Quibou est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de Population municipale ..
Géographie La commune est en pays saint-lois. Situé à d'altitude, son bourg est à à l'ouest de Canisy, à au sud-est de Marigny, à au sud-ouest de Saint-Lô et à à l'est de CoutancesDistances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.. Couvrant , son territoire était le plus étendu du canton de Canisy.
Le territoire est traversé par la route départementale reliant Saint-Lô au nord-est à Gavray au sud-ouest. Elle passe au sud du bourg qui y est relié par la menant à l'ouest à Carantilly et au sud à Saint-Martin-de-Bonfossé. La limite nord est marquée par la (ancienne route nationale 172) qui relie Coutances à l'ouest à Saint-Lô à l'est. Du bourg, on y accède par la qui se prolonge au-delà jusqu'à Marigny.
Quibou est dans le bassin de la Vire, par un affluent pour la moitié sud-est, la Joigne, et un sous-affluent pour la moitié nord-ouest, la Terrette (affluent de la Taute). Les cours de l'une et l'autre sont grossis par de courts affluents dont, pour la Joigne, le ruisseau des Bois en limite sud-est et la rivière de Chaussée en limite sud-ouest. Une petite partie nord-ouest est dans le bassin d'un autre affluent de la Taute, le Lozon.
Le point culminant () se situe au nord-ouest, au lieu-dit le Mesnil-Don. Le point le plus bas () correspond à la sortie de la Joigne du territoire, à l'est. La commune est bocagère.
La commune se compose d'un bourg principal (Quibou) et de plusieurs écarts : la Pintelière, la Noraisière, la Bonne Eau, la Chouquerie, la Joignerie, le Buisson, le Bois-Héron, l'Hôtel-Hochu, les Cosnets, la Vauterie, la Grande-Bosquerie, la Petite-Bosquerie, l'Hôtel-Viel, les Hercheries, l'Hôtel Couespel, la Hamonnière, la Coquerie, le Moulin-Vautier, la Guesnonnière, la Fauvelière, l'Hôtel-Noireau, le Foc, la Renondière, l'Hôtel-Drouin, la Forge, le Vage, la Fumelière, la Rainière, le Sault, les Bouillons, les Cinq-Chênes, la Folie, la Voie, la Bazilière, le Hamel, le Moulin-Biard, les Carrières, les Courts Champs, la Bourdonnière, la Huaudière, le Moulin-Lambert, l'Euderie, la Douchardière, la Quellière, le Castillon, la Villette, l'Hôtel-Beaufils, le Cachot, la Cour-Douchin, la Cauvinière, la Conterie, l'Hôtel-Cocagne, la Croix-Lambert, le Mesnil Don, le Vauruel, le Bost, les Martinières, l'Hôtel-Boirot, l'Hôtel-Huault, Saint-Benoît, la Moinerie, Saint-Léger, la Saulnerie, la Joisière, l'Hôtel-Fossard, le Pont à Mazé, la Quesnelle, la Bonhommière, le Grimbert, le Ménage, la Pouchinière, la Tanqueraye, le Feugray, les Fontaines, la Frinvalle, le Grand-Chemin, la Campagne, la Péraudière, le Haut-Val, le Val, le Moulin-Héron, la Grande-Ferronnière, la Petite-Ferronnière, la Croix-au-Doyen, la Goujonnière, la Chevallerie.
Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Terrette, la Joigne, un bras de la Joigne., le cours d'eau 01 de la Quibou., le cours d'eau 02 de la Quibou., le fossé 01 de la Querelliere., le fossé 02 de la Vannerie., le fossé 03 de la Quibou., le fossé 04 de la Vauterie., le fossé 06 de la commune de Carantilly., le fossé 06 de la Quibou., la rivière de la Chaussée., le ruisseau des Bois. et la Terrette...
La Terrette, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Cerisy-la-Salle et se jette dans la Taute en limite de Tribehou et de Graignes-Mesnil-Angot, après avoir traversé ..
La Joigne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Martin-de-Bonfossé et se jette dans la Vire en limite de Canisy et de Saint-Lô, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de QuibouLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cerisy-la-Salle à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Quibou est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Lô, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (76 %), terres arables (16,3 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), zones urbanisées (1,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le toponyme est attesté sous la forme Quiebouc en 1056..
Il existe deux hypothèses sur l'origine : Quibou pourrait désigner à l'origine un endroit où « chie le bouc ». ; Quibou, de l'anglo-saxon ceap (« marché, bétail », prononcé kiip) et holt (« colline »)Contribution à l'étude des établissements saxons en Normandie Louis Guinet - 1967. Holt devient hout en normandLes emprunts gallo-romans au germanique: : Volume 44, Louis Guinet - 1982..
