Luigi Amedeo Melegari (né le à Meletole et mort le à Berne) est un juriste, un homme politique et un patriote italien du Risorgimento.

Biographie

Né à Meletole, une frazione de Castelnovo di Sotto, dans l'actuelle province de Reggio d'Émilie, au sein d'une famille , Luigi Melegari accomplit ses études secondaires à Parme, puis s'installe à Rome, où il obtient un diplôme en droit.

De retour dans sa région d'origine, il prend contact avec la Carbonari locale et en 1831, il est l'un des promoteurs du soulèvement de Reggio d'Émilie. Arrêté en avril de cette année, il est acquitté, mais la situation le contraint à choisir l'exil en France.

À Marseille, il rencontre Giuditta Bellerio, compagne d'insurrection et d'exil, à travers laquelle il entre en contact avec Giuseppe Mazzini, très vite, la relation avec Mazzini devient assidue, et en fait l'un de ses collaborateurs les plus fidèles et intimes.

Melegari est l'un des fondateurs de la « Jeune Italie ». Il déménage en Suisse et figure parmi les cinq représentants de l'Italie, avec Mazzini, , Gaspare Rosales et Giovanni Ruffini, signataires du « Pacte de Berne », c'est-à-dire, l'acte de fondation de la Jeune Europe, le .

Probablement déçu par l'échec persistant des soulèvements insurrectionnels, Melegari s'éloigne progressivement des idées du mazzinisme, et tend à prendre des positions libérales et modérées.

En 1840 il commence son expérience dans l'enseignement, d'abord à l'académie de Lausanne, où il enseigne l'économie, la philosophie du droit et le droit international et à partir de 1848 à l'université de Turin, où il devient professeur de droit constitutionnel, chaire qu'il conserve jusqu'en 1860. Il épouse en 1844 Marie Caroline Mandrot., leur fille, Dora Melegari, est écrivaine et critique littéraireFonte: R. Fossati, Dizionario Biografico degli Italiani.

Sa carrière politico-institutionnelle commence en 1849 comme député, avant qu'il ne devienne sénateur en 1862. En 1867, il obtient la charge de « ministre de l'Italie à Berne », une charge qu'il remplira en continu jusqu'à sa mort, à l'exception de la brève période où il est appelé par le président du Conseil, Agostino Depretis, pour diriger le ministère des Affaires étrangères, du au .

Décorations

Chevalier grand-croix grand cordon de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare Chevalier grand-croix grand cordon de l'ordre de la Couronne d'Italie (sept. 1867) Commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur (sept. 1867)

Références

Liens externes

Catégorie:Naissance dans la province de Reggio d'Émilie Catégorie:Universitaire italien du XIXe siècle Catégorie:Juriste italien du XIXe siècle Catégorie:Professeur italien de droit Catégorie:Professeur à l'université de Turin Catégorie:Personnalité politique italienne du XIXe siècle Catégorie:Sénateur de la VIIIe législature du royaume d'Italie Catégorie:Ministre du royaume d'Italie (1861-1946) Catégorie:Ministre italien des Affaires étrangères Catégorie:Personnalité du Risorgimento Catégorie:Patriote de l'Unité italienne Catégorie:Carbonaro Catégorie:Naissance en février 1805 Catégorie:Décès en mai 1881 Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:Grand-croix de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare Catégorie:Grand-croix de l'ordre de la Couronne d'Italie Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1867