Montanel est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, peuplée de habitantsPopulation municipale ., devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Saint-James.
Géographie Située en Basse-Normandie et limitrophe de la Bretagne, la commune est aux confins de l'Avranchin, du Coglais et du pays de Dol. Son bourg est à au nord-est d'Antrain, à à l'ouest de Saint-James, à au sud-est de Pontorson et à au nord de Saint-Brice-en-CoglèsDistances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr..
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes capella Osmundi Asnel en 1094 et en 1134, Osmundi Aselli en 1160, Montasnel en 1398Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France: Tome 3, page 1668, ..
Montanel tire son nom de son emplacement sur une pente qui va s'élevant du Pont Chennevel jusqu'au Mée en passant par la chénotièrePierre Brault - 1977 - Montanel: géographie, histoire, institutions, vie religieuse et langage, vie économique et sociale - Page 77..
Le toponyme Montanel semble être issu d'un personnage attesté au , Osmont Asnel.
La disparition du s au , d'où Omont Anel, a pu favoriser la transformation en Au mont Anel, puis Mont Anel..
Le gentilé est Montanellais.
Histoire Le drame de 1943 Le dimanche , un Stirling de la RAF revenant d'une opération sur Saint-NazaireDestination incontestable. L’appareil participait au raid aérien de cette nuit-là sur Saint-Nazaire. On connaît parfaitement les forces engagées lors du bombardement du au : , , , , . Les Allemands ont abattu deux Lancaster (, ), deux Wellington (, ) et ce ., touché à Heure indiquée par Errol Martin dans son livre 'For your Tomorrow' Volume 2 au-dessus de RennesIl avait décollé à de l'aérodrome de Ridgewell, dans l'Essex. Errol Martin explique dans son livre 'For your Tomorrow' Volume 2 qu'il y avait au moins 3 types d'heures en Angleterre (Greeenwich Mean Time, British Summer Time et British Double Summer Time) et 2 types en territoire occupé (Central Europe Time et German Summer Time). par la défense antiaérienne allemande, s'est écrasé à Montanel, à la Réboudinière, chez et son épouse ; selon des sources britanniques, peu fiables, dans un champ du Clos sous Bois, situé à Carnet, à un kilomètre de Saint-James ; une autre source, française, mentionne le champ de , décédé à SaceyCes sites sont circonscrits dans un périmètre très restreint. Or, l'appareil a fini par exploser en vol. Les Allemands ont recueilli les débris trouvés çà et là, et non la carcasse entière. Cependant, une commission d'enquête diligentée par le gouvernement britannique, en -, est persuadée que l'un des quatre moteurs jamais retrouvé est encore enfoui à Montanel. Un citoyen anglais, , habitant la commune depuis treize ans a confirmé ce fait. C'est sur les indications de cet ancien militaire qu'une délégation officielle diligentée par la RAF du Kent a orienté ses recherches.. Des sept occupants, deux sergents britanniques de la RAF, J. McGhie et K H. Jackson ont réussi à sauter en parachute sur une zone où ils croyaient pouvoir être secourus par la Résistance localeEn l'état actuel, nous savons peu de choses de la résistance dans le secteur, sinon que deux membres de Saint-James ont été arrêtés par les Allemands en : les deux frères de Roquefeuil, François et Arnaud, du château de Boucéel, propriété actuelle de Régis, fils de François. Le chef d'inculpation est assez évocateur : attitude anti-allemande, évasion de futurs STO et membres d'un réseau. Le convoi qui les emmenait en déportation a été intercepté à Péronne, en Picardie, par l'armée américaine qui les a libérés. À Montanel, certains habitants évoquent Alexandre Lanssoneur et les deux frères Pierre et Laurent Barat, le premier tué lors du bombardement d', le second disparu sans laisser d'adresse à la Libération. Remis par des habitants aux gendarmes, ils sont livrés aux autorités allemandes qui les font prisonniersIls seront décorés et promus Warrant Officers. Leurs cinq compagnons, quatre Anglais et un Néo-Zélandais, n'ont pas survécuIl convient d'ajouter une huitième victime, « collatérale » dirait-on aujourd'hui. L'appareil en flammes attira un grand nombre de villageois. Les gendarmes de Saint-James et le commandement allemand contrôlèrent les identités. Malheureusement, , propriétaire d'une cidrerie-distillerie à Antrain, fut facilement repéré par ses papiers et son étoile jaune. Déporté à Auschwitz, il revint en 1945 et se retira sur la commune d'Antrain. Cependant, un des deux seuls témoins survivants, , alors ouvrier agricole à La Réboudinière, n'ajoute pas foi à la totalité de ces événements.. Le commandant allemand Arthur von Pasquali Farawall, chef du district (Kreiskommandant) d'Avranches, a donné l'ordre de leur rendre les honneurs militaires et de les faire enterrer au cimetière d'Avranches, le où leurs tombes ont été fleuries, malgré l'interdiction, pendant toute l'OccupationUne photo de propagande a circulé dans la presse locale pour monter l'événement en épingle. Cependant, il faut se garder de toute conclusion hâtive sur l'esprit « chevaleresque » de von Pasquali. D'après les témoignages de , déjà nommé, et Alexandre Le Hérissé, âgé de huit ans au moment des faits, tous deux présents sur le terrain en 1943, le même von Pasquali se serait acharné à coups de bottes sur les dépouilles des aviateurs abattus…. vignette|gauche|Stirling : le premier bombardier quadrimoteur de la RAF, entré en service en , affecté à partir de 1942 aux bombardements de nuit.
