Cet article présente les faits marquants de l'année 2010 au Maroc ou relatifs au Maroc. Événements

Janvier 2010 Mercredi : un hélicoptère de la Gendarmerie royale — de type Gazelle — s'est écrasé dans la nuit de mardi à mercredi au cours d'un entraînement au vol en formation, près de la localité de Sidi Allal Bahraoui. L'hélicoptère a été contraint de faire un atterrissage d'urgence dans la forêt de la Maâmora « mais ses pales ont touché les arbres et provoqué sa chute brutale ». Ses deux occupants ont été tués Ville de Rabat.ma, Deux morts dans l'accident d'un hélicoptère de la Gendarmerie royale.

Février 2010 Jeudi : un missionnaire américain d'une cinquantaine d'années, accusé de prosélytisme chrétien, auprès de 14 marocains de la petite ville d'Amizmiz (55 km au sud de Marrakech), est expulsé du Maroc, via l'aéroport de Marrakech. En , 5 ressortissants étrangers avaient été expulsés du Maroc pour des motifs similaires Le Figaro.fr, Expulsion d'un missionnaire américain pour prosélytisme chrétien.

Jeudi : la Direction générale de la sûreté nationale annonce le démantèlement d'un réseau d'immigration clandestine qui faisait passer en Europe et au Canada des ressortissants afghans et turcs munis de faux passeports afghans et britanniques. En général, les migrants en provenance d'Asie arrivent au Maroc soit par avion depuis le Golfe soit par voie terrestre en traversant plusieurs pays africains notamment l'Algérie.

Vendredi : l'effondrement du minaret de la mosquée Bab Berdieyinne, une mosquée historique de la médina de Meknès, cause la mort de 41 personnes et fait 76 blessés. Il s'agit de la plus importante catastrophe qu'ait connue le Maroc.

Samedi : plus de six tonnes de résine de cannabis, « soigneusement dissimulées dans des caisses de papiers pour imprimantes », et destinées à l'Espagne ont été saisies cet dans le port de Casablanca par la douane. Selon les Nations unies, le Maroc était jusqu'en 2007 le plus important producteur de cannabis au monde, dont le kif qui sert à sa production et cultivé depuis le dans le Rif, sur hectares en 2009 contre en 2003.

Dimanche : 59 migrants originaires de plusieurs pays d'Afrique subsaharienne ont été interceptés en Méditerranée, à 80 km à l'est d'El Hoceima par la marine royale, alors que leur embarcation, de type Zodiac, se dirigeait vers les côtes espagnoles. Parmi ces clandestins, figurent huit femmes et un nourrisson.

Mars 2010 Lundi : affaires de viol révélés au lycée français de Marrakech Le Figaro.fr, Lycée français de Marrakech : plainte pour viol .

Mercredi : l'ouverture à partir d'avril du nouveau port de commerce Tanger-Med, réalisé 40 km plus à l'est, permettra d'absorber d'ici fin octobre, toute l'activité commerciale du port de Tanger-ville et tout le trafic maritime maritime avec l'Europe. L'ancien port Tanger-ville sera réaménagé à partir de 2011 pour devenir « l'un des premiers ports de plaisance et de croisière en Méditerranée ». Pour cela, le roi Mohammed VI a présidé à Tanger la création de la Société d'aménagement et de reconversion de la zone portuaire, une entreprise publique dotée d'un capital de 600 millions de dirhams (près de 60 millions d'euros). La nouvelle infrastructure, selon lui, sera dotée « d'espaces pour l'accueil de paquebots et des bateaux de plaisance », d'un port de pêche ainsi que d'une zone réservée aux activités hôtelière, touristique et culturelle. Tanger est la principale porte du Maroc sur l'Europe dont elle est séparée de 14 km et l'ambition des autorités est « de redonner à la cité du Détroit sa place historique au sein des plus grandes cités méditerranéennes » Le Figaro.fr, Reconversion du port de Tanger-ville.

