vignette|300px|Timbre poste haïtien représentant Louis Daure Lamartinière et sa femme, Marie-Jeanne Lamartinière défendant le fort de la Crête à Pierrot. Le siège de la Crête-à-Pierrot se déroula du 4 au , pendant l'expédition de Saint-Domingue au cours de la révolution haïtienne.
Prélude Le , Toussaint Louverture quittait le fort et en laissait le commandement à Jean-Jacques Dessalines qui fit réparer les murs du fort et creuser des tranchées. Le fort disposait de 600 à commandés par Jean-Jacques Dessalines, plus tard renforcés par 500 hommes commandés par le chef de brigade Louis Daure Lamartinière. Le , Dessalines fit exécuter tous les colons Blancs de Petite Rivière ainsi que les prisonniers pris dans la plaine du Cul-de-Sac, seuls le médecin naturaliste Michel Étienne Descourtilz et les musiciens de l'orchestre de Toussaint furent épargnés. Dessalines se mit ensuite en marche avec l'intention d'incendier la ville de Mirebalais.
Bataille de La Crête à Pierrot Le , l'avant-garde française forte de commandée par le général Debelle atteignait le fort de la Crête à Pierrot. À la vue des blancs massacrés, les Français, furieux, passèrent aussitôt à l'attaque, bien que n'étant à ce moment que 300. Les hommes de Lamartinière se jetèrent dans les tranchées et bombardèrent les Français avec leur artillerie, puis les cavaliers de la garde d'honneur de Toussaint firent une contre-attaque qui mit les Français en fuite. 400 d'entre eux furent tués ou blessés, et le général Debelle fut grièvement blessé.
Pendant ce temps, le général Dessalines, poursuivi par Donatien de Rochambeau, faisait marche dans les montagnes de Grand Cahos, massacrant de nombreux colons français. Le , le général Boudet reprenait Mirebalais, incendiée. Puis, le , il s'empara de Verrettes, où 800 civils blancs avaient été massacrés. Le Dessalines regagnait le fort et exhorta ses troupes : Personne ne réagit. Dessalines, la torche à la main, menaça également de faire sauter le dépôt de munitions si les soldats français parvenaient à entrer dans le fort.
Deuxième assaut Le , un nouvel assaut sur le fort, mené par le capitaine général Leclerc, échoua également. La brigade Boudet perdit 480 hommes tués ou blessés ; celle de Dugua, . Les trois généraux avaient en outre été blessés : Leclerc avait été touché à l'entrejambe, Dugua avait été atteint mortellement de deux balles et Boudet avait été blessé au talon.Lacroix restait à ce moment le seul général valide ; il décida d'opérer des missions de reconnaissance avant d'opérer une nouvelle attaque de grande envergure, cependant ses troupes étaient constamment harcelées par des ouvriers agricoles embusqués. Après ce combat, Dessalines, quitta le fort et se rendit à Plassac afin d'y chercher des munitions, mais arrivé sur les lieux, il constata que le dépôt avait été incendié par les hommes du général Boudet.
Le , une autre tentative de Rochambeau contre les redoutes fortifiées du fort, défendues par 200 hommes commandés par Lamartinière, échoua à nouveau et coûta 300 hommes aux Français. Le général Lacroix écrivit : De plus les soldats français étaient étonné par le comportement d'une femme qui exhortait, du haut des remparts, ses frères d'armes à continuer le combat. Cette femme s'appelait Marie-Jeanne Lamartinière, elle était l'épouse du commandant du fort Louis Daure Lamartinière. Biographie de Marie-Jeanne Lamartinière..
Blocus du fort Tous les assauts ayant échoué, les Français se résolurent à faire le blocus et pendant trois jours et trois nuits, bombardèrent le fort à tirs de mortier. À l'intérieur la situation des rebelles était cependant très difficile, ils avaient 500 hommes tués ou blessés sur 900. Présent dans le fort, le médecin Descourtilz rapporte :
Évacuation du fort Le , Dessalines attaqua les troupes du général Hardy à Morne Nolo afin de rejoindre les assiégés, mais fut repoussé avec perte de 100 hommes tués. Le , les assiégés, à bout, décidèrent d'évacuer le fort. Menés par Lamartinière, ils effectuèrent une sortie de nuit et parvinrent à percer les lignes françaises qui encerclaient le fort. Le général Lacroix rapporte :
Les Français s'emparèrent ensuite du fort, le général Lacroix rapporte :
Les rebelles blessés furent massacrés sur ordre du général Rochambeau. Toussaint, arrivé trop tard pour rejoindre les assiégés, rejoignit Dessalines sur les pentes Morne Calvaire, puis ils se replièrent sur la plantation Chassériau, près de Grands Fonds dans les montagnes du Petit Cahos. Les Français regagnèrent Port-au-Prince, le général Lacroix fit marcher ses hommes en formation carrée au centre évidé pour que les habitants ne s'aperçoivent pas de l'importance des pertes françaises. vignette|centre|300px|Plan du siège de la Crête à Pierrot
Bibliographie , . , . : consultable sur le site de manioc.org..
Notes Madison Smatt Bell. Victor Schœlcher.
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