La bataille de Marmelade a lieu le , pendant la révolution haïtienne. Elle s'achève par la victoire des Espagnols qui s'emparent de la ville de Marmelade.

Prélude Après avoir pris par surprise la ville de Dondon, le , Toussaint Louverture forme le projet de s'emparer de la ville voisine de Marmelade.. Il se ménage dans ce but des intelligences à l'intérieur de la place et entre notamment en contact avec Jean-Baptiste Poparel — ou Paparel — commandant de plusieurs compagnies noires et d'un poste avancé.

Le commandant républicain de Marmelade, André Vernet, un officier mulâtre, dispose sous ses ordres de hommes, dont une légion de nouveaux libres, bien disciplinée, commandée par le lieutenant-colonel Paul Lafrance. Alerté par la prise de Dondon, il envoie plusieurs appels à l'aide pour réclamer des secours.. Cependant le commissaire Étienne Polverel le rappelle brutalement à l'ordre le : .

Déroulement Le matin du l'armée de Toussaint lance l'attaque sur Marmelade. Elle se rend d'abord maître des camps de Perly et de la Crête au Pin, situés sur la route de Dondon, puis elle arrive aux abords du bourg de Marmelade. L'armée de Toussaint fait alors face aux forces républicaines, positionnées à l'extrême gauche à l'habitation Poparel, au centre au bourg de Marmelade, et à l'extrême droite à l'habitation Guilbeau. Le colonel Vernet dirige le centre et défend une position retranchée garnie d'artillerie. Toussaint divise quant à lui son armée en deux corps : il prend lui-même la tête de l'aile gauche et laisse le commandement de son aile droite au colonel Desrouleaux. Dès le début de l'attaque, Jean-Baptiste Poparel fait défection et passe avec ses forces du côté espagnol. Toussaint lance alors l'attaque sur la position tenue par Vernet, qui se retrouve aussi menacé sur sa gauche par Poparel. Les républicains parviennent à tenir jusqu'au soir, mais ils finissent par se retirer à la tombée de la nuit pour se replier sur Ennery. Les troupes de Toussaint se rendent maîtres de Marmelade et s'emparent de toute l'artillerie républicaine, constituée d'une douzaine de canons.

Suites D'après les notes rédigées par Isaac Louverture, fils de Toussaint, le commissaire Polverel reçoit très mal le colonel Vernet au moment de son arrivée à Ennery : . Furieux, Vernet fait à son tour défection et part rejoindre les rangs de l'armée de Toussaint..... Dans les années qui suivent, Vernet devient général au service de Toussaint, dont il épouse l'une des nièces.

D'après Isaac Louverture, 300 hommes du régiment de Béarn rallient également le camp royaliste après la bataille. Ils prennent le surnom de et font leur service au quartier-général.. Toussaint fait rendre compte de sa victoire à Don Almonas, et par la suite de nombreux propriétaires blancs réfugiés à Saint-Raphaël font leur retour à Marmelade. Toussaint nomme les propriétaires blancs Gilbin et Copet à la tête du gouvernement civil de Marmelade, tandis que Poparel prend la tête de la garnison militaire. Il prend pour aides de camp Dubuisson, un officier du régiment de Béarn, natif de Bayonne, ainsi que Birete, un jeune propriétaire blanc de Marmelade. Il élève également au grade de sous-lieutenant Jacques Maurepas, un ancien sergent-major d'une compagnie de gendarmerie à pied, et l'attache à son état-major. Il prend aussi pour secrétaire Meline, un propriétaire blanc de Plaisance, et un blanc nommé Birote et Méharon.

Isaac rapporte que c'est à la suite de cette bataille que son père gagne son surnom de « Louverture » : .

Notes et références

Bibliographie

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Catégorie:Bataille de la révolution haïtienne Catégorie:Bataille de 1793 Catégorie:Juillet 1793