La faune d'Oman reflète la situation géographique du sultanat d'Oman, proche à la fois de l'Europe, de l'Afrique et de l'Asie. La faune sauvage est celle d'un monde minéral au climat désertique. Deux régions, le Musandam au Nord et le Dhofar au Sud, présentent quelques caractéristiques différentes, notamment en ce qui concerne l'avifaune.

La chasse et la pêche sous-marine sont interdites et le braconnage est sévèrement puni.

Créé en 1985, le Musée d'histoire naturelle d'Oman à Mascate donne un aperçu de la faune locale.

Mammifères Près de 76 espèces de mammifères ont été répertoriées au sultanat d'Oman Diana Darke et Sandra Shields, Oman: The Bradt Travel Guide, 2006, 25 , dont plusieurs sont sérieusement menacées. Leur nombre a diminué au cours des dernières années. Contraints de s'adapter à l'aridité ambiante et aux grandes chaleurs, la plupart des mammifères terrestres mènent une vie nocturne ou ne sortent qu'à l'aube ou au crépuscule. On les voit donc peu.

Herbivores

Chèvres Les chèvres (Capra aegagrus) sont très présentes dans le paysage omanais. Même si la plupart appartiennent à des éleveurs, beaucoup vivent en liberté dans les dunes et les montagnes. La chèvre est un herbivore ruminant qui a des besoins en eau quotidiens. Dans les régions où l'eau est rare et la végétation clairsemée, elle contribue à la désertification, voire à l'extinction de certaines espèces endémiques telles que les gazelles, ainsi que des prédateurs de celles-ci. La chèvre reste néanmoins la viande la plus consommée et, comme en témoigne par exemple le marché aux chèvres de Nizwa, le commerce des chèvres garde toute son importance. Tahrs Le tahr d'Arabie (Hemitragus jayakari ; en arabe gatt al barra) est un autre caprin, présent en petit nombre dans les montagnes escarpées du Nord du pays (Musandam, monts Hajar, arrière-pays de Sour) David M. Shackleton, Wild sheep and goats and their relatives: status survey and conservation action plan for caprinae, , UICN, Gland, Suisse, 1997, . En 1985 le nombre de tahrs a été estimé à . C'est une espèce vulnérable, menacée par les périodes de sécheresse, le braconnage, les maladies, et en concurrence pour sa subsistance avec d'autres espèces telles que les chèvres sauvages ou domestiques et les ânes. Depuis 1976 un décret royal interdit de tuer ou de capturer le tahr, mais, compte tenu de la nature du terrain, ces dispositions sont difficiles à mettre en œuvre. En 1982 le Sultanat émet un timbre dédié au tahr Oman Stamps , un autre en 2000. Depuis 1996 le tahr figure sur la liste des espèces menacées de l'UICN. Bouquetins Le bouquetin de Nubie (Capra nubiana ou Capra ibex nubiana) est une espèce endémique qui aurait été observée dans le Hajar occidental dans le passé, mais surtout présente aujourd'hui dans le Huqf (au centre-Est du pays où il bénéficie des mesures de protection mise en œuvre par le Sanctuaire de l'oryx arabe relativement proche), dans la péninsule de Ra's Madrakah, ainsi que dans le Dhofar, dans le djebel Samhan et le djebel al Qamr. Pour sa subsistance il subit cependant la concurrence des ânes sauvages et figure sur la Liste rouge de l'UICN publiée en 1996 comme une espèce en danger UICN Red List of Threatened Species . Un timbre lui est dédié en 2000 Gazelles La gazelle d'Arabie (Gazella gazella cora ; en arabe idhmi ou dhabi) vit dans les montagnes, les collines et les dunes. En 2000 une émission de timbre la met à l'honneur. Depuis que la chasse a été interdite, le nombre de gazelles est en augmentation. En revanche la gazelle des sables (Gazella subgutturosa ; en arabe rheem), plus grande et au pelage plus clair, est devenue très rare.

Oryx Oryx d'Arabie. Un timbre lui est dédié en 1982 Oman stamps , un autre en 2000.

