La famille de Saint-Mauris est une famille éteinte de la noblesse française, originaire de Franche-Comté.

Histoire La famille de Saint-Mauris est élevée à la pairie en 1827 par Charles XAnnuaire historique de l'ancienne noblesse de France, elle était une des plus anciennes de la haute noblesse de Franche-Comté.

Villages de Saint-Mauris La famille donne son nom à trois villages du bailliage de Baume-les-Dames : Saint-Mauris-en-Montagne ; Cour-les-Saint-Mauris et Saint-Mauris-sur-le-Doubs.

Les deux premiers sont possédés jusqu'en 1792 par la branche des marquis de Saint-Mauris dite des barons de Châtenois et dont les membres avaient été admis aux honneurs de la cour en 1787. Le fief de Saint-Mauris-sur-le-Doubs a été retiré des possessions de cette famille depuis 1530 sans raison apparente.

Cette famille est éteinte depuis 1955Louis de Saint-Mauris décédé le 18 octobre 1955 à Marseille. Dernier descendant en ligne masculine..

Les croisades Jean III de Saint-Mauris, à la tête d'une troupe de francs-montagnards, avait accompagné le comte Jean de La Roche, qui était son parrain, dans l'une des et celui-ci pour le remercier de sa bravoure lui faisait épouser Simonne de Vennes, une parente, et lui confiait des droits considérables dans les terres du comté de La Roche. Jean III devenait le premier membre de la maison de Saint-Mauris-Châtenois, son frère aîné créait la branche des Saint-Mauris-Berchenet qui se séparait de la première vers la fin du . C'est en souvenir de ces croisades que la maison de Saint-Mauris portait dans son blason, en cimier, un maure brandissant une épée d'argent.

Après la guerre de dix ans à laquelle participaient plusieurs des Saint-Mauris cette famille continuait son ascension dans la noblesse Franc-Comtoise grâce à sa renommée militaire jusqu'à la Révolution française qui lui faisait perdre son antique résidence des montagnes du Doubs.

Armoiries Cette famille porte : « De sable à deux fasces d'argent ».

Devise : Antique, fier et sans tache.

La branche aînée (élevée à la pairie) posait les armoiries sur un manteau de pair, de velours bleu, brodé d'or, doublé d'hermine, sommé de la toge ou bonnet de pair aussi en velours bleu, à houppe d'or, cerclé de la couronne de marquisLivre d'or de la noblesse.

Possessions Parmi ses domaines se trouvaient les marquisats de Genevrey et de Spincourt en Lorraine, les comtés de Saulx et de Lambrey, les baronnies de Châtenois et de la Villeneuve, les châteaux forts de Sancey, Mathay, Bermont, Roye, Allenjoye, Bambrouch, ainsi qu'un très grand nombre de villages, de terres ou de fiefs seigneuriaux en plus d'hôtels et de maisons à Besançon, Dole, Remiremont, Vesoul, Montbéliard, Saint-Hippolyte, Mirecourt, et Louvain. Ils se distinguaient lors de la guerre entre Armagnac et Bourguignons, au siège d'Orléans, à la bataille de Pavie où Hugues de Saint-Mauris était armé chevalier par Charles Quint et lors de la révolte des Pays-Bas où deux des seigneurs de Saint-Mauris étaient tués en 1583Annales Franc-Comtoises.

Filiation

La famille de Saint-Mauris donna naissance à trois branches au cours des siècles : Celle issue d'Albert de Saint-Mauris, au , qui avait eu pour enfants Bernard, Guy et Vuillaume tous nommés frères et fils d'Albert dans des chartes de 1130, 1134 et 1138 ; de laquelle sortirait Marguerite de Saint-Mauris épouse de Richard II, sire de Saint-Mauris en 1250. Celle des seigneurs de Saint-Mauris-sur-le-Doubs qui s'éteignait en 1360. Celle des Saint-Mauris-Berchenet, seigneurs châtelains de Mathay, Roye, Bermont, Bustal, Allenjoie avec le gouvernement de L'Isle-sur-le-Doubs et de Neuchâtel qui s'éteignait au cours du .

Richard de Saint-Mauris, Henry et Albert, tous frères, vivaient vers 1060. Ils sont les trois premiers seigneurs de cette maison dont il a été possible de retrouver la trace.

Richard de Saint-Mauris, chevalier, vivait vers 1060. Vers la fin du il fait le don d'un canton de vigne situé au Mont-des-Vandales (Vregille) à l'abbaye Saint-Paul de Besançon.

