Alfred Daul, né le à RœschwoogArchives départementales du Bas-Rhin, commune de Rœschwoog, année 1893, acte de naissance (Bas-Rhin, alors en Alsace-Lorraine) et mort le à Schiltigheim, est un homme politique français. Il siège au Palais-Bourbon, comme député communiste du Bas-Rhin de 1936 à 1940.

Origines et engagement politique

Alfred Daul est né au nord de l’Alsace dans une famille de petits paysans. Il travaille comme ajusteur et participe à la Première Guerre mondiale, où il est grièvement blessé. Après le conflit, il rejoint la SFIO et opte pour le communisme, lors du congrès de Tours (1920).

Daul siège pendant plusieurs années au bureau de la région Alsace-Lorraine du PCF et au conseil municipal de Schiltigheim. Il fait, par ailleurs, partie de la Fédération unitaire des cheminots. Il se présente, lors des élections législatives de 1932, dans la circonscription de Strasbourg-Campagne. Il est largement battu par le député sortant, Charles Frey (républicain de gauche).

Député du Bas-Rhin

Alfred Daul tente de nouveau sa chance, lors des législatives de 1936. Le , il l’emporte contre Frey et devient député du Bas-Rhin. Il doit notamment sa victoire à son positionnement autonomiste. Le Front populaire perd en Alsace et l’élu de Strasbourg-Campagne est son unique représentant régional à siéger à l’Assemblée nationale.

Au parlement, Alfred Daul appartient à la commission des Affaires étrangères et à celle d’Alsace-Lorraine. Il décrit les problèmes économiques et sociaux de sa province d’origine et dénonce le national-socialisme. Le , il est, comme les autres députés communistes, déchu de son mandat.

Seconde Guerre mondiale et Libération

Lors du second conflit mondial, l’ancien parlementaire alsacien est plusieurs fois emprisonné pour ses opinions politiques. Début , il est arrêté à Saint-Junien, où il s'était réfugié avec sa famille et vivait paisiblement. Il est ensuite transféré à la prison de la Santé, à Paris, pour rejoindre Cornavin, Berliot, Pillot , Croizat et Renaud Jean. Pendant l’été 1940, on l’interne au camp du Sablon-Montignac (Dordogne). La Gestapo l’arrête en septembre. Il est alors déporté au camp de concentration de Schirmeck (Bas-Rhin), jusqu’en 1941. En 1944, on l’y interne à nouveau, puis en Allemagne, à HaslachHaslach, Fondation pour la mémoire de la déportation, bddm.org, où se trouvait un camp annexe de SchirmeckDAUL Alfred, base de données de la Fondation pour la mémoire de la déportation, bddm.org..

Le , le Conseil des ministres le relève de sa déchéance. Alfred Daul quitte alors la vie politique et meurt à Schiltigheim en 1973.

Sources

Léon Strauss, « Alfred Daul », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 7,

Références

Liens externes

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