Noël Bénévent, dit Noël Roquevert ou simplement Roquevert, est un acteur français, né le à Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire) et mort le à Douarnenez (Finistère). Il est un profilique second rôle du cinéma français.
Biographie Jeunesse Fils d'Auguste Edmond Bénévent et Marie-Louise Epelly, tous deux artistes dramatique ambulants et respectivement originaires d'Yvré-le-Pôlin (Sarthe) et de Fontenay-le-Comte (Vendée), Noël Louis Auguste Bénévent, dit Noël Roquevert, naît sur la place du champ de foire durant une tournée à Doué-la-Fontaine le Noël Roquevert sur Encinémathèque Doué-la-Fontaine, naissances, mariages, décès 1888-1892, cote 6E125/42, page 196/256 acte N°51. Il débute dès son plus jeune âge dans des rôles de figuration aux côtés de ses parents (à l'âge de six mois, il serait déjà apparu sur scène dans Le Bossu incarnant la jeune Aurore de Nevers). Puis, joue à 5 ans, aux côtés de sa sœur Antoinette (de 4 ans son ainée) (1888-1984), dans le rôle de Claudinet, dans un mélodrame classique de l’époque, « Les deux gosses ».
Sapeur-télégraphiste pendant la Première Guerre mondiale, il sert aux armées pendant toute la guerre et est démobilisé en . Cela lui vaut la Médaille interalliéeBureau de recrutement de Guingamp, classe 1912, Fiche matricule de Noël Louis Raymond Bénevent.. La paix revenue, il commence à gagner sa vie dans les théâtres parisiens et entame une longue carrière durant laquelle il participera à près de cent cinquante pièces et plus de cent quatre-vingts films.
Carrière En 1920, Cora Laparcerie lui offre son premier rôle dans une pièce intitulée Mon homme au théâtre de la Renaissance<ref>Cora Laparcerie à l'Île Tristan, dossier de presse, consultable http://www.calameo.com/books/001156891ff5141aa6255</ref>. Il est remarqué par Sacha Guitry et Max Linder. Il fait une première apparition au cinéma dans le film L'Étroit Mousquetaire de Max Linder en 1922 dans un tout petit rôle qu'il qualifiera lui-même d'embryonnaireInterview donnée à Pierre Tchernia dans l'émission Monsieur Cinéma diffusée le sur la deuxième chaîne de l'ORTF.. Il attendra cependant la quarantaine et l'arrivée du cinéma parlant pour voir véritablement décoller sa carrière, dans des seconds rôles.
On l'aperçoit en Cosaque dans Tarass Boulba en 1935 de Alexis Granowsky avec Harry Baur, puis, la même année, dans La Bandera en sergent dans un train.
Il participe à des opérettes : Histoire de chanter en 1946 avec Luis Mariano, Andalousie en 1950 avec Carmen Sevilla.
Noël Roquevert est omniprésent dans le cinéma français. Il tourne pendant la guerre avec des réalisateurs reconnus, tels qu'Henri-Georges Clouzot dans L'Assassin habite au 21, qui lui réserve le rôle d'un médecin colonial en retraite Linz, mais aussi dans Le Corbeau. Dans les décennies qui suivent la Seconde Guerre mondiale, il est au générique dans Les Diaboliques d'Henri-Georges Clouzot, Le Mouton à cinq pattes et Un singe en hiver d'Henri Verneuil, Le Majordome de Jean Delannoy ou Marie-Octobre de Julien Duvivier.
Il pouvait aussi bien jouer des rôles de gentils comme Landru, le boutiquier artificier farfelu dans Un singe en hiver, que de méchants dans Fanfan la Tulipe de Christian-Jaque (1951).
Il a également fait de la télévision, comme dans la série Jacquou le Croquant.
En 1965, il est victime d'un infarctus et soigné à l'hôpital Lariboisière.
Son dernier film est Le Viager de Pierre Tchernia, en 1972 : il y joue le patriarche de la famille Galipeau.
thumb|Tombe de Noël Roquevert au cimetière de Ploaré, à Douarnenez. Il privilégiait le plaisir de vivre et, par exemple, refusait de jouer dans des films ou des pièces si les dates lui faisaient rater l'ouverture de la chasseDouarnenez. Un beau coup de fusil. La Dépêche de Brest, 28 octobre 1933, , à .. Cela ne l'empêcha pas d'accéder à la célébrité pour ses seconds rôles.
Image publique Pour beaucoup, son nom évoque un sourcil froncé sur un petit œil rond, inquisiteur et inquiétant, une voix martelant chaque phrase, une moustache taillée avec soin, souvent dans un style d'adjudant de compagnie, de surveillant général ou de contremaître, prompt à faire respecter le règlement et la discipline.
