Jacques-Romain Dupré (° 1771On trouve plusieurs dates de naissance : 24 octobre : , 22 novembre : , 24 décembre : Armorial du Souvenir. - Loriol ✝ - Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées)), soldat de la Révolution et de l'Empire, lieutenant au d'infanterie légère, retraité capitaine, chevalier de la Légion d'honneur (), chevalier de l'Empire.

Biographie Soldat le dans le bataillon des chasseurs du Dauphiné (par amalgames des et , et demi-brigades d'infanterie légère, enfin de même arme en l'an XII), il fit les campagnes de 1792 à l'an III à l'armée des Alpes.

Le , il gravit la , couverte de neige, en se faisant un point d'appui avec sa baïonnette, et entra le premier dans la redoute qui couronnait la hauteur, suivi de ses camarades que son exemple entraîna. Nommé caporal le , il se distingua de nouveau le 13 fructidor suivant à l'affaire du mont Genèvre, où il fit 15 prisonniers dont un capitaine.

Passé successivement aux armées d'Italie, du Danube, du Rhin et d'Italie () de l'an IV à l'an IX, il devint sergent le , reçut un coup de feu à la cuisse gauche à Sainte-Marie (Saint-Moritz), pays des Grisons, le , obtint le grade de sous-lieutenant le 12 messidor suivant, et fut blessé au bras droit le 27 thermidor de la même année à , en Suisse.

Le , après le passage du Mincio, se trouvant sur une hauteur avec 50 hommes du de la d'infanterie légère, qu'un mouvement de retraite avait séparés du corps principal, il soutint bravement l'attaque opiniâtre d'une colonne considérable, donna le temps au bataillon de revenir sur ses pas, et, lorsqu'il se vit appuyé, il chargea l'ennemi à la baïonnette et lui fit éprouver une grande perte en morts et en prisonniers.

Rentré dans l'intérieur à la paix de Lunéville, il fut nommé lieutenant au choix le , et membre de la Légion d'honneur le .

Attaché au de la Grande Armée pendant les campagnes de l'an XIV à 1807 en Autriche, en Prusse et en Pologne, il combattit à Austerlitz, et obtint le grade de capitaine le .

Parti pour l'Espagne en 1808, il y servit jusqu'en 1810 inclusivement, et fut blessé au combat de Bilbao le de cette dernière année.

Rentré en France en 1811, et chargé le du commandement du (dépôt du léger), il fut admis à la retraite le .

Quelque temps après, envoyé dans le département du Taro pour y commander la compagnie de réserve, il conserva ces fonctions jusqu'à la dissolution de ce corps, au mois d', et se retira à Argelès-Bagnères (Hautes-Pyrénées).

Il avait épousé Marie-Aimée Ducor ., dont il eut : Germain (° 1811 - ✝ 1893), docteur en médecine, professeur à la faculté de Montpellier, sénateur de l'Hérault (1882-1893), marié, dont postérité ; Marie Jacqueline (° 1812R.Driant (base d'Angélique Rabary) ou 1813 ✝ 1883 - Valentine (Haute-Garonne)), mariée, le à Argelès-Gazost, avec Napoléon Foch (° 1803✝1880), fonctionnaire de l'administration préfectorale, dont : Gabriel (° 1850✝1925), marié avec Marie Clotilde Malartic (née vers 1850) ; Ferdinand ( - Tarbes ✝ ), polytechnicien (X 1871), général de brigade (1907), de division (1911), de corps d'armée (1913) à la tête du d'armée, maréchal de France (), etc. Eugène ; Hortense.

Sources

Notes et références

Catégorie:Naissance en 1771 Catégorie:Décès en janvier 1852 Catégorie:Militaire français des guerres de la Révolution française Catégorie:Militaire français des guerres napoléoniennes