Sherlock Holmes contre Jack l'Éventreur ou Sherlock Holmes contre en Belgique () est un thriller britannique réalisé par James Hill, sorti en 1965.
Synopsis Londres, 1888. Sherlock Holmes décide d'enquêter sur plusieurs meurtres de prostituées commis dans le quartier londonien de Whitechapel par un criminel qui se fait surnommer « Jack l'Éventreur ». Son enquête l'entraîne sur plusieurs pistes, des bas-fonds aux quartiers les plus riches.
Fiche technique
Titre original : Titre français : Sherlock Holmes contre Jack l'Éventreur Titre belge : Sherlock Holmes contre Réalisation : James Hill Scénario : et Donald Ford, d’après les personnages créés par Sir Arthur Conan Doyle Direction artistique : Alex Vetchinsky Costumes : Sophie Devine Maquillage : Tom Smith Photographie : Desmond Dickinson Son : John Cox Montage : Henry Richardson Musique : John Scott Production : Sociétés de production : Sir Nigel Films ; Compton Films (coproduction) Sociétés de distribution : Compton Film Distributors ; Bifo Films (Belgique) Pays d'origine : Langue originale : anglais Format : couleur - 1,85:1 Genre : thriller et policier Durée : 95 minutes Date de sortie : Royaume-Uni : France, à Paris : , cinéma Boul'mich (interdit aux moins de 13 ans)
Distribution John Neville (VF : Raymond Gérôme) : Sherlock Holmes Donald Houston (VF : Henri Poirier) : Watson John Fraser (VF : Philippe Ogouz) : Lord Carfax Anthony Quayle (VF : Yves Brainville) : Murray Frank Finlay (VF : Teddy Bilis) : Inspecteur Lestrade Judi Dench (VF : Arlette Thomas) : Sally Young Peter Carsten : Max Steiner Adrienne Corri (VF : Sylvie Deniau) : Angela Osborne Robert Morley (VF : Jacques Hilling) : Mycroft Holmes Charles Régnier (VF : Henry Djanik) : Joseph Beck Cecil Parker (VF : Henri Crémieux) : le Premier Ministre Barry Jones (VF : Alfred Pasquali) : le duc de Shires Dudley Forster (VF : Gabriel Cattand) : le secrétaire d’État à l'Intérieur Kay Walsh : Cathy Eddowes : la chanteuse dans le cabaret Terry Downes (VF : Pierre Garin) : Chunky Patrick Newell : Benson, un policier Barbara Windsor : Annie Chapman Christiane Maybach : Polly Nichols Edina Ronay : Mary Jane Kelly Norma Foster : Elizabeth Stride Barbara Leake : Mrs Hudson Jeremy Lloyd : Rupert (non crédité) Corin Redgrave : l'ami de Rupert (non crédité)
Production Développement Le scénario du film est inspiré d'une histoire écrite par Adrian Conan Doyle (fils d'Arthur Conan Doyle) intitulée « Fog ». Adrian Conan Doyle a par ailleurs été coproducteur du film avec la société Sir Nigel Films qui lui appartenaitThierry Saint-Joanis, Ironmongers Daily News , 2 mai 2012, Société Sherlock Holmes de France.
Tournage Le film a été tourné aux studios de Shepperton à Londres et quelques scènes à Osterley House (toujours à Londres).
Musique La musique composée par John Scott est exécuté par le Hollywood Symphony Orchestra sous sa direction.
interprète deux chansons dans deux scènes de cabaret du film. L'une d'elles, , est une chanson de l'époque victorienne, autrefois traduite en français sous le titre Tha-ma-ra-boum-di-hé et interprétée notamment aux Folies Bergère par la chanteuse Polaire en 1892Paroles de la chanson en français, par Fabrice Lémon.« Mlle. Polaire, la chanteuse excentrique qui, cet été, a obtenu un si grand succès dans Ta-Ra-Ra-Boum », Le Matin, 5 octobre 1892, p. 3.. L'une des versions de la chanson originale fait directement référence à l'affaire de Jack l'éventreur : Tararaboom di-ay (bis) / this is a happy day / An East-End holiday / The Ripper's gone away ! Donald Rumbelow, The Complete Jack The Ripper, 2013, , p. 269-270..
Commentaire Autour du film qui joue le rôle de la chanteuse de cabaret interprétant Tararabom di-hay est née en 1933 à Whitechapel.
Allusions au Canon holmésien L'un des personnages du film a pour nom de famille « Carfax » en référence à la nouvelle La Disparition de Lady Frances Carfax.
