, née le à Stoneham, au Massachusetts, et morte le à Manhattan, est une photographe de mode américaine.

Ses photographies caractérisées par des compositions étranges et hors du temps, par le grain de ses images et réalisées dans le cadre de ses collaborations avec des magazines de mode, comme Vogue, et des campagnes publicitaires pour des marques telles que Valentino, ont participé au renouveau dans la photographie de mode..

Jusqu'à sa disparition, elle vit altérnativement à Mexico, New York, Paris et Saint-Pétersbourg, où elle enseigne la photographie.

Biographie Parcours Débuts dans la photographie Elle commence par publier ses photos dans des revues d'avant-garde, notamment le magazine Zoom. C'est là qu'elle publie une série de mode inspiré des ballets de Diaghilev, et intitulé . En 1972, elle travaille pour le magazine Nova, ainsi que plus tard le français Depeche Mode à Paris.

Œuvre Mode et publicité En 2012, la photographe, alors âgée de 80 ans, signe sa derrière campagne publicitaire pour Valentino. La campagne est shootée au Palais Valguarnera-Gangi de Palerme, où est tourné le film Le Guépard de Luchino Visconti, en 1963.

Ouvrages Deborah Turbeville se met alors à chercher « les maîtresses abandonnées » du palais, et s'intéresse aux greniers, aux placards. Cela donne le livre Unseen Versailles. Les images sont très floues, comme embrumées ; sur l'une d'elles, un corps de femme dans une grande robe pâle gît au milieu de feuilles mortes, dans un couloir de marbre abandonné. Elle obtient pour cet ouvrage l'American Book Award (1982).

Style Technique Ce travail d'altération est l'un des éléments qui font de Turbeville une artiste, puisqu'elle propose une réflexion sur le médium, et le médium est en lui-même signifiant. Ses images, . .

Sujets Féminité Refus des conventions

Dans les années 1970, la photographie de mode se dirige vers plus de provocation sexuelle et tend à devenir, selon Nancy Hall-Duncan, Nancy Hall-Duncan, in Histoire de la Photographie de Mode, Éditions du Chêne, Paris, 1978, p. 180. précise la photographe. Les hommes restent omniprésents, mais une nouvelle génération de photographes féminins, influente, apparait, changeant par l'intermédiaire de l'image la perception des femmes dans la société, plus proche de leur réalité. Deborah Turbeville tranche d'une part par ses atmosphères vaporeuses, d'autre part par ses modèles qui ne communiquent pas, ni entre eux ni avec le spectateur. Nancy Hall-Duncan note que ces femmes semblent , impression renforcée . Et elle ajoute : Nancy Hall-Duncan, in Histoire de la Photographie de Mode, Éditions du Chêne, Paris, 1978, p. 215.

The Bathhouse illustre parfaitement cette volonté de ne pas se conformer aux conventions sexuelles de l'époque, et de résister à la domination masculine : .

Rapport avec les mannequins Ce refus des conventions qui font du modèle un objet du regard masculin du photographe, Deborah Turbeville le vit naturellement dans ses rapports avec les modèles. Celles-ci ne sont pas des objets malléables, mais des personnes avec qui Turbeville reconnaît son échec à communiquer parfaitement. Elle en a même peur, comme de personnes sur lesquelles elle ne peut avoir la moindre idée préconçue. . En effet dans le livre collectif , sur les femmes photographiant des femmes, elle écrit que dans ses photographies, .

Ainsi, dans son travail de photographe de mode, elle essaie d'éviter un et glamourWomen on Women, Aurum Press, Verone, 1978 : .

Espaces du souvenir Les espaces sont souvent fermés et impossible à situer, comme dans The Bathhouse, série accusée de faire référence aux camps de concentration ou aux centres de désintoxication, ce dont la photographe s'est toujours défendueNancy Hall-Duncan, in Histoire de la Photographie de Mode, Éditions du Chêne, Paris, 1978.

Importance du voyage Il devient une nécessité pour Turbeville : dès les années 1960, grâce à son travail de rédactrice, elle voyage beaucoup, traverse l'Europe de l'Est en pleine guerre froide. Comme elle, l'univers de ses photographies n'a pas de patrie, et ses personnages ont un regard d'exilés qui attendent sans espoir. À partir de 1972 surtout, elle ne cesse de voyager entre New York et Paris : .

Enseignement

Expositions Deborah Turbeville, comme elle le raconte dans différents entretiens, se voit avant tout comme une . Elle participe dès la fin des années 1970 à de nombreuses expositions à travers le monde, dépassant le champ de la mode. Une exposition personnelle au Centre Georges Pompidou, Paris (1986)., au Museo Tamayo Arte Contemporaneo à Mexico, à la Staley-Wise Gallery, New York (2017, 2015, 2011, 2010) .

Bibliographie Publications de Deborah Turbeville Casa No. Name, Rizzoli, 2009 Past Imperfect. Steidl, Germany 2010. . Studio St. Petersburg, Bulfinch 1997 The Voyage of the Virgen Maria Candelaria. Parco Co., Ldt; 1996 Newport Remembered. Harry Abrams Inc. 1994. Introduction by Louis Auchincloss. Photographers Contemporains I. Centre Georges Pompidou/M.N.A.M., 1986 Les Amoureuses du Temps Pass. Parco Co., Ldt., 1985. Unseen Versailles. Doubleday & Co., 1981. Introduction by Louis Auchincloss Wallflower, Congreve Publishing Co., Inc., 1979

Articles de Deborah Turbeville Caméra Obscure, Art Photography Magazine, Moscow, Studio St. Petersburg, 8 page article in L'Uomo Vogue, Essence, Photography Magazine, Paris,

Publications sur Deborah Turbeville Wedding Days, Images of Matrimony.H2O Co. Ldt./Graystone Books, Tokio, 1996 The Idealizing Vision. Apertura, 1990 Hall-Duncan, Nancy. The History of Fashion Photography. Alexander Liberman The World of American Vogue: Fifty Years of Fashion. Women By Women. Aurum, 1978. Yearbook of Photography. Time-Life, Inc. 1976.

Références

Annexes Liens externes

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