Les aviateurs qui appartenaient au du de la RAFVoir L'historique de l'escadron 90 de la RAF(en anglais). ; le Néo-Zélandais venait de la Royal New Zealand Air Force, étaient : Robert George Frederick Bryant, sergent, , navigateur-bombardier ; Leonard Joseph Humphrey, vingt-six ans, sergent, , mitrailleur, fils de Joseph Victor et d'Emily Humphrey, époux de Joan Dora Humphrey, habitant Erith dans le Kent. ; Edward (Teddy) Lear, vingt-deux ans, officier navigateur, , fils de Thomas et Beatrice Lear, époux de Lillian Margaret Lear, habitant Stockwell à Londres ; Ronald Vivian Steven Rooke, vingt-deux ans, sergent, , opérateur-radio/mitrailleur, fils de Claude Stephen et Grace Lillian Rooke, habitant Hammersmith à Londres ; Vernon Enright Spain, vingt-neuf ans, officier pilote, , fils de William Henry et de Margaret Mary Spain, époux d'Olga M.-C. Spain, habitant Dunedin, Otago, Nouvelle-ZélandeLe pilote de l'avion Vernon Enright Spain est mentionné dans le livre d'Errol Martin 'For your Tomorrow' Volume 2.
Politique et administration Liste des maires
Le conseil municipal était composé de onze membres dont le maire et deux adjoints.
Liste des maires délégués
Population et société Démographie
Montanel a compté jusqu'à en 1831.
Activité et manifestations
Économie
Culture locale et patrimoine vignette|redresse|L'église Notre-Dame. Lieux et monuments Église Notre-Dame (1847), de style néo-roman inaugurée en 1847. Elle abrite un ciboire () classé au titre objet aux monuments historiques., un maître-autel, des fonts baptismaux et lutrin (), un autel secondaire et son retable (), une verrière () du peintre-verrier Muraire, tableau de la Pentecôte (). Château de la Touche-Villeberge et sa chapelle des , . Manoir de la Pigacière des . Moulin de la Roche-Garret sur le Tronçon. Bois de Blanche Lande. Site de la forteresse de Montaigu, à l'orée de la forêt de Blanchelande. Vestiges d'une motte féodale tronconique fossoyée, fondée vers 1130.. Le château est détruit en 1361 par les mercenaires d' d'Angleterre. Des ruines se voyaient encore au . Les douves sont quant à elles encore visiblescomte Guiton-Villeberge, « Le château de Montaigu », Mémoires de la Société d'archéologie, de littérature, sciences et arts d'Avranches, Société d'archéologie, de littérature, sciences et arts d'Avranches, Mortain et Granville, , E. Tostain, Avranches, 1873, .. Ancienne forge de maréchal-ferrant du .
Personnalités liées à la commune François Guiton (1610 - Montanel, 1667). Il tua en duel le seigneur de Sacey, Yves Budes en 1630, s'exila en Suède, et revenu en France, se bat en 1665 contre le fils d'Yves, blessé, et qui mourra lui aussi.
Voir aussi
Bibliographie Pierre Brault, Montanel, commune rurale de l'Avranchin, édition l'amitié par le livre, 1977. Michel Coupard, Jacques Lecoq, Fabienne Richard, La Manche, lieu de mémoire de la Seconde Guerre mondiale, Passé simple, 2005. Les trois auteurs sont des journalistes locaux. . Eddy Florentin, Quand les Alliés bombardaient la France (1940-1945), éd. Perrin, 1997. . . Errol Martyn, auteur néozélandais de For Your Tomorrow ; A record of New Zealanders who have died while serving with the RNZAF and Allied Air Services since 1915. Air Historical Branch, London. Saint-James et son canton, Association Pierre et patrimoine, 2011.
Articles connexes Liste des anciennes communes de la Manche
Liens externes
Résumé statistique de Montanel sur le site de l'Insee 90 Squadron, 3 Group, Royal Air Force Bomber Command, Avranches, Manche, France
Notes et références Notes
Références Altitudes, coordonnées, superficie : Montanel sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix).
Catégorie:Ancienne commune dans la Manche Catégorie:Commune déléguée dans la Manche