Dromadaires Les dromadaires (Camelus dromedarius ; en arabe jamal) occupent une place centrale dans la culture traditionnelle de la péninsule arabique. Pour préserver ce patrimoine, une division des Affaires chamelières (Royal Camels Unit Royal Court Affairs ) a été créée en 1989 auprès du Diwan of Royal Court. Les dromadaires (localement appelés chameaux) sont toujours utilisés pour leur viande, leur lait ou pour le transport, mais de nos jours ils sont surtout élevés pour les courses qui constituent à la fois un spectacle très prisé du public et une activité hautement lucrative pour les participants « Dromadaires de course », in Oman et les Émirats arabes unis, Bibliothèque du Voyageur-Gallimard, Paris, 2008, .Il y a 4 races de dromadaires principaux à Oman. Il y a tout d’abord le dromadaire omanais, cette race est la plus répandue à Oman. Elle est connue pour sa capacité à supporter les climats chauds et arides et à parcourir de longues distances sans eau. La deuxième race est le dromadaire saharien, cette race est élevée dans les régions désertiques du sud d’Oman, elle est plus grande que le dromadaire omanais et possède une fourrure plus longue pour se protéger du froid dans le désert la nuit. La troisième race est le dromadaire somalien, cette race est plus grande que le dromadaire omanais aussi et est souvent utilisé pour les courses de dromadaires à Oman. Cette race est connue pour sa capacité à produire une quantité importante de lait. La quatrième race est le dromadaire bédouin. Cette race est originaire d’Arabie. Elle est plus petite que les autres races de dromadaires mais est surtout connue pour sa rapidité et son agilité dans le désert. Les dromadaires à Oman sont en liberté, ils se baladent librement il n’y a pas clôture délimitée. Effectivement les dromadaires sont en liberté mais ils ne sont pas totalement sauvages ils sont comptés une fois dans l’année, c’est à ce moment- la qu’on leur insère une puce.   Ânes Dans le passé les ânes jouaient un rôle important pour le transport des marchandises dans les régions escarpées et difficiles d'accès telles que les wadis, alors qu'ils étaient moins à l'aise dans le sable que les dromadaires. Lorsque le commerce maritime était florissant dans l'Océan Indien, les Omanais transportaient aussi des ânes. Vers 1840, Oman exportait près de 630 ânes par an vers l'île Maurice, souvent en provenance de Bahreïn David Killingray, Margarette Lincoln et Nigel Rigby, Maritime empires: British imperial maritime trade in the nineteenth century, Boydell Press, 2004, . L'« âne de Mascate » (Muscat ass) était réputé. Aujourd'hui les ânes ont été en grande partie supplantés par les véhicules tout-terrain. Certains sont redevenus sauvages. Leur nombre s'accroît, au point de constituer une menace pour l'environnement, car ils détruisent la végétation des zones montagneuses.

Lièvres Le lièvre du Cap (Lepus capensis ; en arabe arnab) vit dans des environnements assez variés, à l'exception des montagnes. Ses prédateurs sont nombreux. Il est herbivore et nocturne. Aux heures les plus chaudes de la journée il se terre dans un petit trou creusé dans le sable, à l'ombre d'un buisson. Une sous-espèce, le lièvre d'Oman (Lepus capensis omanensis), a été décrite par Thomas en 1894 Lièvre d'Oman .

Carnivores Léopards Le léopard d'Arabie (Panthera pardus nimr ; en arabe nimr, qui signifie en réalité « tigre ») se cache dans les zones montagneuses, au Musandam ou au Dhofar, notamment dans le djebel Samhan ; on l'aperçoit très rarement. Bien que cette sous-espèce de léopard soit un peu plus petite que d'autres, il s'agit néanmoins d'un animal très puissant, dont les mâles peuvent atteindre de long et peser jusqu'à . C'est une espèce en danger critique d'extinction. Depuis sa création en 1985, le Musée d'histoire naturelle d'Oman à Mascate expose deux spécimens empaillés afin de sensibiliser les visiteurs à cette problématique « Les léopards d'Arabie », in Oman et les Émirats arabes unis, Bibliothèque du Voyageur-Gallimard, Paris, 2008, . En 1997 une réserve naturelle (Arabian Leopard Sanctuary) leur a été dédiée dans le djebel Samhan Spalton A., Hikmani, H.M., Willis, D., Said, A.S.B., « Critically endangered Arabian leopards Panthera pardus nimr persist in the Jabal Samhan Nature Reserve, Oman », in Oryx, 2006, 40 (3), . Un timbre lui est dédié en 1999. Lynx Le lynx du désert (Caracal caracal schmitzi ; en arabe al washaq, anaq al ardh) est aussi un prédateur redouté par les éleveurs car il s'attaque occasionnellement aux chèvres et aux poulets, même s'il se nourrit principalement d'oiseaux et de petits rongeurs. Timbre 1999 Chats sauvages Le chat sauvage de Gordon (Felis silvestris gordoni), au pelage gris clair, vit dans la région côtière de la Batinah, au Nord du pays. Cette sous-espèce de Felis silvestris a été décrite par HarrisonDavid lakin Harrison en 1968. Le chat des sables (Felis margarita) est remarquablement adapté au désert avec ses pattes recouvertes de coussinets de poils. Genette