Jeudi : les autorités judiciaires annoncent l'arrestation d'un ressortissant français d'origine maghrébine et de son épouse marocaine et leur incarcération à la prison de Salé. Ils sont soupçonnés de recruter des kamikazes pour le djihad (la guerre sainte) Le Figaro.fr, Un Français arrêté au Maroc.

Lundi : l'ONG Portes Ouvertes, qui défend les chrétiens dans le monde, exprime son inquiétude au sujet de la hausse, selon elle, d'actes antichrétiens au Maroc d'où ont été récemment expulsés de nombreux missionnaires étrangers, accusés de prosélytisme et se demande si « le Maroc serait en train de faire marche arrière dans sa volonté d’ouverture et de respect des droits de l’Homme ». Selon l'ONG, 20 personnes, dont cinq couples ayant adopté des enfants, sont visées par la mesure d'expulsion qui s'inscrit, ont indiqué les autorités marocaines, dans le cadre de la « lutte menée contre les tentatives de propagation du credo évangélique, visant à ébranler la foi des musulmans » Le Figaro.fr, Maroc: Des actes anti-chrétiens dénoncés par l'ONG "Portes ouvertes".

Mardi : les pluies diluviennes accompagnées de vents violents ont causé la mort d'au moins 10 personnes dans différentes régions du Maroc à la suite des inondations et glissements de terrain, dans la commune de Ksiba (250 km au sud-est de Rabat), dans les villes de Taza (nord-est), de Midelt (centre) et de Khénifra (centre). Les précipitations qui continuent de tomber depuis plusieurs semaines sur le Maroc ont aussi causé des dégâts matériels importants : effondrement de maisons, destruction de ponts et coupure d'électricité. Des milliers d'hectares de cultures ont également été inondés, des routes coupées et de nombreuses familles déplacées et hébergées dans des centres d'accueil.

Lundi : le président gabonais Ali Bongo est en visite officielle de trois jours au Maroc à l'invitation du roi Mohammed VI.

Avril 2010

Dimanche : Le Maroc annonce avoir envoyé au Niger une importante aide humanitaire pour permettre à ce pays de faire face à une grave crise alimentaire. Cette aide composée de denrées alimentaires et de médicaments a été acheminée à la demande du roi Mohammed VI par 3 avions.

Mai 2010

Juin 2010

Juillet 2010

Août 2010 Mercredi : le ministère de l'Intérieur annonce avoir démantelé une « cellule terroriste » et avoir arrêté 18 ressortissants marocains, dont trois anciens détenus islamistes, pour leur « implication dans des affaires de terrorisme » : « Les membres de cette cellule s'apprêtaient à commettre des actes de terrorisme et de sabotage à l'intérieur du territoire national et contre les intérêts étrangers au Maroc ».

Jeudi : les pluies torrentielles accompagnées de fortes chutes de grêle qui se sont abattues la nuit précédente dans la région de Guercif (nord-est) ont fait un mort, 18 blessés et des dégâts matériels importants sur les maisons et les routes.

Lundi : à la suite de plusieurs incidents frontaliers, entre la police espagnole et des ressortissants marocains à Ceuta et Melilla, deux enclaves revendiquées par le Maroc, les ministres de l'Intérieur des deux pays se rencontrent à Rabat et décident, dans un souci « d'apaisement », de « rehausser » leur niveau de coopération en matière de sécurité. L'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental est l'objet d'un conflit entre le Front Polisario, partisan de l'indépendance, et le Maroc, qui a annexé ce territoire en 1975 et propose une autonomie élargie.

Dimanche : 11 militants espagnols pro-sahraouis de l'association "SaharAcciones" dénoncent avoir été brutalement interpellés, à Lâayoune principale ville du Sahara occidental et auraient subi de mauvais traitements, après avoir tenté de manifester « en faveur du peuple sahraoui et des droits de l'homme ».

