Farynor, Hubert ne pouvait pas non plus savoir qu’elle n’avait pas de fenêtres. De plus, il souffrait d’un handicap jugé si grave qu’il l’aurait rendu incapable de jeter la soi-disant grenade The Register.co.uk, consulté le 3 septembre 2006.] « [he] was never near the bakery where the fire started, and was so badly crippled that throwing anything was beyond him. If that were not enough, the bakery had no windows. ».

Les aveux d’Hubert ont souvent été attribués à sa simplicité d’esprit, à une incapacité mentale à comprendre ce qu’il faisait réellement, à une sorte de tendance à avouer n’importe quoi. Une source affirme, cependant, que ses aveux ont été forcés « probablement par une forme extrême de torture THE GREAT FIRE OF LONDON In That Apocalyptic Year, 1666. By Neil Hanson. « [he] was coerced into confessing (probably by an extreme form of torture) to having hurled a homemade chemical fireball into the bakery. ». »

Comme le laisse entendre The London Gazette, certains mettent la catastrophe sur le compte du hasard :

En dépit des nombreuses lacunes évidentes et des invraisemblances dans les aveux d’Hubert, il y avait besoin d’un bouc émissaire, besoin apparemment si élevé que le roi lui-même fut soupçonné de l’avoir fomenté pour punir le peuple de Londres pour l’exécution de son pèreThe Dreadful Judgement: The True Story of the Great Fire of London 1666. Le nationalisme était exalté car l’Angleterre était, à l’époque, en guerre avec de nombreuses nations, ce qui rendait leurs ressortissants – français, espagnols, néerlandais et irlandais – automatiquement suspectsInvestigate The Great Fire of London. Les Français étaient tout particulièrement vulnérables, comme le montre l’assassinat d’un Français dont les balles de tennis furent prises pour des « boules de feu ». Comme le suggère The London Gazette, sa qualité d’étranger et de Français faisait d’Hubert un suspect de choix :

Les catholiques constituaient également des suspects de choix, et les accusations contre eux étaient si prononcées que, de 1668 à 1830, le Monument au Grand incendie de Londres porta, avec de brèves interruptions, les mots :

Procès

Hubert, qui présentait les caractéristiques du coupable idéal, fut jugé et condamné au tribunal d’Old Bailey.

En dépit des contradictions des aveux d’Hubert ainsi que de l’opinion publique, la famille Farynor, dans la boulangerie de laquelle l’incendie avait commencé, était naturellement sous pression. Il leur fallait démontrer que leurs fours avaient été correctement aspergés et trois membres de la famille siégeaient dans le jury About.com, consulté le 3 septembre 2006. The Great Fire of London 1666: Hunting For A Scapegoat.] « ...the group judging him contained three members of the Farriner family. They vehemently denied any wrongdoing and claimed to have doused the ovens properly... ».. Thomas Farynor déclara qu’après minuit, il était :

Peu de membres du jury lors du procès croyaient Hubert réellement coupable. Un récit contemporain prétend que Hubert n’était « accusé que sur ses propres aveux, que ni les juges ni personne de présent à son procès ne le croyait coupable, mais qu’il était un pauvre hère agité, fatigué de la vie, et qui avait choisi de la quitter de cette façon A look at major and minor historical events around the clock such as the Great London Fire at one o'clock in the morning... » Le jury déclara qu’il n’avait pas « la crainte de Dieu devant les yeux, mais qu’il [était] mû et entrainé par l’instigation du diable » A look at major and minor historical events around the clock such as the Great London Fire at one o'clock in the morning. « The Old Bailey jury, however, found that, « not having the fear of God before his eyes, but moved and led away by the instigation of the devil, » Hubert had deliberately started the fire. ».

Après la pendaison d’Hubert à Tyburn., une foule de Londoniens mit son corps en pièces alors qu’on le remettait à la Société des barbiers-chirurgiens pour procéder à sa dissection The Dreadful Judgement: The True Story of the Great Fire of London 1666 Neil Hanson « The manner in which the Londoners who watched the execution of Hubert tore his body to pieces as it was about to be handed to the beadle of the Worshipful Company of Barber Surgeons for dissection bears witness to the hatred that the fire had aroused. ».

On espérait que « les rumeurs de complots et de conspirations pourraient mourir avec lui ». En 1667, une fois passé le besoin de boucs émissaires, le feu fut officiellement attribué à « la main de Dieu, un grand vent et une saison très sèche… » Une source attribue l’accident à une étincelle tombée sur une botte de paille dans la boulangerie Farynor, et beaucoup pensent que l’étincelle venait du four de la boulangerie Farynor The Great Fire of London, 1666 « …and everyone blames the open door of Farriner’s oven. ».

Notes et références

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