thumb|upright|À Moscou, durant l'action « La journée de la colère » du , un manifestant incite à signer la pétition « Poutine doit partir ».. Poutine doit partir (en , ) est un site web et une campagne publique pour une pétition demandant la démission de Vladimir Poutine, alors premier ministre de la Russie. La campagne a été lancée sur Internet le par des militants de l'opposition et plusieurs intellectuels russes.
L'appel Contenu du texte Le texte du manifeste, adressé aux citoyens russes, contient une critique virulente de la politique de Vladimir Poutine. Il y est écrit entre autres : , clame le texte de la pétition qui énumère ses échecs sur ..
Auteurs Le ou les auteurs du texte ne sont pas mentionnés lors de la publication. Il ressort des déclarations faites ultérieurement qu'il aurait été rédigé par un groupe de personnes, autour de Garry Kasparov.. Celui-ci le confirme dans le Iejednevny Journal, où la pétition a été publiée le , en .. Cependant le dans une interview à la radio proaméricaine , le politologue Andrei Piontkovski revendique être l'auteur du manifeste..
La pétition
Personnalités signataires ou apportant leur soutien à l'appel Premiers signataires Lors de la publication, la pétition a été signée par 34 personnalités publiques figurent les défenseurs des droits de l'homme Elena Bonner, Vladimir Boukovski et Lev Ponomarev, les politiciens Garry Kasparov., Boris Nemtsov et Iouri Moukhine., l’économiste Andreï Illarionov., les écrivains Zakhar Prilepine et Victor Chenderovitch, le musicien Mikhail Borzykin, le politologue Gueïdar Djemal. et Boris Sokolov.
Autres signataires connus Parmi les personnalités connues signataires de la pétition plus tard on retrouve les politiciens Valéria Novodvorskaïa, dont la signature semble ne pas avoir été enregistrée immédiatement., le militant des droits de l’homme Sergeï Kovalev, l’avocat Mikhaïl Trepachkine, les écrivains Vladimir Pribylovsky et Viktor Souvorov, le cinéaste Andreï Nekrassov, l’historien Boris Sokolov, l’ancien policier Alexeï Dymovski, l’avocat et blogueur Alexeï Navalny, l'homme de théâtre Vladimir Mirzoïev., l'acteur Alexeï Devotchenko. et d'autres.
Non signataires, mais soutenant la pétition Les politiciens de l'opposition comme Mikhaïl Kassianov , ., Vladimir Ryjkov et Edouard Limonov ont soutenu la campagne sans signer la pétition.
Recueil des signatures
Publication de la pétition et mise en place du site PutinaVotstavku.ru Le , la pétition parait dans le magazine en ligne Iejednevny Journal... Le même jour, ce site a été attaqué par des pirates informatiques.. Plus tard pendant la journée, la collecte de signatures a été transférée au site web spécialement créé pour l’occasion, PutinaVotstavku.rudésormais PutinaVotstavku.org depuis le 11 janvier 2011. , du Grani.ru du 10 mars 2010..
Problème des fausses signatures Au cours de la première journée, aucune confirmation des courriels était demandée par les sites Iejednevny Journal et PutinaVotstavku.ru. Alors des plaisantins en ont profité pour laisser un grand nombre de fausses signatures telles que : « Obama, Medvedev, Poutine ». Le , les faux signataires ont été supprimés et le processus d'ajout de signatures a été supervisé par un modérateur. Le , les organisateurs ont affirmé que le nombre de signatures aurait pu être plus grand si le site n'avait pas été attaqué.
Évolution du nombre des signatures Selon les organisateurs de la pétition, le rythme des signatures est particulièrement élevé dans les premiers jours, et aurait atteint 2500 le .. Les chiffres donnés par les communiqués déposés sur le site sont ensuite les suivants : + Nombre de signatures revendiqué par les organisateurs Date Nombre de signatures 15 mars 2010 . 22 mars 2010 . 30 mars 2010 . 13 avril 2010 30 avril 2010 14 juin 2010 31 décembre 2010 6 janvier 2011 Au , le nombre de signatures affiché sur la page d'accueil du site était de .
Analyses statistiques Le , le magazine russe publia une analyse statistique des signataires en fonction de leurs lieux de résidence et professions, concluant que la pétition avait été signée, par la plupart, par la classe moyenne..
Le , le magazine publia une deuxième analyse, sur une plus grande base de signatures () où il était mentionné le fait que les signatures provenaient de toutes les régions. Les exceptions étaient les républiques ethniques, en particulier dans le Caucase du Nord. Les plus actives étaient Moscou () et Saint-Pétersbourg (). Un nombre relativement important de signatures avait été fourni par des résidents de la Sibérie et l'Oural, où se concentraient des industries frappées par la récession. La diaspora russe avait donné 11 %. Quant aux professions des signataires, le segment le plus important était les cols blancs (21 %) et la plupart des signataires étaient les hommes (83 %)..
Deux mois plus tard, le magazine publia une troisième analyse, basée elle sur les recueillies sur le site depuis la seconde analyse. La proportion de femmes avait augmenté de 17 % à 21 % et la proportion de cols bleus, de 15 % à 23 %. Parmi les régions, Moscou (et sa région) ainsi que Saint-Pétersbourg (avec la région de Leningrad) continuaient d'occuper des positions prépondérantes, leur part représentant à peu près la moitié (45 %) du nombre total des signatures. Toutefois, c'est dans le district de la Volga que la croissance avait été la plus rapide, avec une multiplication par 6,9 du nombre des signatures..
