La forêt de Vierzon est une forêt domaniale française couvrant une superficie d'environ (), située au sud de la Sologne, dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.
Localisation Située près de Vierzon, elle jouxte et prolonge vers l'ouest la forêt de Saint-Laurent, dans l'arc boisé Vierzon-BourgesL'arc boisé Vierzon-Bourges, PDF, 6 pages, Préfecture du Cher.
Géographie C'est une forêt de plateau, entre les vallées du Cher et de la Sauldre.
Elle est pour sa partie nord installée sur un sol trop pauvre pour l'agriculture, constitué d'argiles à silex .
Le climat est tempéré. La pluviosité est d'environ par an, généralement faible au printemps et en été, avec des gelées tardives possibles.
Histoire Selon le document d'aménagement forestier de 1920, qui selon Yves Richer de Forges enjolive la situation document d'aménagement forestier de 1920
À l'époque gallo-romaine, le peuple gaulois des Biturges utilisait déjà le bois de forêt en quantité, pour la métallurgie du fer, comme en témoignent des restes de minerai (« laitiers ») encore visibles. Ces restes encore riches en fer ont été plus récemment envoyés par trains entiers dans les Hauts fourneaux de Lorraine pour les fondre et y récupérer le fer y restant. Une autre partie a été utilisée pour empierrer les routes jusqu'au milieu du . On en trouve encore en forêt dans le canton de Mâchefer, en forêt domaniale de Vierzon ainsi que des scories et laitiers anciens près de Fay et au moulin de BubelleY. Richer de Forges, (cité en bibliographie), ..
D'abord propriété des seigneurs de Vierzon (dépendants du comté de Blois jusqu'au . Vierzon fournit du bois aux charpentiers et menuisiers des chantiers de batellerie (En 1192, selon Guillaume Le Breton, le Cher était déjà sillonné de bateaux à voile.
En 1280, un mariage transfère la propriété de la forêt à la maison de Brabant, puis dans celle des comtes de Julius.
Philippe VI en hérite ensuite, avec la seigneurie qu'il conquiert et donne au roi en 1378. En 1445, Charles VII la donne en gage contre un prêt de livres de l'époque, à Renaud de Chartres (archevêque de Reims, devenu cardinal et chancelier de France). Les ducs de Bourbon, Jean II et Pierre II, en héritent alors. Puis elle passe aux ducs d'Anjou et de Guise, et redevient une forêt royale en 1586.
En 1620, elle est de nouveau donnée comme gage contre un prêt, par Louis XIII à Henri II (prince de Condé), qui la confie aux princes de Conti par le mariage de Louise-Elisabeth, avec Louis Armand, avant que - en 1766 - un comte d'Artois, frère de Louis XVI en hérite[Paul Buffault, R.F.F. août 1909, cité par Y Richer de Forges] dans La forêt domaniale de Vierzon R.F.F. XXIX - N° SP. - 1977. Le comte d'Artois (futur Charles X) la perd à la Révolution française qui l'intègre dans le domaine public.
Fin , les forges de Vierzon un temps arrêtées par manque de minerai adapté sont relancées. Modernisées, elles absorbaient en 1780 cordes de bois (corde de 6 st), soit environ. En 1857, elles en consommaient , chiffre qui aurait pu être porté à si les prévisions de l'époque avaient été suivies.La seule forêt de Vierzon ne suffisait plus à produire assez de charbon de bois. On l'importait de toute la maîtrise de Vierzon et de la gruerie d'Allogny.
Finalement la création du canal de Berry en 1829 permet l'importation de fer produit avec la houille, beaucoup moins cher. Ceci entraine le déclin de cette filière à Vierzon. En 1863, les forges sont reconverties en tréfilerie et pointerie, par la Société de Châtillon et Commentry.
Outre du bois de boulange, de chauffage, de tonnellerie et d'œuvre pour les maisons, chariots, etc., la forêt continue à fournir en bois les chantiers de batellerie (environ de bois d'œuvre chaque année après la Première Guerre mondiale), puis la tôle d'acier tend à remplacer le bois.
Les tanneries de Vierzon ont utilisé l'écorce de chêne pour leur tanin.
Les porcelainiers de Vierzon et Foëcy consommaient également beaucoup de bois (plus de par an vers 1850) pour leurs fours, qui seront bientôt chauffés au coke, puis au gaz ou à l'électricité.
Plusieurs verreries créées à Vierzon vers 1860 ont également utilisé du bois pour leur feu, et on récoltait pour eux en forêt la fenasse (nom donné à une sorte de foin fait de feuilles sèches d' Agrotis alba) utilisée pour emballer le verre et la porcelaine. Pour favoriser la fenasse, on incendiait les sous-bois ou clairières, y tuant les arbres, alors que dans le même temps le pâturage en forêt contribuait à dégrader le boisement.
Ce n'est qu'au , alors que la demande en bois diminue, que ce massif évolue d'un taillis largement surexploité (et souvent brûlé) à une futaie. La périurbanisation, au sud de la forêt rapproche les habitations et fait reculer l'agriculture au sud du massif.
Les essences de la forêt de Vierzon Le chêne (sessile ou rouvre en égale proportion) domine le massif avec environ 50 % de la surface enforestée, mais plutôt présent au sud du massif ; Des pins résultent d'une période d'enrésinement encouragée par le fonds forestier national et l'ONF à l'époque, et en peuplements monospécifiques au nord de la forêt. Le hêtre commun est localement présent ; quelques autres essences d'accompagnement sont le charme, l'alisier, le tremble et le bouleau, très minoritaires.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Forêt Forêt en France Vierzon
Liens externes
Bibliographie Yves Richer de Forges, La forêt domaniale de Vierzon, R.F.F. XXIX - N° SP. - 1977 L'arc boisé Vierzon-Bourges, PDF, 6 pages, Préfecture du Cher
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