Marie Stuart (en ) est une pièce de théâtre classique de Friedrich von Schiller parue en 1800. Elle dépeint les derniers jours de Marie d'Écosse. Créée le à Weimar, elle a notamment servi de base pour l'opéra de Gaetano Donizetti, Maria Stuarda (1834).

Personnages Élisabeth d'Angleterre Marie d'Écosse Robert Dudley, comte de Leicester George Talbot, comte de Shrewsbury William Cecil, Burghley, lord grand trésorier Comte de Kent Wilhelm Davison, sous-secrétaire Amias Paulet, chevalier, gardien de Marie Mortimer, son neveu (personnage de fiction) Comte Aubespine, envoyé de France Comte Bellièvre, ambassadeur extraordinaire de France Okelly, ami de Mortimer Drugeon Drury, second gardien de Marie Melvil, son chancelier Burgoyn, son médecin Hanna Kennedy, sa nourrice (personnage de fiction) Margareta Kurl, sa camériste.

Résumé vignette|Maria Stuart, gravure d’après un tableau d'Arthur von Ramberg (1859). Marie Stuart est emprisonnée au château de Fotheringhay en Angleterre non seulement pour avoir prétendument tenté d’assassiner son mari Lord Darnley, mais aussi et surtout à cause de sa revendication au trône d'Angleterre qu'occupe sa cousine la reine Élisabeth . Après 19 ans de captivité, cette dernière hésite toujours à faire exécuter Marie, qui espère encore être graciée

Marie découvre que Mortimer (créé par Schiller), le neveu de son dépositaire, est de son côté. Elle lui confie « sa vie » en lui donnant une lettre pour le comte de Leicester dans laquelle elle demande de l'aide. Il s'agit d'une situation délicate pour Leicester, ancien amant de Marie, et qui semble désormais épauler la reine Élisabeth.

Après de nombreuses demandes, Marie a enfin le droit rencontrer la reine Élisabeth (ce qui n'est jamais arrivé en réalité). Cette réunion se termine par une dispute acrimonieuse due au refus de Marie de se soumettre à la reine.

Pour compliquer les choses, Mortimer tente de libérer Marie par la force (dans une version dramatisée de l'échec de la conspiration de Babington). Sa tentative ayant échoué, il se suicide.

Élisabeth se décide finalement à signer l'arrêt de mort de Marie. Elle insiste sur le fait que la seule raison qui l’a convaincue de signer provient du vœu du peuple demandant la mort de Marie Stuart.

Le mandat signé est remis sans instructions claires au sous-secrétaire de la reine, Davison. Elle lui transfère le fardeau de la responsabilité. Davison ne sachant que faire, Burleigh vient profiter de la situation pour récupérer le mandat, et aller confirmer la condamnation à mort de Marie, qui fut en partie exécutée par sa faute.

Se rendant compte d’une erreur judiciaire, Élisabeth, totalement bouleversée, tient à délivrer Marie, qui vient d’être exécutée. Elle condamne alors Davison, qui n’a pas suivi ses conseils (même s’ils étaient très implicites), et chasse Burleigh de sa cour, pour n’avoir pas reçu une réelle autorisation.

Remarque La scène du suicide de Mortimer a eu ses dangers. Le au Burgtheater, l'acteur allemand Daniel Hoevels se blesse au cou en interprétant Mortimer. En effet, le suicide aurait dû se faire avec un couteau émoussé, qui, endommagé, avait été remplacé par un couteau pointu.

Voir aussi Théodore Braun, traducteur de la pièce. Mary Stuart, adaptation cinématographique de la pièce réalisé par Walter Edwin, sorti en 1913.

Notes et références

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