Maxime Scot, né à Maligny le et mort à Lagord le Amicale des paras du RPIMa et du RPCS, est un ancien résistant et officier parachutiste ayant terminé sa carrière militaire au grade de colonel. Il est commandeur de l'Ordre national de la Légion d'honneurPromotion du 8 mai 2005.
Biographie
Origines familiales
Né dans un wagon de marchandises ou dans une maison de ce petit village, de Giovanni Gaetano Scot (qui pose des rails) et Albertina De Boni (qui assure la cantine des ouvriers), parents italiens naturalisés français en 1933, il se voit refuser l’accès au concours d’instituteur en 1940 par le gouvernement de Vichy qui le considère comme fils de ressortissants étrangers.
Le à Portet-sur-Garonne, il épouse Marie-Jeanne Prunt ( à Portet-sur-Garonne – décédée le à Muret), fille de Paul Prunt et Anne Proudhom, avec qui il a trois garçons – Paul (), Saint-Cyrien et lieutenant-colonel dans les troupes de marine en retraite, Gaëtan (), ingénieur de l'ÉNAC1948-1998 : 50 ans d'ÉNAC au service de l'aviation chez Thales en retraite, et Prosper-Maxime ( – , ce dernier meurt à 5 mois).
Carrière militaire
Le , il est appelé aux chantiers de la jeunesse française (groupement ) à Laissac dans l'Aveyron, avant de rejoindre en le camp de Clairfont (à Portet-sur-Garonne) pour travailler à la poudrerie de Toulouse au titre du service du travail obligatoirePortet-sur-Garonne. Le colonel Scot commandeur de la Légion d’honneur (La Dépêche du Midi).
C'est pendant cette période qu'il rencontre au village une jeune femme, Marie-Jeanne Prunt qu'il épousera après-guerre.
Alors qu’il opère avec des camarades dans une chaîne d’évasion et de faux papiers, un de ses chefs les prévient qu’ils ont été repérés par la Gestapo et qu’ils vont être arrêtés. Lui et ses camarades s’enfuient le et prennent le maquis, rejoignant le Corps Franc Pommiès de la Résistance française (FFI).
Au village, Raymond Viviès, un jeune portésienLe nom de Raymond Vivès a été gravé sur le monument aux morts, et a été donné à une impasse qui sera fusillé plus tard par les allemands, aide alors Marie-Jeanne Prunt qui, employée à la mairie, faisait aussi des faux papiers, à faire disparaître toute trace de ses activités, lui permettant de ne pas être inquiétée malgré une fouille des locaux par les allemands…
Avec le Corps Franc Pommiès, devenu le d’infanterie de ligne le , au sein de la armée française, Maxime Scot participe à la Campagne d'Allemagne et se retrouve sergent à Berlin dans les troupes d'occupation.
Il veut être officier, suit sur place la préparation et présente le concours de l'EMIA auquel il est reçu et est admis comme élève officier en 1946 à Coëtquidan, promotion « Indochine ». Il sert ensuite en tant qu’officier pendant plus de 20 ans dans les Troupes aéroportées.
En 1951, affecté comme lieutenant au de parachutistes coloniaux en cours de création à Hanoï (Indochine), il est chef d'une section de vietnamiens à la CIP et participe à la guerre d'Indochine jusqu'en 1953.
Le , il est légèrement blessé par une explosion de mine dans la région de Bà Rịa, en cochinchine.
De 1953 à 1956, il sert comme lieutenant instructeur à l’École d’application de l’infanterie de Saint-Maixent-l’École
Désigné pour la guerre d'Algérie, il rejoint le de chasseurs parachutistes en 1956, est promu capitaine le et prendra le commandement d'abord de la Compagnie de Commandement et des Services (CCS) puis de la Compagnie de Combat, déployée en Algérie dans la région de Boufarik et d’Aïn SefraAmicale nationale des anciens et anciens combattants du « Grand 14 »..
De retour d’Algérie, il est affecté, de 1958 à 1961 au Centre d'Instruction Prémilitaire (CIP) de Montpellier comme Instructeur Parachutiste.
À nouveau désigné pour la guerre d'Algérie, il est affecté à la Base Aéroportée d'Afrique du Nord (BAP/AFN) à Blida de 1961 à 1963.
De 1963 à 1965, officier parachutiste, commandant le Centre d'Instruction Parachutiste de Perpignan.
De 1966 à 1968, il sert à la Base Opérationnelle Mobile Aéroportée (BOMAP) à Toulouse.
De 1969 à 1975, il sert au Régiment d'Infanterie ( RI) de Soissons où il termine sa carrière.
Le , il décède à l’âge de 92 ans à Lagord, Colonel Commandeur dans l'ordre de la Légion d'Honneur. Ses funérailles ont lieu le à l’église de Portet-sur-Garonne, où son départ est salué sous les 25 drapeaux d’anciens combattants venus de toute la FranceLe Colonel Maxime Scot n'est plus (La Dépêche).
