Shatra ou Päljor Dorje ( ; ) (1860 - Shatra, Paljor Dorje, Museum of Liverpool) est un lönchen, politicien et un diplomate tibétain Tibet Album, British photography in Central Tibet 1920-1950, Paljor Dorje, de la .
Famille Shatra a d'abord appartenu à la famille Shangga. Son épouse appartenait à la famille Shatra dont a pris ensuite le nom. Il était un homme riche.
Carrière Il a été le représentant des Tibétains à Darjeeling, pendant le Raj britanniqueLaurence Waddell, Lhasa and Its Mysteries: With a Record of the Expedition of 1903-1904.
En 1890, il accompagna l’amban chinois lors de son voyage à Darjeeling et le soutint au cours des négociations menant à la Convention anglo-chinoise. Peu après, il fut nommé Shape (ministre).
En 1903, lui et Changkhyim et Sholkhang, deux autres membres du cabinet (Kashag) furent accusés de trahison par le Tsongdu. Shatra était à ce moment dans une position difficile: il aurait, selon le Tsongdu, comploté avec les Britanniques. À l'inverse, cependant, les Britanniques l'ont accusé d'avoir conspiré avec les Russes à cause de ses interactions avec Agvan Dorjiev Tsepon Wangchuk Deden Shakabpa ( 1988) Tibet: A Political History, Potala Publications, New York, , pag. 203, 239, 262-263.. À la suite de l'accusation portée par le Tsongdu, le dalaï-lama le déposa de ses fonctions et l’exila dans ses terres de Orong Kongbu (Tibet oriental). En 1915, les Britanniques indiquèrent qu'il avait été alternativement pro-russe et pro-chinois, mais que vers 1915, il aurait eu une attitude anti-chinoise et pro-britannique.
En 1907, alors que le dalaï-lama avait fui le Tibet, il fut rappelé à Lhassa par l'amban Zhang Yingtang pour participer au parlement. Fin 1907, alors que le dalaï-lama à Xi'an, en exil du Tibet, il le nomme Premier ministre avec deux autres Lonchens, Changkhyim et Sholkhang, pour qu'ils aident Lobsang Gyaltsen, régent du Tibet. En 1915, Shatra était le Lonchen le plus élevé des trois.
Quand le dalaï-lama retourna à Lhassa, il lui accorda à nouveau sa confiance. En 1908, il créa le bureau de Lonchen de trois premiers ministres. En 1910, il accompagna le dalaï-lama lors de son exil en Inde britannique.
Au cours de la rébellion de 1911, annonçant une période de plusieurs décennies d'indépendance de facto, il accueillit le moral des manifestants.
En 1913-14, il participa à la Convention de Simla en tant que plénipotentiaire tibétain, assisté de l'interprète Lama Kazi Dawa Samdup. Charles Alfred Bell qui participa aussi à Convention, lui avait conseillé lorsqu'il le rencontra à Gyantsé avant la réunion d'apporter à Simla tous les documents concernant les relations entre la Chine et le Tibet et les différentes réclamations sur les provinces et districts qui avaient été occupés temporairement par la Chine Charles Bell, Tibet Past and Present, Motilal Banarsidass Publ., 1992 p. 153-154. C'est à Simla que Shatra évoqua l'idée de fonder une école britannique au Tibet Michael Rank, King Arthur comes to Tibet, Institut de tibétologie Namgyal, 2004.
Selon John Woodroffe, Lochen Satra fut plénipotentiaire tibétain auprès du gouvernement des IndesJohn Woodroffe, in Lama Kazi Dawa Samdup Le Livre des morts tibétain, édité par Walter Evans-Wentz, Editions A. Maisonneuve, Paris, 1933, (réimpression 1998), , p. 223..
Réputation Il était connu pour être un homme politique progressiste et partisan de réformes au Tibet. Il avait un caractère fort et un abord amical.
Sir Charles Bell décrit Shatra comme suit : Tsepon Wangchuk Deden Shakabpa, , p. 263 .
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Premier ministre tibétain Catégorie:Diplomate tibétain du XIXe siècle Catégorie:Diplomate tibétain du XXe siècle Catégorie:Naissance en 1860 Catégorie:Décès en janvier 1919 Catégorie:Réfugié en Inde Catégorie:Relations entre l'Inde et le Tibet Catégorie:Famille Shatra