Pierre-Louis MorinSon père portait le nom de Morin d’Esquilly., né le dans la commune française de Nonancourt dans l’Eure, et mort le dans la ville canadienne de Saint-Henri de Mascouche au Québec, est un homme de sciences nommé arpenteur-géomètre du gouvernement du Bas-Canada en 1850.

Biographie Il commence des études de dessins et d’architecture en 1825, à l’école Saint-Nicolas de Paris, succursale de l’école des Arts et Métiers, qui ferme en à cause des Trois Glorieuses. Il devient chargé de cours au Petit Séminaire de Saint-Chéron, puis au Grand Séminaire de Chartres en 1831. Il entre en religion, revient à Paris en 1835, et se présente l’année suivante au Séminaire des missions étrangères.

Il rencontre Joseph Norbert Provencher, évêque de Saint-Boniface (aujourd’hui intégrée à Winnipeg, dans le Manitoba), qui cherchait à recruter dans le cadre de sa mission d’évangélisation. Pierre-Louis Morin accepte ; il part de Londres le 1836 à destination de York Factory, dans l’ de la Compagnie de la Baie d'Hudson ; il arrive le avec deux mois de retard, dus au naufrage du navire.

Le , il part à pied pour Rivière-Rouge, sa destination, avec un groupe composé d’employés de la Compagnie de la Baie d'Hudson et d’Amérindiens ; il arrive le . Son parcours est retranscrit dans au . arrive à Rivière-Rouge au printemps, mais n’est pas heureux de l’architecte, qu’il trouve de nature trop changeanteIl le montre dans une lettre envoyée à de Québec. ; il lui refuse la prêtrise.

Morin va alors voir les Sulpiciens de Montréal, et devient chantre en 1838 à la paroisse Notre-Dame ; il se remet rapidement aux arts décoratifs : pour la paroisse, il trace et exécute en 1839 les plans de l’autel de la Sainte-Vierge, et l’année suivante ceux du siège des chantres. Il dessine aussi en 1839 les plans de l’église de La Prairie, puis dans les années qui suivent ceux de l’école Saint-Laurent et de l’église Saint-Patrick.

En 1842, il fait un premier voyage en France pour faire des recherches historiques, dont les résultats ont été transférés à la bibliothèques du Parlement puis conservés aux Archives nationales du Québec. ; il en fait un second en 1853. Entre-temps, il est nommé arpenteur en 1843, et brille dans le domaine de l’architecture, traçant les plans de la basilique Saint-Patrick de Montréal dans un style néogothique. ; en 1845, il ouvre son cabinet à Montréal. Il conçoit la cathédrale de Kingston et le Manoir Masson à Terrebonne. ..

Il diffuse au retour de son voyage des lithographies réalisées à Paris, et une deuxième série en 1857, accompagnée de portraits. Cette année-là, il s’installe à Québec, et devient professeur adjoint « de dessin, d’écriture et de calcul ». Il trace encore quelques plans, comme celui du Séminaire de Saint-Hyacinthe à Québec en 1865, avec l’abbé Octave Audet. Il fut membre de la Société de Géographie ainsi que Chevalier de l’Ordre du Lys.

Sources .

Notes

Voir aussi Liens externes Pierre-Louis MORIN (1811-1886), créateur d'images archéologiques mythiques, Web Robert DEROME, professeur honoraire d'histoire de l'art, Université du Québec à Montréal.

Catégorie:Architecte français du XIXe siècle Catégorie:Architecte néo-gothique Catégorie:Naissance en février 1811 Catégorie:Décès à 75 ans Catégorie:Décès en octobre 1886 Catégorie:Architecte québécois Catégorie:Naissance dans l'Eure