Mariage et succession :

Il épouse Adeline de Montjoie de qui il a : Bernard qui suit, Pierre, (? - 1169), chanoine à Besançon, Lambert, vivant en 1130, Hugues, chevalier, chambellan de l'archevêché, mentionné dans une charte de l'abbaye Notre-Dame de Belchamp en 1134, Vuillaume, religieux de l'abbaye de Lieu-Croissant en 1138, Corvaur, vivant en 1134, Rodolphe, chevalier, il épousait Damnaz de Parcey vers 1140.

Bernard de Saint-Mauris, (? - 1180), écuyer. Il fait des dons à l'abbaye des trois rois en 1134, il est mentionné dans le nécrologe de l'abbaye Saint-Paul de Besançon où il est dit que le 6 des calendes de , est mort Bernard de saint-Mauris, qui, avec Pierre et Martin, ses fils, nous ont par ci-devant donné une vigne, cise au Mont des Vandales ; comme Adeline, femme de Richard de Saint-Mauris, chevalier, son père, nous avait déjà donné un chazal à Nancray....

Mariage et succession :

Son épouse est inconnue, il a Pierre qui suit, Martin, mentionné dans le nécrologe de l'abbaye Saint-Paul de Besançon en 1180, Lambert, chanoine de Saint-Étienne en 1184, Jean, (? - 1160), chanoine et garde des sceaux de Besançon, Vuillaume, religieux des trois rois en 1177.

Pierre de Saint-Mauris, écuyer puis chevalier, mentionné dans une charte de donation faite par Evrard de Villers et, avec son père, dans des titres de l'abbaye des trois rois en 1169 et 1180.

Mariage et succession :

Son épouse est inconnue, il a Jean qui suit, Rodolphe, chevalier, Humbert, chevalier, Conrad, chevalier, Pierre, chevalier, mort en 1223 selon le nécrologe de Saint-Étienne de Besançon.

Jean de Saint-Mauris, écuyer puis chevalier, il est mentionné dans des titres de 1200 selon un titre du cabinet du roi, de 1221 et de 1250.

Mariage et succession :

Son épouse est inconnue, il a : Jehan II qui suit, Humbert, vivant en 1250, Thiébaud, chevalier, vivant en 1230, Conrad, chevalier, il fonde la branche des seigneurs de Saint-Mauris-sur-le-Doubs dite "de Sauvaget" éteinte en 1530.

Jehan II de Saint-Mauris, écuyer puis chevalier, seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne, Court, Fleurey et Roye, mentionné dans des titres de 1250 et de 1251.

Mariage et succession :

Son épouse est inconnue, il a : Richard II qui suit, Richard, chevalier, il épouse Agnès de Quenoche, Perrin, damoiseau et écuyer, vivant en 1300, Odat, damoiseau et écuyer, vivant en 1286, Guy, damoiseau et écuyer, Hugues, chevalier en 1268, Virgile, damoiseau et écuyer, vivant en 1275.

Richard II de Saint-Mauris, (? - 1304), écuyer puis chevalier. Seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne, Court, Lomont, Roye, Accolans, Trévillers, Belleherbe et Battenant.

Mariage et succession :

Il épouse Marguerite de Saint-Mauris sa parente, de qui il a : Jean, dit "l'ainé", chevalier, il fonde la branche dite "de Berchenet", seigneur châtelains de Mathay, de Bermont et de Bustal éteinte au , Hugues, chevalier, Guy, chevalier en 1340, Henri, chevalier, Jehan III dit "le Jeune" qui suit, Othenin, damoiseau, il achète en 1304 à son frère Jean la seigneurie de Belleherbe et devient homme d'armes puis en 1350 un des seigneurs de la cour du duc de Bourgogne, Colin, il épouse Clémence de Montjoie-le-Château en 1318, Pierre, abbé de Bonlieu en 1325 et 1348, Jacquette, abbesse Béguine, Isabelle, dame de Baume

Jehan III de Saint-Mauris, chevalier croisé, dit "le Jeune", seigneur de Saint-Mauris, de Cour-Saint-Maurice, de Battenant et de Lomont. Il accompagne en Palestine Jean de La Roche son parent et parrain. ce dernier pour le remercier de sa bravoure à la Septième croisadeHistoire universelle le marie à Simone de Vennes en 1302 et lui donne à perpétuité les droits de pêche, de chasse, de sépulture, de préséance à l'église de Saint-Hippolyte etc. Il hérite des biens de son père qu'il transmet à ses héritiers sauf le fief de Lomont qu'il vend à Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard, en 1288.