Hyènes Comme d'autres prédateurs tels que le renard, le loup ou le vautour, la hyène appartient à la culture et à l'imaginaire traditionnelsVoir par exemple The Tales of the Fox, un conte qui met en scène un renard, un loup, un léopard, une hyène, un corbeau et un vautour égyptien (Harry Stroomer, Ḥarsūsī texts from Oman: based on the field materials of T.M. Johnstone, Otto Harrassowitz Verlag, Wiesbaden, 2004, , mais aujourd'hui la hyène rayée (Hyaena hyaena) a pratiquement disparu du territoire omanais à l'état sauvage. Elle fait cependant partie des espèces accueillies dans les aires protégées du Sultanat, comme celle du Djebel Samhan au Dhofar, créée en 1997. Deux ans plus tard, l'émission d'un timbre dédié à la hyène a confirmé cette volonté de défendre et promouvoir l'espèce. Renards Le renard roux d'Arabie (Vulpes vulpes arabica ; en arabe theeb) est plus svelte que son cousin européen. C'est le prédateur le plus répandu, y compris dans les décharges urbaines. Encore plus petites, deux autres espèces de renards vivent surtout la nuit, le renard famélique (Vulpes rueppellii, en anglais Sand Fox) I. M. Lindsay et D. W. Macdonald, « Behaviour and ecology of the Ruppell's fox, Vulpes ruppelli, in Oman », in Mammalia (Paris), 1986, vol. 50, 4, et et le renard de Blanford (Vulpes cana).

Insectivores Hérissons Le hérisson de Brandt (Paraechinus hypomelas ; en arabe quoonfodh) est le hérisson le plus répandu. Les autres espèces sont le hérisson du désert (Paraechinus aethiopicus) et le hérisson oreillard (Hemiechinus auritus), ainsi nommé en raison de ses pavillons auditifs particulièrement développés). Musaraignes Crocidure à dents blanches d'Arabie (Crocidura arabica) et Crocidure de Dhofar (Crocidura dhofarensis) : décrites en 1988 par Hutterer et Harrison

Autres Chauves-souris Petite chauve-souris à queue de souris (Rhinopoma muscatellum) Rongeurs De nombreux petits rongeurs, telle la gerbille de Cheesman (Gerbillus cheesmani), vivent surtout dans les sables et sont principalement actifs la nuit. C'est plutôt en montagne qu'on peut rencontrer la gerbille de Wagner (Gerbillus dasyurus) et la souris épineuse du Caire (Acomys cahirinus).

Mammifères marins

Les eaux omanaises abritent près de 20 espèces de cétacés. Un groupe de recherche a été créé pour les étudier (The ESO Whale and Dolphin Research Group Whale and Dolphin Research ). En 1993 deux séries de timbres Whales and Dolphins in Oman sont émises à l'occasion de l'inauguration de la salle des cétacés au Musée de l'héritage omanais . Dauphins Huit espèces de dauphins ont été observées à Oman. La plus commune est le grand dauphin (Tursiops truncatus ; en anglais Bottle-nosed Dolphin). Parmi les autres espèces figurent le dauphin commun d'Arabie (Delphinus tropicalis), le dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba ; en anglais Striped dolphin) et le dauphin à bosse du genre Sousa. Baleines Les baleines sont également présentes, y compris le grand cachalot (Physeter macrocephalus), comme en témoigne le squelette exposé au Musée d'histoire naturelle d'Oman.

Oiseaux