La campagne Premières manifestations Outre la communication des initiateurs de la pétition sur le site internet PutinaVotstavku.ru, et les pages qu'ils annoncent avoir créées dans les réseaux sociaux, des manifestations publiques sont organisées. Le Front civique unifié indique ainsi qu'il a commencé à tenir des piquets à Moscou pour diffuser la pétition et recueillir des signatures dès le . Каспаров.ру, 18 mars 2010..
Le , des signatures sont recueillies sur papier lors d'actions de protestation dite « la Journée de la colère ». où des dizaines de milliers de russes bravent les interdictions de manifester et réclament la démission de Poutine en raison de la hausse du chômage, des prix de l‘électricité et des transports, et aussi pour demander la suppression d'une taxe sur les automobiles....
Contre-campagne L’écrivain a lancé une contre-campagne « Poutine doit rester ». Il a publié son propre manifeste disant que tout le monde doit avoir le choix de voter pour Vladimir Poutine. Le site de Starikov a rassemblé en cinq jours, puis il a cessé de fonctionner, selon Nikolai Starikov, à cause des pirates informatiques...
Rapport Poutine-Résultats-10 ans Le , Boris Nemtsov et Vladimir Milov présentent leur rapport « Poutine-Résultats- », qu'ils publient à un million de copies. Sur la dernière page, ils fournissent des informations sur la campagne « Poutine doit partir ». Le même jour, la distribution du rapport commence à Moscou, puis à Saint-Pétersbourg...
Le jour suivant le site web du rapport « www.putin-itogi.ru », ainsi que les sites web personnels de Boris Nemtsov et Vladimir Milov sont attaqués par des pirates informatiques..
Le , la distribution du rapport à Saint-Pétersbourg donne lieu à la saisie d'exemplaires du rapport, dont une partie est finalement retournée aux militants un camion avec du rapport... Le , cinq militants du FCU sont arrêtés à Saint-Pétersbourg, alors qu'ils tentaient de distribuer le rapport aux participants du Forum international économique de Saint-Pétersbourg..
Le FCU tient des piquets « Poutine doit partir » à Moscou le 8 et ... Durant le piquet du , les militants distribuent à la fois le texte de la pétition « Poutine doit partir » et le rapport « Poutine- Résultats- ». Selon le chef du FCU à Moscou, Lolita Tsaria, les policiers ont tenté d'entraver la distribution de ces documents..
Le centre analytique Levada a effectué plusieurs enquêtes, entre et , sur la notoriété du rapport : 12 % des personnes interrogées en connaissaient l'existence ou en avaient entendu parler en , 22 % en , 34 % en , puis 17 % en ...
Comité des cinq exigences Début , un Comité des cinq exigences ( ) est créé par le FCU, Soldarnost et d'autres groupes d'opposition. Sa première revendication est la démission de Vladimir Poutine..
Nouvelles manifestations En , les membres du comité présentent une demande au bureau de maire de Moscou pour la tenue d'un rassemblement pour la démission de Poutine. Leur demande fut acceptée. Blog de Garry Kasparov Site non accessible en raison d'une décision des autorités russes.. Le rassemblement, qui a eu lieu le sur la place Pouchkine, réunit mille personnes. Parmi les orateurs figurent le chef du FCU, Garry Kasparov, le coordonnateur du Front de gauche Sergei Udaltsov, le chef du mouvement « Pour les droits de l'homme », Lev Ponomarev..thumb|Le piquet de Ilya Yachine en face de la Maison Blanche à Moscou le .
Le 18 et , des militants de Solidarnost et du Comité des cinq exigences ont tenu une série de piquets en face de la Maison Blanche à Moscou. Le premier était tenu par un des de Solidarnost Ilya Yachine, mais ce dernier fut arrêté par des agents du Service fédéral de sécurité, et déclara ensuite avoir été mis à terre et menotté par les miliciens.. Ilya Yachine a été condamné à une amende de au motif « d'avoir tenu un langage grossier dans un lieu public ». Les autres piquets se sont déroulés sans incidents...
Le , sur la place Pouchkine à Moscou., deuxième manifestation appelant à la démission de Vladimir Poutine sous la devise « Je suis pour une Russie sans Poutine » qui réunit environ . Parmi les orateurs se trouvaient Boris Nemtsov, Garry Kasparov, Ilya Yachine, Andrei Piontkovski, Vladimir Ryjkov, Sergei Udaltsov et Yevgenia Chirikova.. La police empêche la foule de pénétrer dans la mairie et arrête Sergei Udaltsov. Sergei Udaltsov est condamné à d'arrêt pour « hooliganisme et la désobéissance envers des agents de police »..
Autres incidents Pavel Pakhayev, chef adjoint de la République de l'Altaï, menace en de tuer le fondateur du journal local Listok, Sergei Mikhaïlov, parce que le compteur de la campagne « Poutine doit partir » avait été placé sur le site du journal..
Poursuite de la campagne après 2010
Couverture médiatique La campagne a été mentionnée dans plusieurs médias russes et étrangers, tels que : des médias russes : Écho de Moscou., Novaïa Gazeta., Izvestia., Nezavissimaïa Gazeta., Pravda. ; des médias francophones : Courrier international (France) ; d’autres médias étrangers : BBC. (Royaume-Uni, en russe) ; ., de du 7 juin 2010, , . (États-Unis) ; ., du 18 mars 2010. (Allemagne), . (Suède), Ekstra Bladet., . (Danemark), . (Roumanie).
Le , le média proaméricain publie une traduction anglaise de l'ensemble du texte du manifeste..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Protestations postélectorales russes de 2011
Poutine doit partir Catégorie:Politique en Russie Catégorie:Site web russe Catégorie:2010 en Russie Catégorie:Opposition à Vladimir Poutine