Mariage et succession :

Il épouse le Simonette, fille de Jacques de Vennes et d'Anne de Présentevillers, de qui il a : Richard III, dit "le Viel" qui suit, Richard dit "le jeune", écuyer, Michel, damoiseau, il épouse en 1386 Etiennette/Etevenette de La Porte, Étienne, damoiseau, gentilhomme de la cour et de l'hôtel du Duc de Bourgogne, Perrin, écuyer, homme d'armes, vivait en 1333, Thiébaud, homme d'armes, vivait en 1372, Gauthier, homme d'armes, gentilhomme de la cour du duc de Bourgogne, Renaud, damoiseau, il épouse Jeannette de Falon, Alix, dame de Tournans et Trouvant, elle épouse en 1355 Richard de Vennes, chevalier, Simone/Simonette, dame de Vellerot et Delezvy, elle épouse en 1339 à Vuillaume de Vennes, écuyer, Agnès, dame du Fays, elle épouse en premières noces en 1330 Jean de Montjoie, baron de Montjoie, puis en secondes noces en 1338 Jean de Trévillers, écuyer, Jeanne, elle épouse en 1350 Pierre/Odat de Crosey.

Richard III de Saint-Mauris, damoiseau puis chevalier, dit le viel, seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne, Fleurey, Accolans et Rahon. Il fait partie du nombre des seigneurs qui composent le conseil de régence pendant la minorité du duc Philippe de Rouvre en 1349 et participe à la libération, en 1366, de l'abbé de Saint-Paul de Besançon détenu à Besançon.

Mariage et succession :

Il épouse en 1355 Jeanne/Alix de Vuillafans de qui il a : Guillaume qui suit, Jeanne, abbesse de Notre-Dame de Migette, Colin, damoiseau, homme d'armes en 1417, il épouse en 1440 Jeanne, fille de Jean de Provenchères, Jeannette, dame de Liebvillers, elle épouse en 1417 Philippe de Renédale, Marguerite, elle épouse en 1406 Jacques de Breurey, damoiseau, Marc, chevalier de la confrérie de Saint-Georges, Estevenin.

Guillaume de Saint-Mauris, damoiseau et homme d'armes du duc de Bourgogne, seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne, Cour-Saint-Mauris, Battenant, Accolans, à Rahon, de la Grosse-Maison de Belvoir, à Sancey et à Vellerot.

Mariage et succession :

Il épouse en 1396 Jeanne, dame de Sancey et de Vellerot, fille de Jacques d'Aucelle et de Jeanne de Sancey. tous deux inhumés dans la chapelle de l'église de Saint-Mauris. Il a : Jean IV qui suit, Huguenin, homme d'armes en 1418 Étienne, écuyer-panetier du duc de Bourgogne et l'un de ses capitaines, il épouse Huguette de Grammont, dame de Remiremont, Michel, religieux à l'abbaye Saint-Pierre de Baume-les-Messieurs en 1450, Vuillemette, elle épouse en 1440 Odat, sire d'Esnans, Anne, dame de l'abbaye Notre-Dame de Migette, Marguerite, dame de l'abbaye Notre-Dame de Migette, Louise, (? - ), elle épouse le Nicolas de Saint-Martin, (? - ), écuyer.

thumb|Heures de Jean IV de Saint-Mauris à l'usage de Besançon, avec le propriétaire en prière devant la Vierge, miniature du Maître du Missel de Troyes, vers 1450, Bibliothèque de Besançon, Ms.125. Jean IV de Saint-Mauris, (? - après 1460), chevalier de Saint-Georges en 1437, homme-d'armes puis écuyer du duc Philippe III de Bourgogne en 1460, chambellan du duc Charles le Téméraire en 1470 et de Louis XI. Seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne, Cour-Saint-Maurice, à Sancey, Fleurey, Accolans et Battenant.

Mariages et succession :

Il épouse en premières noces en 1450 Guillemette, fille d'Hugues de Blandans et de Jeanne de Montureux, puis en secondes noces en 1478 Louise de Rougemont. Du premier mariage il a : Pierre II qui suit, Philibert, damoiseau, homme d'armes, il épouse en 1488 Agnès de Bauffremont, Isabelle, Pernette.

Pierre II de Saint-Mauris, (? - après 1494), chevalier de Saint-Georges, capitaine gouverneur du château de Chatillon en 1494. Seigneur de Saint-Mauris, Cour-Saint-Maurice, à Sancey, Fleurey, Battenant, Bief, Accolans et de la Grosse Maison de Belvoir mouvante de la seigneurie de Belvoir.

Mariage et succession :

Il épouse en 1478 Françoise, fille d'Henry de Rougemont et de Béatrix de Sainte-Agnès, de qui il a : Hugues qui suit, Huguenin, dit "le jeune", il épouse en 1550 Catherine de Montjoie,