La Coalition avenir Québec (CAQ, ) est un parti politique québécois. Ayant actuellement à l'Assemblée nationale, la CAQ forme un gouvernement majoritaire depuis les élections générales québécoises du . Sa cheffe, Christine Fréchette, est l'actuelle première ministre du Québec. Les sympathisants de la CAQ sont appelés caquistes.
La Coalition avenir Québec est fondée en par un groupe de personnalités dirigé par l'homme d'affaires et ancien ministre péquiste François Legault et le lobbyiste Charles Sirois. La CAQ est reconnue comme un parti politique le . Le , elle absorbe l'Action démocratique du Québec. La CAQ fait son entrée à l'Assemblée nationale comme deuxième opposition à la suite des élections générales québécoises de 2012. Elle restera deuxième opposition à la suite de l'élection de 2014.
L'effondrement de l'appui aux partis dits « traditionnels » aux élections générales québécoises de 2018 porte la CAQ au pouvoir avec 37,42 % des suffrages et à l'Assemblée nationale. Il s'agit de la première fois depuis 1970 qu'un parti politique autre que le Parti libéral du Québec ou le Parti québécois détient une majorité de sièges à l'Assemblée nationale.
Décrite comme de centre droitLa CAQ rejette les étiquettes de gauche, de droite et se décrit comme « nationaliste », toutefois elle est communément décrite comme de centre-droit dans la presse internationale, les médias et dans la littérature politique., la CAQ défend plusieurs positions héritées de l'Action démocratique du Québec, notamment l'autonomisme québécois et le libéralisme économique.. Sur le plan constitutionnel, le chef François Legault s'est prononcé ouvertement contre la souveraineté du Québec. et, bien qu'il rejette « l'étiquette fédéraliste », le parti souhaite officiellement une « réconciliation durable avec le reste du Canada ». Depuis son élection, le gouvernement Legault a notamment aboli les commissions scolaires francophones, a adopté la Loi sur la laïcité de l'État ainsi que la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français, et réduit les seuils d'immigration permanente. En éducation, la CAQ souhaite établir la prématernelle à , l'éducation obligatoire jusqu'à et souhaite prioriser l'enseignement du génie, des technologies et des sciences de la santé au sein des établissements d'enseignement supérieurhttps://coalitionavenirquebec.org/fr/idees/favoriser-reussite-scolaire/ CAQ - Favoriser la réussite scolaire..
Historique Fondation de la Coalition pour l'avenir du Québec
En , un groupe de personnalités québécoises influentes se rencontrent à la maison d'Outremont de l'ex-ministre péquiste et homme d'affaires François Legault pour discuter de la création d'un nouveau groupe politique. L'ébauche du manifeste commence à circuler dans les médias dès .
Le , lors d'une conférence de presse tenue au Musée de la place Royale à Québec, François Legault annonce la création et publie le manifeste d'un nouveau groupe de réflexion politique nommé la Coalition pour l'avenir du Québec. Cet évènement suit de quelques jours la diffusion d'une vidéo sur la plateforme YouTube dans laquelle il exprime ses intentions aux côtés de l'homme d'affaires Charles Sirois, alors président du conseil de la banque CIBC. Si le mouvement se veut apolitique et non partisan, l'éventuelle création d'un parti politique n'est pas exclue par François Legault..
En plus de ces deux fondateurs, la Coalition pour l'avenir du Québec dévoile un manifeste signé par 10 autres personnalités : Bruno-Marie Béchard Marinier, Lionel Carmant, Jean Lamarre, Sylvie Lemaire, Michel Lemay, Chantal Longpré, Marie-Eve Proulx, Stéphanie Raymond-Bougie, Anie Samson et Jean-François Simard. Deux signataires, Joseph Facal et Christian Dufour, ont retiré leur signature avant la publication, par désaccord politique avec la version finale du manifeste.
Le manifeste Le manifeste de la Coalition pour l'avenir du Québec décrit le Québec du début du millénaire comme une nation en « déclin tranquille » aux prises avec des problèmes de décrochage scolaire chez les jeunes hommes, moins de « richesse collective » que dans le reste de l'Amérique du Nord, des services publics « à bout de souffle » et des « difficultés croissantes d’insertion » pour les immigrants.
Pour réaliser un « redressement », la société québécoise doit retrouver «confiance en l'avenir et en [elle-même]». Pour ce faire, il faut délaisser les « façons de faire du passé » et «mettre en place des solutions mieux adaptées aux réalités d’aujourd’hui ». Parmi ces solutions, le manifeste nomme l'éducation comme sa priorité et souhaite la revalorisation de la profession d’enseignant, demande d'offrir de meilleurs salaires et corriger le « sous-financement des universités québécoises ». La coalition soulève aussi la question de l'importance de la Charte de la langue française, des sélections et formations « plus exigeantes » pour les enseignants et la décentralisation des décisions dans le système de santé. L'État doit être géré de façon plus « rigoureuse », les finances publiques doivent être assainies. Il faut aussi «établir un climat résolument favorable aux investissements privés » en passant en revue les « manières d’imposer les entreprises et les individus ». Le manifeste se termine en appelant aux «fédéralistes comme aux souverainistes» et « ceux pour qui ces étiquettes ne sont pas les plus déterminantes» de se rassembler autour des objectifs présentés dans le manifeste.
