La première bataille de BuzenvalUn second combat aura lieu le . , également appelée bataille de La Malmaison, (commune de Rueil-Malmaison, Hauts-de-Seine) a lieu le , pendant la guerre franco-prussienne. Les troupes assiégées dans Paris sous les ordres du général Louis Trochu font une sortie en direction de Versailles et des hauteurs avoisinantesRapports militaires officiels du siège de Paris de 1870-1871..

But Sur ordre du gouverneur de Paris, une sortie doit être faite par le général Ducrot, dans la direction de Rueil. Elle a pour objectif les conquêtes des hameaux de la Malmaison, la Jonchère et Buzenval, défendus par la du prussien ainsi qu’une fraction du et un régiment de la garde.

Composition Les troupes d'attaque françaises, fortes de , sont formées en trois groupes plus les réserves : Le , commandé par le général Henri Berthaut, fort de d'infanterie, 20 bouches à feu et 1 escadron de cavalerie, doit opérer entre le chemin de fer de Saint-Germain et la partie supérieure du village de Rueil. Le , commandé par le général Noël, fort de d'infanterie4 compagnies de tirailleurs composés de volontaires dont le Tirailleurs de la Seine, francs-tireurs du Mont-Valérien. et 10 bouches à feu, doit opérer sur la côte sud du parc de la Malmaison et dans le ravin qui descend de l'étang de Saint-Cucufa à Bougival. Le , commandé par le colonel Cholletou, fort de d'infanterie, 18 bouches à feu et 1 escadron de cavalerie, doit prendre position en avant de l'ancien moulin au-dessus de Rueil, et relier et soutenir la colonne de droite et la colonne de gauche. Deux fortes réserves sont disposées : l'une à gauche, sous les ordres du général Martenot, composée de d'infanterie et de 18 bouches à feu. l'autre au centre commandée par le général François Paturel, composée de d'infanterie, de 28 bouches à feu et de 2 escadrons de cavalerie.

La bataille À 13h, l'artillerie française ouvre son feu sur toute la ligne, le concentrant pendant trois quarts d'heure sur Buzenval, la Malmaison, la Jonchère et Bougival. Pendant ce temps, les tirailleurs et les têtes de colonne françaises s'approchent des objectifs à atteindre, c'est-à-dire : la Malmaison pour les colonnes Berthaut et Noël. Buzenval, pour la colonne Cholletou.

Après la canonnade, les troupes s'élancent sur les objectifs assignés et arrivent promptement au ravin qui descend de l'étang de Saint Cucufa au « chemin de fer américain », en contournant la Malmaison.

La gauche du général Noël dépasse ce ravin et gravit les pentes qui montent à la Jonchère., mais elle est bientôt arrêtée sous un feu violent de mousqueterie partant des bois et des maisons, où les Prussiens étaient restés embusqués. En même temps, 4 compagnies de zouaves, sous les ordres du commandant Jacquot, se trouvent acculées dans l'angle que forme le parc de la Malmaison au-dessous de la Jonchère, et sont finalement dégagées par l’intervention du bataillon des mobiles de Seine-et-Marne.. Ce bataillon se porte résolument sur les pentes qui dominent Saint-Cucufa, sa droite appuyée au parc de la Malmaison, et ouvre un feu très vif sur les Prussiens qui sont forcés de reculer, permettant ainsi aux 4 compagnies de zouaves d'entrer dans le parc..

En même temps, les francs-tireurs de la , commandés par le capitaine Faure-Biguet de la colonne Cholletou, se précipitent sur Buzenval, y entrent et se dirigeent, sous le bois, vers le bord du ravin de Saint-Cucufa.

Vers 17h, la nuit arrivant et le feu ayant cessé partout, le général Ducrot prescrit aux troupes de rentrer dans leurs cantonnements.

Pendant l'opération principale, la colonne du général Martenot fait une diversion sur la gauche. Un bataillon s'installe à la ferme de la Fouilleuse, et ses tirailleurs poussent jusqu'aux crêtes, occupant même pendant un instant la redoute de Montretout et les hauteurs de Garches. À droite, un régiment de dragon, appuyé d'une batterie à cheval, se porte dans la direction de la Seine, entre Argenteuil et Bezons, et canonne quelques postes ennemis.

Combat de la porte de Longboyau Durant cette sortie, les batteries du commandant Miribel, et en particulier la batterie du capitaine Nismes, qui est installée près de la porte de Longboyau, est surprise par des éléments prussiens. Cet incident fâcheux, connu sous le nom de combat de la porte de Longboyau, ou encore défense de la porte de Longboyau, se résume en une vive fusillade, où Français et Prussiens se fusillent à bout portant à travers la grille de la porte. Dans ce combat, chez les Français, sont tués le capitaine commandant de la compagnie de soutien, 10 canonniers et 15 chevaux ; dans un instant de désordre, 2 pièces françaises de 4 livres tombent entre les mains des Prussiens.

Bilan Le général Ducrot transmet, dans son rapport au général Vinoy :

Le point de vue des contemporains est nettement plus pessimiste : le succès obtenu ne permet pas de libérer la route de Versailles, faute de troupes suffisantes. L'état-major prussien, prêt à lever son quartier général, n'a finalement pas à se retirer. Selon le général Ambert, qui mésestime grandement Trochu, l'opération est même totalement contre-productive, puisqu'ayant montré aux Prussiens un point faible dans leur dispositif, et n'ayant pas pu le tenir, les Français permettent à l'armée prussienne de se renforcer à cet endroit..

Pertes État général des pertes françaises pour la journée du Officiers : 2 tués, 15 blessés et 11 disparus. Troupes : 30 tués, 230 blessés et 153 disparus. Total général : 443.

Pertes prussiennes ?

Voir aussi Siège de Paris (1870-1871) Chronologie du siège de Paris (1870-1871) Seconde bataille de Buzenval

Notes et références Notes

Références

Bibliographie .

Catégorie:Bataille de la guerre franco-allemande de 1870 Catégorie:Bataille de 1870 Catégorie:Rueil-Malmaison Catégorie:Histoire des Hauts-de-Seine Catégorie:Histoire de l'Île-de-France Catégorie:Octobre 1870 Catégorie:Siège de Paris (1870-1871)