Lognes (prononcé ) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.
De 248 habitants en 1975, Lognes en comptait près de en 2009. « Première ville asiatique de France » avec 40 % de sa population, elle est surnommée la « ville du dragon ». Géographie Localisation vignette|Aperçu de Lognes dans le département. Lognes fait partie de la communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne, au sein de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Paris..
Communes limitrophes
Géologie et relief La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible.. L'altitude varie de à pour le point le plus haut, le centre-ville se situant à environ d'altitude (hôtel de ville) Carte IGN classique..
Hydrographie La commune n’est traversée par aucun cours d'eau. Mais le ru Maubuée en marque la limite à l'est avec Torcy en reliant quelques-uns des cinq étangs artificiels qui sont situés à Lognes : les étangs des Pêcheurs, du Maubuée, du Segrais, du Grand Bassin et des Ibis, édifiés pendant la construction de la ville nouvelle et représentant une superficie de plus de . Ils récupèrent les eaux de ruissellement, collectent les eaux pluviales et servent de régulateurs.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Torcy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Milieux naturels et biodiversité vignette|redresse=1|Carte des ZNIEFF de localisées dans la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Lognes comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes..., les « Bois de Saint-Martin et bois de Célie » (), couvrant dont 4 en Seine-et-Marne, 1 dans la Seine-Saint-Denis et 1 dans le Val-de-Marne..
Urbanisme Typologie Au , Lognes est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols En 2018Site Corine Land Cover Mises à jour., le territoire de la commune se répartitStatistiques 2018 de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”. en 45,1 % de zones urbanisées, 34,9 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication, 8,9 % de forêts, 7,4 % d’espaces verts artificialisés non agricoles et 3,7 % d’eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.Fiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr.
Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici..
Quartiers La ville est divisée en six quartiers : quartier du Segrais, quartier Four-Colliberts, quartier de la Tour d'Auvergne, quartier Hameaux-Village, quartier de La Maillière et quartier centre urbain (Le Mandinet)..
Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de dont 21,4 % de maisons et 76,7 % d’appartements.
Parmi ces logements, 94,4 % étaient des résidences principales, 0,7 % des résidences secondaires et 4,9 % des logements vacantsEn raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %..
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 46,7 % contre 51,4 % de locatairesStatistiques officielles de l'Insee, consulté en avril 2020 dont, 27,1 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). et, 1,9 % logés gratuitement.
Projets d'aménagements vignette|Le panneau rappelant la réhabilitation. La réhabilitation du centre-ville durant les années 1995 - 2000 s’est accompagnée de la réalisation d’équipements de proximité.
Le conseil municipal a créé en 2008 une commission d’accessibilité, en application de la législation nationale. Selon la loi du , les établissements recevant du public (ERP) doivent, en effet, être rendus accessibles à toutes les personnes à mobilité réduite, avant au plus tard. Cela concerne la signalétique, les entrées, la largeur des portes, l’accès aux fauteuils roulants aux étages et l’utilisation des sanitaires. Au-delà de l’accessibilité des bâtiments, la municipalité a également réalisé un diagnostic sur la circulation des personnes handicapées en ville, afin d’envisager les travaux d’amélioration en concertation avec les usagersADAGE Environnement, Diagnostic développement durable de la ville de Lognes, 28 juillet 2011, ..
Voies de communication et transports Voies routières vignette|Gare du RER. La ville bénéficie du passage de grandes infrastructures de transports : l'autoroute A4, la Francilienne N 104/A104, la RD 199 et la RD 499. Celles-ci permettent des liaisons aisées avec Paris et les principaux pôles d’activités de la région Île-de-France (La Défense, Orly, Roissy…). Cette desserte privilégiée a favorisé le développement urbain et économique de la commune.
Le caractère récent de la ville nouvelle a permis d’intégrer les contraintes de stationnement dans la conception de l’urbanisation. Ainsi, la commune de Lognes comprend un nombre important d’emplacements de stationnement : un parc de 320 places à proximité de la station RER A de Lognes, le stationnement le long des boulevards urbains : Segrais, Camille-Saint-Saëns, cours des Lacs, cours George-Gershwin, Mandinet, Malvoisine, Tour d’Auvergne…
Transports aériens L'aérodrome de Lognes-Émerainville est le premier aérodrome français d'aviation légère privée. Il est exploité par la société Aéroports de Paris..
Pistes cyclables Le territoire est également doté d’un réseau de pistes cyclables important et en développement.
Transports en commun La commune est desservie par la gare de Lognes et, du fait de sa position proche de Lognes, par la gare de Torcy de la ligne A du RER.
La ville de Lognes est desservie par les lignes de bus des réseaux RATP, Meaux et Ourcq, Marne et Brie et la nuit par le Noctilien.
Chemin de fer Hormis le RER A déjà mentionné, la commune a vu d'autres lignes traverser son territoire.
La construction d'une première ligne de chemin de fer entre la gare d'Émerainville et la chocolaterie Menier à Noisiel a été décidée en 1881..
Lognes est aussi située sur la ligne longue de qui dessert la zone d'activités Pariest, définie en 1977., et rejoint la ligne de Paris à Mulhouse au niveau d'Émerainville. Elle transportait en 2001 environ de fret par an.. Elle est abandonnée depuis 2009, et a subi des vols de caténaires.
Toponymie La ville de Lognes a connu différentes appellations au fil des siècles. Dans la chronique de Frédégaire, le lieu apparaît sous l'appellation de Laucaunia-Sylva (. peut-être issue du gaulois louko qui signifie « forêt, bois », équivalent du latin « bois sacré »), puis Oingniata (), Loengnes (), Lugnes (), Lugnis (), Longnes (1227), Loingnes (1464), Longnes-en-Brie (1650) et Ognes-en-Multien (), Logne-en-Brie ()..
La première appellation retrouvée est donc Laucaunia-Sylva. À l’époque gallo-romaine, la Laucaunia-Sylva était considérée comme faisant partie d’un ensemble foncier d’une résidence, c'est-à-dire de plusieurs villas. Ce territoire n’était alors pas considéré comme terre de culture, mais comme terre en friches laissée à l’état naturel pour les besoins de la chasse. Il existe cependant des controverses concernant ce nom.
Alfred Maury, dans son ouvrage Forêts en Gaule, précise que la forêt de Vincennes (Vilcenna-Sylva), celle de Bondy (Bungiacensia-Sylva) et celle de Livry (Libeniacencis-Sylva) formaient un seul et même ensemble qui portait le nom de Laucaunia-Sylva. L’abbé Lebeuf, dans son ouvrage Histoire du Diocèse de Paris, contredit de nombreuses thèses d’historiens et situe la Laucaunia-Sylva dans le village actuel de Lognes.
« Première ville asiatique de France » avec 40 % de sa population., elle est surnommée la « ville du dragon ».
Histoire Des armes et des armures trouvées près de Lognes ont été les preuves de la bataille livrée en 1114, par Louis le Gros, à Guy le Rouge, seigneur de Gournay-sur-Marne, et à Thibaut, comte de Champagne.
La présence de vestiges archéologiques témoigne d’une occupation néolithique, puis gallo-romaine du site de Lognes. Le nom de Lognes apparaît au sous le terme de « laucaunia sylvia » dans l’une des rares sources écrites de l’époque « la chronique de Frédégaire ».