thumb|Sépulture de Germain Dupre au Cimetière Saint-Lazare de Montpellier.
Germain Dupré, né le à (Hautes-Pyrénées) et mort le à Montpellier, est un médecin et homme politique français du .
Biographie
Germain Dupré étudie la médecine à la faculté de médecine de Montpellier, est reçu docteur (1834), puis agrégé, et devient professeur de clinique médicale de cette faculté.
Le canton de Tarbes le nomme, en 1871, membre du conseil général des Hautes-Pyrénées. D'abord vice-président de cette assemblée, puis président (1878-1879 et 1880-1882), il se présente une première fois, sans succès, aux élections sénatoriales du , comme candidat républicain, dans les Hautes-Pyrénées : il obtient 265 voix.
Il entre au Sénat lors du renouvellement du , avec 371 voix sur 530 votants. Il siège à gauche, vote : pour la réforme judiciaire, pour le divorce, pour la des républicains modérés et les ministères de gauche qui se sont succédé. En dernier lieu il s'est prononcé : pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement, pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, il s'est abstenu sur la procédure à suivre devant le Sénat pour juger les attentats contre la sûreté de l'État (affaire du général Boulanger).
En 1888, il préside la .
Sa dernière activité parlementaire digne d'être retenue fut la présidence de la .
On cite de lui des Considérations cliniques sur les fluxions de poitrine de nature catarrhale (1860), et un ouvrage sur la Liberté de l'enseignement médical (1865). Il avait aussi traduit du latin le Manuel de clinique médicale, ou Principes de clinique interne de , avec une préface (chez G. Baillière, 1849).
thumb|right|220px|Statues de Paul-Joseph Barthez et Lapeyronie devant la Faculté de médecine de Montpellier. Il prononça le discours d'inauguration des statues de Lapeyronie et Barthez, le à la Faculté de médecine de Montpellier (discours imprimé par Gras, 18 pages).
Membre de l'Académie des Sciences et Lettres de Montpellier (1849, chaire de médecine ), correspondant de l'Académie de médecine et officier de la Légion d'honneur, il fut confirmé dans le titre de chevalier héréditaire à la mort de son père (1852).
Une huile sur toile représentant Germain Dupré, en buste, vêtu du manteau d'apparat rouge bordé de fourrure blanche de Professeur de clinique médicale (1852-1886) est visible à la faculté de médecine de Montpellier.
Distinctions .
Union et postérité
Fils de Jacques-Romain Dupré (°1771 - Loriol ✝ - (Hautes-Pyrénées)), retraité capitaine, chevalier de la Légion d'honneur (25 prairial an XII, ), chevalier de l'Empire et de Marie-Anne Ducor..
Germain Dupré avait une sœur, Marie Jacqueline (née en 1812R. Driant (base d'Angélique Rabary) ou 1813, morte en 1883 à Valentine (Haute-Garonne), épouse de Napoléon Foch (1803-1880), fonctionnaire de l'administration préfectorale, et mère de Ferdinand Foch, maréchal de France.
Dupré se maria trois foisActe décès Germain Dupré n°2075 Montpellier, , signé par ses deux gendres :A. de Andreis et Elie Guibal. du fait que ses deux premières épouses décédèrent jeunes encore. Agrégé en 1839 et touchant au but qu'il avait poursuivi : l'enseignement supérieur après ses débuts de vie adulte consacrés aux études, aux concours, à l'exercice de ses fonctions dans les hôpitauxDiscours du Professeur Marius Carrieu, membre de l’Académie de médecine de Montpellier au décès de Germain Dupré. Nouveau Montpellier médical, 16 décembre 1893.Lire en ligne, les partis de son âge n'étaient plus disponibles.
