vignette|« Qu'ils mangent de la brioche ! » est communément, bien qu'inexactement, attribué à la reine Marie-Antoinette.

« S'ils n'ont pas de pain ? Qu'ils mangent de la brioche ! » serait la réponse donnée par « une grande princesse » à qui l'on faisait part du fait que le peuple n'avait plus de pain à manger. Cette réponse, par son ironie involontaire, est censée illustrer la distance sociale qui existait entre les classes populaires et la noblesse : la princesse étant incapable d'imaginer que c'est en raison de leur dénuement que ces gens manquent de pain, elle les invite à manger de la brioche alors que cette viennoiserie est encore plus onéreuse que le pain.

Cette phrase, citée sans nommer la princesse, par Jean-Jacques Rousseau dans ses Confessions écrites en 1765 et publiées en 1782, est souvent attribuée à tort à la reine Marie-Antoinette.

vignette|Madame Victoire, qui aurait prononcé la phrase : « Mais mon Dieu, s'ils pouvaient se résigner à manger de la croûte de pâté ! »

La princesse à laquelle il fait référence ne peut pas être Marie-Antoinette, puisqu'elle est née en 1755 et ne serait arrivée en France qu'en 1770. Il est possible que les détracteurs de Marie-Antoinette aient par la suite identifié la princesse à la reine autrichienne pour la rabaisser aux yeux de l'opinion publique.

Alphonse Karr (-) est le premier auteur connu à témoigner d'une citation attribuée à Marie-Antoinette. Dès , il écrit, dans sa revue satirique : Surtout, en , il écrit, dans cette même revue :

Selon l'historien Paul Johnson, il s'agirait d'une anecdote inventée par Rousseau car on n'en trouverait trace nulle part ailleurs dans les écrits de l'époque Paul Johnson, , Harper & Row, 1988 , .. Un début de réponse est cependant présent dans les mémoires de Madame de BoigneMémoires de la comtesse de Boigne, coll. Le Temps Retrouvé, éd. du Mercure de France, 1989, tome 1, .. Le nom de la princesse y est désigné : il s'agit de Madame Victoire, l'une des filles de Louis XV, et, contrairement au raccourci de Jean-Jacques Rousseau, l'anecdote de Madame de Boigne enlève le dédain à la phrase. On ne parle d'ailleurs pas ici de brioche mais de croûte de pâté, au contraire moins onéreuse que le pain (la pâte feuilletée n'était initialement pas conçue pour être consommée, mais seulement pour aider à la cuisson et à la conservation du pâté) :

Dans d'autres cultures, on retrouve des formules similaires. Ainsi, l'empereur chinois du Jin Huidi, alors qu'on lui rapportait que son peuple n'avait plus de riz à manger, aurait répondu : « » - Mark Israel, Alt-usage-english.org (voir archive)..

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . . . , réimpr. : . .

Articles connexes Mépris de classe

Liens externes . .

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