Distinctions (2005) (1975) (1955)
avec citationle (3 citations) avec citation (étoile de bronze) le le avec agrafe Extrême-Orient avec agrafes Allemagne et Libération
avec agrafe Algérie
B.O DEC n°10 du , arrêté du le
États de service
: appelé aux chantiers de la jeunesse française (groupement n°23) ; : rejoint le Corps Franc Pommiès de la Résistance française ; : nommé caporal-chef ; : incorporé au sein du d’infanterie de ligne, rattaché à la 1 armée française ; : passe la frontière allemande ; Campagne d’Allemagne du au ; : nommé sergent ; : affecté au PPEMIA ; : dirigé sur l’école militaire interarmes (EMIA) de Coëtquidan ; : détaché à l’EMIA en qualité d’élève de la ; : nommé sergent-chef d’active ; : nommé aspirant d’active ; : affecté à la aéroportée ( DAP) ETAP à Pau et rejoint le Bataillon d’Infanterie de Choc ( BIP), ; : promu sous-lieutenant ; : nommé lieutenant ; : affecté au Dépôt des troupes aéroportées (DTAP) à Mont-de-Marsan ; : embarque à Marseille pour l’Indochine ; : débarque à Saïgon et affecté aux Troupes aéroportées d'Indochine (TAPI) ; : affecté au de parachutistes coloniaux ( BPC) ; : rapatrié pour fin de séjour en métropole par voie aérienne, sur Aigle Azur ; : affecté à l’École d'application de l'infanterie (EAI) de Saint-Maixent-l'École ; : embarque à Marseille par avion et débarque à Alger ; : affecté au de chasseurs parachutistes ( RCP) ; : prend le commandement de la CCS ; Participe aux opérations sur le territoire d’Aïn Sefra du au ; : promu capitaine ; : prend le commandement de la , jusqu’au ; : muté à l’état-major du groupe de subdivision militaire de Montpellier ; : embarque à Philippeville et débarque à Toulouse ; : incorporation à l’EM et prend les fonctions d’officier parachutiste ; : affecté à la Base aéroportée d’Afrique du Nord à Blida ; : embarque par avion à Toulouse, débarque à Alger et prend le commandement de la CCS ; : quitte le commandement de la CCS pour prendre les fonctions de chef d’état-major ; : séjour prolongé en Algérie jusqu’au ; : affecté à l’état-major de la subdivision militaire des Pyrénées-Orientales, à compter du ; : embarque par navire à Alger et quitte l’AFN avec 20 jours de permission valables du au ; : débarque à Port Vendres ; : rejoint sa nouvelle affectation pour raisons impérieuses de service ; : promu chef de bataillon ; : muté à l’état-major de la militaire au titre de la CIPM de Perpignan ; : affecté à la Base Opérationnelle Mobile AéroPortée (BOMAP) de Toulouse ; : affecté à la divisionnaire ; : rejoint l’état-major de la Division Militaire ; : affecté au d’infanterie ( RI) à Soissons ; : promu au grade de lieutenant-colonel ; : placé sur sa demande en position de retraite après 25 ans de service ; : promu au grade de colonel ; : rayé des cadres de réserve et admis à l’ de son grade (colonel honoraire).
Emplois tenus
+ Emplois tenus Grade Désignation de l'emploi Corps ou service Du Au Sous-lieutenant Chef de section BIP Lieutenant Chef de section BPC Lieutenant Chef de section BAPS Lieutenant Chef de section (CIP) BPC Lieutenant Chef de section (EDR) EAI Lieutenant Officier « EPM » EAI Lieutenant Adjoint à l’officier EPM EAI Lieutenant Commandant de la CCS RCP Lieutenant Adjoint au commandant de la RCP Capitaine Commandant de la RCP Capitaine Officier parachutiste CIPM Montpellier Capitaine Commandant de la CCS BAP/AFN Capitaine Chef d’état-major BAP/AFN Capitaine Commandant de la CIPM Pyrénées-Orientales Chef de bataillon Commandant le GIP subdivision Chef de bataillon Chef des services techniques BOMAP Chef de bataillon Chef du BOMAP Chef de bataillon Chef du État-major de la 44DM Chef de bataillon Commandant en second RI Lieutenant-colonel Commandant en second RI
Vie civile
Fervent catholique, sa vie s'inspire de l'un de ses Saints Patrons préférés, Saint Martin, emblème de la charité chrétienne. Il passe ses 40 dernières années au service des autres.
Il est fondateur et Président de la section locale du Souvenir françaisPortet-sur-Garonne. Souvenir Français: un nouveau président (La Dépêche)Comité du Souvenir Français de Portet-sur-Garonne, au sein de laquelle il œuvre à l'entretien des tombes et monuments des morts pour la France, ainsi qu'au devoir de mémoire en accompagnant pendant longtemps les élèves du collège de Portet-sur-Garonne à Verdun, sur les plages du débarquement, ou d'autres lieux de combats.
Il est président d'une section locale des Anciens du Corps Franc Pommiès, pour ses amis du maquis.
Et enfin, il est président de la section locale de l’Association nationale des anciens et amis de l'Indochine (ANAI), la dernière dont il se séparera.
Il œuvre également comme membre actif au sein des amicales des unités où il a servi en guerre, le RPIMa, le RCP, le RTP/BOMAP, etc. et aide de nombreuses associations caritatives, dont l'association caritative d'aide au Sénégal à Portet-sur-Garonne.
Chaque année, il participe à l'organisation et effectue le pèlerinage militaire à Lourdes. Il donne enfin de son temps et de son énergie pour son église de Portet-sur-Garonne.
Galerie photographique
Notes et références
Liens externes Portet-sur-Garonne. Le colonel Scot commandeur de la Légion d'honneur (La Dépêche) ; Montrabe. Collège Paul-Cézanne : trois Résistants viennent témoigner (La Dépêche) ; Au conseil municipal, hommage au colonel Scot (La Dépêche).
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