À 38 ans, il épousa à Bayonne en Le 10 octobre 1849 . Maria Ignacia Guadeloupe Garcia de Quevedo 1825-1852, espagnole, fille du consul de Francenommé par le consul Bonaparte à qui il avait prêté ses services en Nouvelle-Galice : « Ne pouvant débarquer dans un port espagnol, il est accueilli dans le port français de Bayonne, à côté de l'Espagne ; la France a immédiatement accueilli le Senor de Quevedo, car il avait lui-même été consul bonapartiste en Nouvelle-Galice. » Manuel Garcia de Quevedo, elle avait 24 ans, baptisée à Guadalajara, province de Jalisco, Mexique, domiciliée à Montpellier. Malheureusement, Germain, - quelques mois après avoir enterré son père, le chevalier Jacques-Romain Dupré, - non seulement se trouva veuf, son épouse décédant à Tarbes en Archives de l'Hérault 1852, 2 E 4/112. mais il perdit moins d'un an après, le fils unique de cette union, âgé de 18 mois. Marie Louis Jacques Eusèbe Dupré ( Cauterets ✝ Montpellier). Dupré s'allia alors en 1854 à l'une des grandes familles locales, les Alicot, au moment où leur lignée de notaires dont le premier remonte au début du 17e siècle puis, notamment à Montpellier, devenait celle d’hommes de droit et politiques. C’est au Magistrat Eugène AlicotJean Pierre François Eugène Alicot (° - Montpellier ✝ - Montpellier), substitut du procureur à Lodève, président du Tribunal civil, puis président de la Cour d'appel de Montpellier. Président de la Société archéologique de Montpellier et chevalier de la Légion d'honneur. Marié à à Louise-Antoinette Clarier Bruyas 1814-1890, fille de Jacques Bruyas, Banquier.qu’il demanda la main de leur fille ainée EugénieSuzanne Louise (° - Montpellier ✝ - Montpellier) ; le mariage eut lieu le , à Montpellier, il en naquit un fils : Jacques ( - Montpellier ✝ après 1924 - Montpellier), docteur en médecine, médecin-major au d'infanterie ; marié le avec Eugénie Baylou. Décidément nouveau malheur, deux mois après l'avoir mis au monde, cette mère, Eugénie Dupré, s'éteignait ; sa sœur cadette Cécile AlicotFrançoise Élisabeth Alicot (° - Montpellier ✝ 1913), fille de , fille d'Eugène Alicot précédemment cité, avait 22 ans ; de nouveau veuf, Germain l'épousa le à MontpellierActe mariage n°280, . , quatre enfants naquirent de cette troisième et dernière union :
Marie Jeanne Sophie Suzanne Paschale -, — l'ainée de ses filles, recevant les prénoms de sa parenté (Marie Ducor, Jean, premier prénom de son grand-père, celui de sa tante Mme Sophie FochMarie Sophie Jacqueline Dupré (1812-1883). sœur de Germain Dupré elle eut sept enfants, trois filles et quatre garçons dont les deux derniers Ferdinand Foch et Germain Foch (Robert de Sinéty, Le père Foch : 1854-1929, Editions de l'Apostolat de la Prière, Toulouse 1931, 1 vol. 197 p. portrait.). et de Suzanne Rouvière) — mariée le à Paris 6èmeActe mariage Paris, , n°261. avec l'architecte parisien Norbert Maillart dont postérité ;
Jacques Louis (né le - Montpellier), préfet des Basses-Alpes (1906), préfet des Pyrénées-Orientales ( - ), préfet de l'Allier ( - ), chevalier de la Légion d'honneur, marié le avec Jeanne Zambeaux dont postérité ; Suzanne (née le ), mariée avec Antoine de Andreis (né en 1847), banquier à Marseille, dont postérité : Sophie Michelette Claire Germaine Cécile, mariée avec Pierre Marie Élie Guibal (1854-1914), polytechnicien (X 1874), Ingénieur en chef des ponts et Chaussées.
En 1888, Germain Dupré déclare le décès d'Eugène Foch, son petit-neveu, fils de Ferdinand Foch, mort à l'âge de 11 jours.
Annexes Bibliographie
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Université Montpellier 1
Liens externes
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