vignette|Ometecuhtli and Omecihuatl dans le codex Borgia Ometeotl (nom nahuatl composé de ome, « deux », et teotl, « énergie»Miguel León-Portilla,La filosofía nahuatl estudiada en sus fuentes, UNAM, 2006, .), OmeyotlAmaryll Beatrice Chanady, Latin American Identity and Constructions of Difference, University of Minnesota Press, 1994, ., désignerait dans la mythologie aztèque, selon certains chercheurs, le principe de dualité qui gouverne l'Omeyocan ; c'est une sorte d'entité suprême, unique, immatérielle, transcendante, créateur unique de toute chose, atteignant la perfection, qui s'est divisé en deux divinités : Ometecuhtli et Omecihuatl.
Il serait aussi appelé Moyocoyani (« celui qui s'invente lui-même »Composé de "mo-" (préfixe réfléchi) + "yocoya" (inventer, concevoir) + "-ni" (suffixe nominalisateur).), Tloque Nahuaque (traduit de différentes manières : , , )Binôme formé à partir de "tloc" (près de) + "nahuac" (près de)., Ipalnemohuani, ()Composé de "ipal" (par lui) + "nemohua", forme impersonnele de "nemi" (vivre) + "ni" (suffixe nominalisateur)..
Ometecuhtli représente l'essence masculine de la création et son épouse Omecihuatl représente l'essence féminine de la création. On les appelle parfois également « Tonacatecuhtli » et « Tonacacihuatl » (« Seigneur et Dame de nos nourritures » en nahuatl) sur la terre.
Ometecuhtli et Omecihuatl ont engendré quatre dieux créateurs Xipe-TotecAppelé aussi Tezcatlipoca rouge., TezcatlipocaAppelé aussi Tezcatlipoca noir., QuetzalcóatlAppelé aussi Tezcatlipoca blanc. et HuitzilopochtliAppelé aussi Tezcatlipoca bleu..
Définition De nombreuses sources Nahuatl, notamment le Codex florentin, nomment le plus haut niveau des cieux "" (). ( le nomme spécifiquement "in in " ou . Dans la , le prêtre franciscain André Thevet traduit une source nahuatl qui dit que dans ce cercle des cieux existerait . L'Histoire des Mexicains telle que racontée dans leurs peintures () nomme les habitants du ciel le plus haut et (Seigneur et Dame de nos nourritures). en conclut que ce sont les épithètes de "in in ", donnés comme un autre nom de "in " ().
Ces deux divinités pourraient avoir été considérées comme des aspects d'un seul être, car un chanteur des demande où il peut aller en sachant que " " (). L' rapporte des deux qu'ils ().
En résultat de ces références, de nombreux spécialistes (notamment ) interprètent le nom rare "" comme ou . ajoute également qu' était le dieu créateur suprême des Aztèques, et que les Aztèques le concevaient comme une entité mystique avec une nature duelle à la façon du concept européen de trinité. Il dit que les Aztèques voyaient comme une divinité transcendante et que c'est là la raison pour la rareté des documents y faisant référence et l'absence de traces d'un culte qui aurait été dédié à chez les Aztèques.
Critique D'autres spécialistes, notamment Richard Haly (1992), disent au contraire qu'il n'y avait pas d', ou dans le panthéon aztèque. Il dit qu'à la place, ces noms devraient être interprétés en utilisant la racine nahuatl (« os »), plutôt que (« deux »). Haly en conclut que était un autre nom pour et , deux dieux en lien avec la création des hommes à partir d'ossements. Il dit que, des cinq sources utilisées par pour justifier l'existence d'un créateur unique, aucune ne contient de référence à un dieu de la dualité.
D'abord, cite le Franciscain , qui affirme dans sa chronique que les "Indiens voulaient la Nature divine partagée entre deux dieux". Dans sa traduction des , introduit une référence au qui ne se trouve pas explicitement dans le texte original, qui dit "". Haly estime que commet une erreur en unissant « être double » avec le mot emprunté à l'espagnol (« Dieu ») pour inventer cette divinité double. Un autre exemple donné par vient de la : "", littéralement Kirchhoff et al.. Haly lit l'interjection comme faisant partie de l'expression plus longue , et affirme qu'elle devrait plutôt être traduit par "Dieu de l'agave juteux", et comme faisant référence au pulque. Le a une représentation d'un dieu appelé — l'analyse iconographique montre que la déité est identique à . La cinquième source est L'Histoire des Mexicains telle que racontée dans leurs peintures, dans laquelle Haly montre qu'il n'est pas écrit "", mais plutôt " (« Dieu des os »), qui est aussi appelé " et dont il est explicitement dit qu'il ne fait qu'un avec .
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Divinité aztèque Catégorie:Divinité aztèque créatrice Catégorie:Divinité aztèque céleste