La parabole du semeur est une parabole évangélique racontée dans les trois Évangiles synoptiques : Matthieu XIII, 1-23 ; Marc IV, 1-20 ; Luc VIII, 4-15 (ainsi que dans l'Évangile apocryphe selon ThomasEvangile apocryphe de Thomas 9 :

Le semeur sortit, la main pleine de semences et les lança. Quelques-unes tombèrent sur le chemin, les oiseaux arrivèrent et les ramassèrent.

D’autres tombèrent sur la pierre. Elles ne prirent pas racine en profondeur ni ne firent monter d’épis vers le ciel

D’autres tombèrent parmi les épines ; celles-ci étouffèrent la semence et le ver dévora les grains

D’autres ont été ensemencés dans la bonne terre ; celle-ci fit monter du bon fruit vers le ciel: elle produisit soixante mesures pour une et cent-vingt pour une. ).

Le semeur, qui représente Jésus, jette les graines dont certaines tombent sur le bord du chemin, sur les roches et dans des buissons d'épines, et la semence est donc perdue; en revanche lorsqu'elles tombent dans de la bonne terre, elles produisent du fruit jusqu'au centuple.

Textes

Version selon saint MatthieuTraduction du chanoine Osty, Éditions Siloé, 1966: 3 »

Interprétation

La parabole du semeur illustre la manière dont la Parole agit dans le cœur des hommes selon leur disposition intérieure. La semence tombée au bord du chemin représente ceux qui entendent la Parole sans la comprendre, et qui la perdent immédiatement sous l’influence du mal. La semence sur les endroits pierreux symbolise ceux qui reçoivent la Parole avec enthousiasme mais sans enracinement, et qui se dessèchent face aux épreuves. La semence parmi les épines désigne ceux dont le cœur est étouffé par les soucis et les désirs matériels, empêchant la Parole de produire des fruits. Enfin, la semence sur la bonne terre représente ceux qui accueillent, comprennent et intègrent la Parole dans leur vie, et dont le cœur fertile permet à la Parole de croître et de porter du fruit en abondance. Ainsi, la fécondité spirituelle dépend de l’ouverture et de la réceptivité intérieure, et la Parole s’accomplit pleinement là où le cœur est prêt à la recevoir. 

Textes anciens Jean Chrysostome, Commentaire sur l'Évangile selon saint Matthieu, in « Œuvres complètes », traduction de M. Jeannin, Bar-Le-Duc, Éditions Guérin, 1865.

Augustin d'Hippone, Sermon LXXIII "Le bon grain et l'ivraie", in « Sermons sur l'Écriture », traduction de l'abbé Jean-Baptiste Raulx, Éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », 2014.

Notes et références

Semeur