Louis de Pardaillan de Gondrin, duc d'Antin, né le à Versailles et mort le , est un aristocrate français du . Pair de FranceH. Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 5, p. 212-213., arrière-petit-fils de Madame de Montespan, officier général, il fut Grand Maître général et perpétuel des maçons dans le royaume de France.
Biographie Origines et famille Issue de la maison Pardaillan de Gondrin, famille noble d'extraction chevaleresque, Louis de Pardaillan de Gondrin naît à Versailles en 1707. Il est le fils aîné de Louis de Pardaillan, marquis de Gondrin (1689-1712) et de Marie Victoire de Noailles, une des vingt enfants d'Anne Jules, duc de Noailles, maréchal de France, et de Marie Françoise de Bournonville.
Aîné des deux enfants du couple, il récupère le titre de marquis de Gondrin en 1712 à la mort soudaine de son père à l'âge de 23 ans. Son frère cadet est Antoine François de Pardaillan de Gondrin (1709-1741), marquis de Gondrin.
Son grand-père, Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin, premier duc d'Antin était le seul fils légitime de Madame de Montespan, son arrière-grand-mère du côté paternel.
En 1722, son grand-père, Louis Antoine renonce au duché d'Antin et le transmet à son petit-fils, alors âgé de 15 ans. Le , il épouse Françoise Gillonne de Montmorency (1704–1768) une petite-fille de François Henri de Montmorency, duc de Piney-Luxembourg et Maréchal de France. Le couple aura un fils, Louis né en 1727-† 1757, et trois filles.
Son fils ne se maria jamais et meurt à Brême pendant la Guerre de Sept Ans. Sa fille aînée devient abbesse de Fontevraud, la 2e épouse un membre de la maison de Durfort et la 3e épouse François Emmanuel de Crussol, duc d'Uzès (titulaire du premier duché-pairie de France ayant rang immédiatement après les membres de famille royale).
Sa mère se remarie avec Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, le fils légitimé de Louis XIV et de son arrière-grand-mère Madame de Montespan. Elle épouse le comte de Toulouse le lors d'une cérémonie secrète. Le mariage n'est officialisé qu'à la mort du Régent en décembre de la même annéeG. Lenotre, Le Château de Rambouillet, six siècles d'histoire, Calmann-Lévy, Paris, 1930, réimp. par Denoël, Paris, 1984, Chap. 3, Chez le fils du Roi-Soleil, .
Ainsi, il avait pour demi-frère Louis Jean Marie de Bourbon, le duc de Penthièvre et l'un des hommes les plus riches de France avant la Révolution. Il avait pour neveu Louis Alexandre de Bourbon, prince de LamballeLes deux hommes ne se rencontrèrent jamais puisque Louis meurt avant la naissance du prince en 1747 (mari de la princesse Marie Thérèse Louise de Savoie).
Il avait pour cousins le duc de Noailles (mari de Françoise Charlotte d'Aubigné, la nièce de Madame de Maintenon), et le duc de La VallièreGrand-neveu de Louise de La Vallière, la première maîtresse officielle de Louis XIV, remplacée par Madame de Montespan..
Il meurt à 36 ans et son fils unique Louis lui succède comme duc d'Antin. Sa femme lui survit vingt-cinq ans.
Franc-maçonnerie thumb|Le duc d'Antin s'oppose à une descente de police dans une loge, dessin de Pierre Méjanel
En 1728, les francs-maçons français décident de reconnaître comme « grand maître des francs-maçons en France » Philippe, duc de Wharton, qui séjourne alternativement à Paris et à Lyon en 1728-1729, et qui avait déjà été, en 1723, grand maître de la Grande Loge de Londres. Les jacobites James Hector MacLean (1703-1750) suivi de Charles Radclyffe, comte de Derwentwater (1693-1746), seront appelés à lui succéder. La nomination de Wharton, qui a précédé la transformation de la « Grande Loge de Londres » en « Grande Loge d'Angleterre », durant l'année 1738, est considérée par une partie des historiens comme le point de départ d'une franc-maçonnerie française indépendante de celle de Grande-Bretagne..
Si l'existence d'un grand maître en France est avérée dès 1728, il faudra néanmoins attendre encore dix ans pour qu'une véritable assemblée des représentants de toutes les loges « anglaises » et « écossaises » permette d'édifier pleinement la première Grande Loge de France le . Elle institue Louis de Pardaillan de Gondrin, deuxième duc d'Antin, « grand maître général et perpétuel des maçons dans le royaume de France »Cf .. Pardaillan de Gondrin, quant à lui, aurait été initié aux mystères de la franc-maçonnerie dès 1734Voir , par le petit fils de Charles II d'Angleterre, le duc de Richmond, dans le château de ce dernier, le château d'Aubigny. Cette proclamation au titre de a pour effet de neutraliser les actions de surveillance de la police et son influence convainc peut-être le roi Louis XV d'oublier de faire enregistrer la bulle papale de Clément XII, condamnant la franc-maçonnerie, par le ParlementLes Francs-Maçons, Alain Guichard, Grasset, Paris, 1971, .
Descendance Julie Sophie Gillette de Pardaillan de Gondrin ( - 1797) dernière abbesse de Fontevraud (1765–1792), appelée Madame d'Épernon, jamais mariée ; Louis de Pardaillan de Gondrin ( - ), jamais marié ; Marie Françoise de Pardaillan de Gondrin ( - à Paris Saint-Sulpice) elle épouse François Emery de Durfort, marquis de Civrac, dont descendance ; Julie Magdeleine Victoire de Pardaillan de Gondrin ( - ) elle épouse François Emmanuel de Crussol, duc d'Uzès, dont postérité : les ducs d'Uzès descendent d'elle.
Notes et références
Annexes Articles connexes Famille de Pardaillan de Gondrin Franc-maçonnerie en France
Liens externes
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Bibliographie
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