Mardi : le porte-parole du gouvernement marocain déclare que la manifestation des 14 militants espagnols interpellés samedi soir au Sahara occidental « était un acte ridicule, illicite et provocateur dans la mesure où ses auteurs ont violé le sentiment du peuple marocain […Ils] se sont couverts de ridicule parce qu'ils étaient persuadés qu'ils allaient être accueillis par le peuple marocain comme des libérateurs […] Nous serions curieux de savoir quelle serait la réaction des ONG espagnoles si des ONG marocaines, entrées en Espagne comme touristes, avaient organisé des manifestations illégales pour réclamer l'indépendance du pays basque […] La réaction unanime du peuple espagnol serait contre et il aurait raison. Ce qui est valable en Espagne ne serait il pas valable au Maroc ? ». La diplomatie espagnole juge « close » cette affaire après avoir reçu des explications satisfaisantes du gouvernement marocain.

Septembre 2010 Mercredi : un car transportant des Portugais depuis l'enclave espagnole de Ceuta vers Tétouan glisse dans un ravin, à cause de la pluie et d'un excès de vitesse, causant la mort de 9 personnes dont 7 femmes et une adolescente et faisant 11 blessés. Le véhicule circulait au sein d'un convoi de plusieurs autobus.

Vendredi : la marine marocaine a secouru une embarcation en difficulté au large de Kénitra sur laquelle étaient montés 22 Marocains candidats à l'immigration clandestine vers le sud de l'Espagne.

Lundi : le roi Mohammed VI et le président français Nicolas Sarkozy se sont officiellement rencontrés à New York, pour s'entretenir de la question du Sahara occidental et de la sécurité dans la région Le Figaro.fr, Entretien entre Mohammed VI et Sarkozy .

Mardi : France Télécom, allié à FinanceCom et au groupe Caisse de dépôt et de gestion, annonce l'acquisition de 40 % du deuxième opérateur de téléphonie au Maroc, Médi Télécom, pour un montant de 640 millions d'euros. Cet opérateur gère plus de 10 millions d'abonnés à la téléphonie mobile, soit environ 37 % de parts de marché, et a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires de 5,3 milliards de dirhams (465 millions d'euros).

Octobre 2010 Vendredi : le magazine Nichane, version arabophone laïque et moderniste de l'hebdomadaire francophone TelQuel, arrête sa publication pour cause de faillite qui selon les responsables résulterait d'un « boycott publicitaire persistant initié par le holding royal ONA/SNI (…), étendu à de multiples grands annonceurs étatiques, paraétatiques et proches du pouvoir […] à cause de son indépendance et de ses positions éditoriales souvent critiques à l'égard du pouvoir marocain ». Nichane était le premier hebdomadaire arabophone avec exemplaires vendus par semaine et cinq fois plus de lecteurs Le Monde.fr, "Nichane", premier hebdo arabophone du Maroc, disparaît.

Vendredi : l'Union européenne appelle le Maroc à abolir la peine de mort, indiquant qu'une telle décision « serait la démonstration de valeurs partagées dans le cadre du statut avancé » dont bénéficie le royaume depuis fin 2008 ce qui en fait un partenaire privilégié des 27, notamment sur le plan économique. Dans son communiqué, l'UE précise « se réjouir du fait que le royaume du Maroc applique de facto un moratoire sur la peine capitale depuis 1993 et qu'un débat se soit ouvert sur ce thème ». Deux condamnations à mort ont eu lieu au Maroc depuis 1973, la dernière en 1993.

Dimanche : le député islamiste, Mustapha Ramid, du Parti justice et développement, a critiqué l'appel de l'Union européenne d'abolir la peine de mort, accusant l'UE d'« ingérence dans les affaires internes » du royaume : « Nous ne sommes pas membres de l'UE pour qu'on nous impose ce qui est imposé à ses membres. Nous refusons catégoriquement cette ingérence dans les affaires internes du Maroc […] L'UE n'a pas à légiférer à la place du Maroc, n'a pas à déterminer ce qui est bon ou mauvais pour lui. C'est une attitude colonialiste et nous la refusons […] Au PJD, nous avons toujours exprimé nos réserves quant à ce statut avancé, qui nous semble ambigu. Il faut plutôt que les conditions de procès équitables soient réalisées, quels que soient les jugements » Le Figaro.fr, Peine de mort/Maroc: l'UE critiquée .