Le gentilé est Quibois.
Microtoponymie La moitié des lieux-dits de Quibou sont en Y-ère/-erie, ce sont des habitats relativement tardifs résultant de la forte croissance démographique normande du . Ils désignaient la ferme de la famille Y, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements. Les essarts prennent le nom des défricheurs, suivi de la désinence -erie ou -ièreVoir Histoire de la Normandie.. Les autres lieux-dits en (Hôtel / Hamel / Pont )-Y sont des constructions encore plus récentes, ils désignaient un bien de la famille Y.
Histoire Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de la généralité de Caen, de l'élection de Coutances (en 1612/1636, 1677), puis de Saint-Lô (1713), et de la sergenterie de Saint-GillesLa sergenterie de Saint-Gilles, qui relevait initialement de l'élection de Coutances, fut en grande partie rattachée à l'élection de Saint-Lô à la fin du ..
Politique et administration vignette|gauche|redresse=0.8|La mairie.
Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints.
Démographie
Quibou a compté jusqu'à en 1831.
Économie Les principales ressources : pâturages ; bovins ; entreprise de menuiserie : Izabelle Batiman ; entreprise toiture : Espace Toiture ; entreprises de maraîchage bio : La Ferme du Panier Vert., Le Jardin de la Bourdonnière ; brasserie de bière biologique Au Brasseur Quibois.
Commerces La commune dispose d'une boulangerie, d'une épicerie, d'un bar et d'un tabac-presse, marché bio le jeudi, d'un garage automobile.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Rémi
vignette|L'église Saint-Rémi. L'église Saint-Rémi des est un édifice moderne : vitraux de Jean Gaudin, tapisserie et Chemin de croix d'Helen Mai ; une des réussites de la reconstruction d'après 1944 avec des pierres du chœur de la nef et de la tour placée en épi donnent un aspect roman. Elle est labellisé patrimoine du en 2002..
L'église Saint-Rémi de Quibou a été en grande partie détruite durant les combats qui sévirent du au ; seuls restèrent en place les murs de la nef du et de la chapelle sud, la base du clocher du et le porche gothique remanié en 1659. Elle a été reconstruite par les architectes Henri Tougard, élève de Paul Bigot et Yves Cochepain en 1954. Ces derniers ont su tirer parti des éléments restés en place, tout en créant un nouveau chœur au volume extérieur massif qui contraste avec la transparence de la structure intérieure. La reconstruction fut financée par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme et la coopérative des églises et édifices religieux sinistrés.
À partir du porche, la nef étroite et sombre s'étend jusqu'au chœur ample et lumineux. Le transept unique est le dernier témoin d'un plan cruciforme abandonné. Au nord, la tour carrée et trapue possède encore sa puissante base ancienne du dans laquelle l'autel secondaire a trouvé place. Quatre piles octogonales en ciment armé, ancrées à plusieurs mètres de profondeur, soutiennent une structure en charpente essentée d'ardoise. La sacristie surmontée d'une tribune, au sud, a conservé en partie la maçonnerie de l'ancienne chapelle latérale. C'est le cas également de la nef, dont les murs portent les traces d'un appareil en opus spicatum. Le vaste chœur moderne est fermé par un mur oriental aveugle en pierres apparentes, au sein desquelles courent quelques assises en arête-de-poisson qui rappellent le passé architectural médiéval de l'église. Le vaste sanctuaire est largement éclairé au nord et au sud par des claustras placées à un mètre du sol. La structure et les couleurs de l'autel et du mobilier s'harmonisent parfaitement avec celles de l'architecture intérieure, dont la rigueur est tempérée par le plafond bleu supporté par des solives rouge sombre.
Les architectes ont choisi le parti de conserver et respecter la forme, les matériaux et les éléments du passé, tout en les faisant dialoguer avec une architecture du .
Autres lieux Croix de chemin : la croix de l'École du ), la croix Lambert, la croix au Doyen du , la croix du Pont à Mazé. Calvaire de mission de la Joignerie (1896). Maison de maître au Gislot de la fin du ). Ancien presbytère du . Anciens moulins du Val sur la Joigne. Houx remarquable sur le chemin communal et bel if funéraire du cimetière. La butte de Castel, ancienne motte féodale fossoyée..
Activités et manifestations Une salle polyvalente située sur la départementale en direction de Dangy.