Jacqueline Kennedy, Première dame des États-Unis, le considère comme son acteur étranger préféré, car il représente selon elle ..
Vie privée Il se marie, le 2 février 1926 à avec Blanche Marie-Louise Rouillon avec laquelle il demeure 19 rue du Soleil. Ils divorcent le 12 février 1936Acte de mariage de Paris arrondissement 2 janvier 1926 (acte n° 1)-2 février 1926 (acte n° 183), cote 20M366, page 29/31, n°176.
Il se marie en secondes noces le 7 mai 1938 à avec Marie-Paule Cœuré dite Paulette Noizeux avec laquelle il demeure 42 rue de La Tour-d'AuvergneActe de mariage de Paris 9e arrondissement 28 avril 1938 (acte n° 383)-25 juin 1938 (acte n° 578), cote 9M349, page 9/31, n°435.
Il est le neveu de l'acteur et réalisateur Émile Vardannes.
Mort Il meurt peu après le décès de sa seconde femme, Paulette Noizeux, emporté par une crise cardiaque dans sa résidence bretonne de Douarnenez.
Il est inhumé au cimetière de Ploaré, quartier situé à Douarnenez (Finistère), auprès de ses parents..
Filmographie Années 1920 et 1930 1921 : Les Deux mousquetaires et demi 1932 : Tumultes, de Robert Siodmak : Un gardien de prison 1934 : Cartouche, de Jacques Daroy : le sergent recruteur 1934 : Liliom, de Fritz Lang : Le brigadier 1935 : La Bandera, de Julien Duvivier : Le sergent du train 1936 : La Terre qui meurt, de Jean Vallée : (?) 1936 : Tarass Boulba de Alexis Granowsky : Un cosaque 1936 : La Porte du large, de Marcel L'Herbier : M. Malée 1937 : Miarka, la fille à l'ourse, de Jean Choux : (?) 1937 : Marthe Richard, au service de la France, de Raymond Bernard : Un officier de marine 1938 : Trois Valses, de Ludwig Berger : Le douanier de l'aérodrome 1938 : Barnabé, d'Alexander Esway : Hilaire, le garde-chasse 1938 : Entrée des artistes, de Marc Allégret : M. Pignolet 1939 : La Belle Revanche, de Paul Mesnier : Le brocanteur 1939 : Thérèse Martin, de Maurice de Canonge : Le colonel d'Estange 1939 : Les Otages, de Raymond Bernard : le garde-champêtre 1939 : Le chasseur de chez Maxim's, de Maurice Cammage : (?)
Années 1940 1940 : Chantons quand même, de Pierre Caron : Le vieux villageois 1940 : Paris-New York, d'Yves Mirande : Un policier 1940 : Les Musiciens du ciel, de Georges Lacombe : Le commissaire de police 1940 : Ils étaient cinq permissionnaires (sorti en 1945), de Pierre Caron : Le coiffeur 1941 : Moulin-Rouge, d'André Hugon : Le démarcheur 1941 : Parade en sept nuits, de Marc Allégret : L'inspecteur Laurent, l'adjoint 1942 : Mam'zelle Bonaparte, de Maurice Tourneur : M. Criscelli 1942 : Les Inconnus dans la maison, d'Henri Decoin : Le commissaire Binet 1942 : L'Assassin habite au 21, d'Henri-Georges Clouzot : Le docteur Théodore Linz 1942 : Le journal tombe à cinq heures, de Georges Lacombe : Le capitaine Le Goff 1942 : Le Voile bleu, de Jean Stelli : L'inspecteur Duval 1942 : La Symphonie fantastique, de Christian-Jaque : Le gendarme 1942 : Le Destin fabuleux de Désirée Clary, de Sacha Guitry : M. Fouché 1942 : Dernier Atout, de Jacques Becker : L'inspecteur Gonzalès 1943 : Picpus, de Richard Pottier : M. Arno de Bédarieu 1943 : Vingt-cinq Ans de bonheur, de René Jayet : M. Barbier 1943 : Pierre et Jean, d'André Cayatte : M. Marcel Roland, le boutiquier 1943 : Le Corbeau, d'Henri-Georges Clouzot : M. Saillens (le directeur d'école), frère de Denise 1943 : La Main du diable, de Maurice Tourneur : M. Mélisse 1944 : La Vie de plaisir, d'Albert Valentin : Maître Marion 1946 : Le Dernier Sou, d'André Cayatte : M. Stéfani, l'escroc 1946 : Roger la honte, d'André Cayatte : Le brigadier 1946 : La Rose de la mer de Jacques de Baroncelli : La Galloche 1946 : Sérénade aux nuages, d'André Cayatte : Le comte Fabrice 1946 : L'Affaire du Grand Hôtel, d'André Hugon : M. Léon 