Lorsque Mycroft Holmes arrive au 221B Baker Street, il engage avec son frère Sherlock Holmes une conversation extraite de L'Interprète grec au sujet d'une autre affaire dans laquelle un dénommé Adams était coupable.
Relations avec l'affaire « Jack l'Éventreur » Le film utilise plusieurs éléments de la véritable affaire « Jack l'Éventreur » de 1888. Ainsi le nom des victimes généralement attribuées au meurtrier est respecté : Polly Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes ainsi que Mary Jane Kelly. Dans les premières secondes du film, un autre meurtre est mis en scène avant celui de Polly Nichols, sans que le nom de la victime soit donné. On peut supposer qu'il s'agit de Martha Tabram, au sujet de laquelle un débat existe sur la possibilité qu'elle ait été tuée par le même meurtrier que les autres femmes.
Le film comporte cependant plusieurs déformations de la véritable affaire. Les meurtres sont ici commis à des intervalles de temps très rapprochés (un délai de 3 jours est par exemple évoqué entre le meurtre de Nichols et de Chapman, alors que ce délai a été de 8 jours). Dans la véritable affaire, plus de deux mois se sont écoulés entre le meurtre de Nichols et le dernier de Mary Jane Kelly. Par ailleurs, certains meurtres ne correspondent pas à la réalité des faits. Le couteau du meurtrier est ici retrouvé planté dans la gorge de la première victime (alors que le meurtrier n'a jamais abandonné son couteau), Polly Nichols est ici assassinée après avoir été plongée dans un bac d'eau pour étouffer ses cris (ce qui n'était pas le cas), et il est précisé lorsque Holmes se rend à la morgue que la tête de Stride est presque entièrement détachée du corps, alors que l'entaille faite au cou de cette victime a justement été peu profonde dans la véritable affaire, au point que certains « ripperologues » pensent que le meurtrier a été « dérangé » et a dû fuir avant d'avoir « terminé » ce qu'il comptait faire.
Enfin, au cours de l'intrigue, l'inspecteur Lestrade confie à Holmes la lettre « Dear Boss » dont l'auteur affirme être Jack l'Éventreur. Les ripperologues considèrent généralement de nos jours que cette lettre était un canular. Cependant, dans le film, Holmes est immédiatement persuadé qu'il s'agit d'une véritable lettre du meurtrier et insiste pour qu'elle soit publiée dans la presse quotidienne pour qu'éventuellement, certaines personnes reconnaissent l'écriture du meurtrier. L'écriture manuscrite de la lettre lui est utile pour déterminer l'identité du meurtrier.
Novélisation En 1967, le film a été adapté en roman par Paul W. Fairman signé du nom-maison Ellery Queen..
Sortie DVD et Blu-ray Le film est sorti en édition DVD le . L'édition propose un master haute définition. L'image est au format de tournage (1.77 panoramique 16/9 compatible 4/3). L'audio est en anglais et français dolby digital 2.0 mono d'origine. Les sous-titres français sont disponibles. En bonus un documentaire en VOST sur les différentes adaptations de Sherlock Holmes au cinéma (45 min).
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Jack l'Éventreur dans la culture Meurtre par décret
Bibliographie Monthly Film Bulletin, . Sight and Sound, hiver 1965-1966, . Cahiers du cinéma, , . Positif, , . . . . Leny Picker, « A Few Words on Behalf of Jack the Ripper », Baker Street Miscellanea, n° 27, automne 1981, p. 31-33. Leny Picker, « Screen of the Crime », Sherlock Holmes Mystery Magazine, n° 4, Wildside Press, 2010, p. 18-24. Charles E. Neblock, « Whatever Happened to Jack the Ripper ? », Wheelwrightings, vol. 12, n° 2, , p. 9-13. .
Liens externes
Catégorie:Film britannique sorti en 1965 Catégorie:Thriller (film) britannique Catégorie:Film policier britannique Catégorie:Film de Columbia Pictures Catégorie:Film se déroulant dans les années 1880 Catégorie:Film avec Sherlock Holmes Catégorie:Film avec Jack l'Éventreur Catégorie:Film tourné aux studios de Shepperton Catégorie:Film se déroulant à Londres Catégorie:Film sur la prostitution au Royaume-Uni Catégorie:Film mettant en scène un tueur en série Catégorie:Film policier sorti en 1965 Catégorie:Film avec une musique composée par John Scott