1947 : Le destin s'amuse, de Emil-Edwin Reinert : Tonton 1947 : Dernier Refuge, de Marc Maurette : M. Beauchamp 1947 : Histoire de chanter, de Gilles Grangier : Le docteur Gaston Renault 1947 : Le Village perdu, de Christian Stengel : Le père Landrin, paysan 1947 : Antoine et Antoinette, de Jacques Becker : M. Roland (le patron de l'épicerie) 1948 : Croisière pour l'inconnu, de Pierre Montazel : M. Kohlman 1949 : Du Guesclin, de Bernard de Latour : Jagu, le compagnon de Du Guesclin 1949 : La Cage aux filles, de Maurice Cloche : M. Antoine Beaudoin, le beau-père de Micheline 1949 : Ronde de nuit, de François Campaux : M. Brécard 1949 : Retour à la vie Sketch: "Le retour de Jean", d'Henri-Georges Clouzot : Le commandant Années 1950 1950 : Véronique, de Robert Vernay : M. Joseph 1950 : Adémaï au poteau-frontière, de Robert Vernay : (?) 1950 : Justice est faite, d'André Cayatte : M. Théodore Andrieux, commandant en retraite 1950 : Méfiez-vous des blondes, d'André Hunebelle : Le commissaire Bénard 1950 : Les femmes sont folles, de Gilles Grangier : Le capitaine Cabriac 1951 : Ma femme est formidable, d'André Hunebelle : Le directeur de l'hôtel 1951 : Pas de vacances pour Monsieur le Maire, de Maurice Labro : L'oncle Joachim 1951 : La Passante, d'Henri Calef : M. Raoul Pomont, commerçant 1951 : Andalousie, de Robert Vernay : M. Ricardo Garcia 1951 : - Version espagnole du film précédent - de Luis Lucia : M. Ricardo Garcia 1951 : Le Plus Joli Péché du monde, de Gilles Grangier : M. Georges Lebreton dit: "L'oncle Géo" 1951 : Un amour de parapluie -court métrage-, de Jean Laviron : L'ami du touriste canadien 1951 : Cent ans de gloire -moyen métrage, documentaire- de Serge de Poligny : Le médaillé militaire 1952 : Rome-Paris-Rome (Signori in carrozza), de Luigi Zampa : (?) 1952 : Elle et moi, de Guy Lefranc : M. Belhomme, l'original 1952 : Fanfan la Tulipe, de Christian-Jaque : Le sergent Fier-à-Bras 1952 : L'Agonie des aigles, de Jean Alden-Delos : Le capitaine Doguereau, ancien grenadier 1952 : Le Rideau rouge ou Ce soir on joue Mac-Beth, d'André Barsacq : M. Sigurd, l'acteur raté 1952 : Le Trou normand, de Jean Boyer : Le docteur Aubert, Maire du village de Courteville 1953 : Deux de l'escadrille, de Maurice Labro : (?) 1953 : Les Détectives du dimanche, de Claude Orval : M. Barquet, quinquagénaire 1953 : Les Compagnes de la nuit, de Ralph Habib : Le souriant 1953 : Maternité clandestine, de Jean Gourguet : Le père de Jacques 1953 : Capitaine Pantoufle, de Guy Lefranc : M. Cochard, le beau-père d'Emmanuel 1953 : Mon frangin du Sénégal, de Guy Lacourt : M. Bridoux, l'épicier (père d'Annette) 1953 : Le Dortoir des grandes, d'Henri Decoin : Emile, l'aubergiste 1954 : Mourez, nous ferons le reste, de Christian Stengel : M. Mathurin, le centenaire 1954 : Le Mouton à cinq pattes, d'Henri Verneuil : Antoine Brissard 1954 : Nana, de Christian-Jaque : M. Steiner 1954 : Cadet Rousselle, d'André Hunebelle : M.. Berton (le chef de la police) 1954 : Le Secret d'Hélène Marimon, d'Henri Calef : L'oncle de Jacques 1954 : C'est... la vie parisienne, d'Alfred Rode : M. Noël Le Garrec 1954 : Madame du Barry, de Christian-Jaque : M. Guillaume Du Barry 1954 : Un homme en or Pour la télévision, de Jean Kerchbron : (?) 1954 : Le Comte de Monte-Cristo, de Robert Vernay : M. Nortier de Villefort dans la première époque. 1955 : Le Dossier noir, d'André Cayatte : Le commissaire Franconi 1955 : On déménage le colonel, de Maurice Labro : Le colonel de La Ribaudière 1955 : La Soupe à la grimace, de Jean Sacha : M. Donegal Reed, le contremaître 1955 : Les Diaboliques, d'Henri-Georges Clouzot : M. Herboux; le locataire 1955 : Tant qu'il y aura des femmes d'Edmond T. Gréville : (?)