Réception Pour les militants souverainistes, la création d'un mouvement politique qui défend le statu quo constitutionnel par un ex-ministre péquiste est accueillie avec déception et est critiquée pour son « défaitisme ». Au début de 2011, l'Action démocratique du Québec n'entend pas rejoindre un éventuel nouveau parti que François Legault pourrait créer et prétend que l'ADQ est le vrai moteur du changement au Québec.
Le manifeste est accueilli avec scepticisme par les syndicats de l'enseignement, dont la Fédération des syndicats d'enseignement, qui critique le bilan de François Legault comme ministre de l'Éducation de 1998 à 2002. Lors d'une conférence de presse commune le , la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) dénoncent les propositions de la CAQ en éducation en indiquant que ces dernières « vont créer plus de problèmes qu'elles ne vont en régler ».
Négociation avec l'Action démocratique du Québec Après la parution du manifeste, les opinions divergent à l’intérieur de l'ADQ sur une fusion potentielle avec le mouvement de Legault. Les réticences s'articulent sur deux axes : on réclame que le mouvement défende la place plus importante du secteur privé dans le milieu de la santé et l'abolition des commissions scolaires.
Le , la « Coalition pour l'avenir du Québec » se transforme en parti politique. Elle lance sa plateforme dix jours plus tard, annonçant du même coup son changement de nom pour « Coalition avenir Québec ». Le parti annonce en plus des quatre priorités ci-dessus un cinquième point, la lutte à la corruption, par l'annonce de la création d'un poste de commissaire à l'intégrité de la vie publique. Elle réitère son engagement à
Le , la Coalition avenir Québec annonce son intention d'accueillir l'ensemble des membres d'un parti existant, l'Action démocratique du Québec« L'ADQ se joint à la CAQ de François Legault », sur http://www.radio-canada.ca, le 14 décembre 2011..
Le , alors que l'accord de fusion doit encore être ratifié par les militants de l'ADQ, quatre députés indépendants annoncent leur ralliement à la CAQ. Il s'agit d'Éric Caire et Marc Picard, ex-adéquistes et de Daniel Ratthé et Benoit Charette, ex-péquistes.. Le , François Rebello, un autre député péquiste, quitte son caucus, pour rejoindre la CAQ..
Le , alors que l'intégration de l'ADQ est maintenant chose faite, François Legault annonce la formation du comité exécutif national de la nouvelle formation politique.
Campagne électorale de 2012 Le , la Coalition avenir Québec a lancé une tournée régionale, menée par le député André Lamontagne, sur le thème « Cap sur nos régions » qui l'a mené dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord.. L'objectif visé est de proposer une vision pour les régions, assorti d’un plan de développement économique régional qui s’articulera autour de leurs besoins et de leur potentiel. Par la suite, la tournée s'est rendue en Abitibi, en Outaouais. et en Mauricie.. .
Élections générales québécoises de 2014
Élections générales québécoises de 2018 C'est sous le slogan « L'équipe du changement » que la Coalition avenir Québec va mener, en 2018, sa campagne électorale au Québec.
Au soir de l'élection, la CAQ obtient sur 125. Concernant le vote populaire, les candidats caquistes rassemblent un total de , soit plus de 37 % des suffrages exprimés. Ce score permet à son chef, François Legault, de former un gouvernement majoritaire dont il sera le premier ministre.
Élections générales québécoises de 2022
Structure et fonctionnement vignette|La constitution de la CAQ nomme François Legault comme chef de la CAQ « jusqu’au moment où la fonction de chef devient vacante ». La structure de la Coalition avenir Québec est définie par sa constitution permanentehttp://coalitionavenirquebec.org/wp-content/uploads/2015/09/constitution_coalitionavenirquebec_v105.pdf. Erreur 403 forbidden. Selon celle-ci, François Legault est désigné en tant que chef du parti jusqu'à ce que cette fonction soit vacante. Comme chef, il occupe automatiquement un siège dans toutes les commissions et comités, avec le droit de vote dans chacun de ces instances.
Le Conseil exécutif national de la CAQ, composé de 11 membres, dirige le parti. Il inclut le chef François Legault, le président de la CAQ, élu au Congrès des membres, le secrétaire-trésorier, nommé par le chef, le représentant du caucus des députés, désigné par l’aile parlementaire, les 4 vice-présidents régionaux élus par les membres et les présidents des trois commissions permanentes du parti.
Les trois commissions permanentes du parti sont : la Commission politique - qui prépare et propose le programme du parti. la Commission juridique - qui conseille les instances et rédige les règlements la Commission de la relève - qui regroupe les membres de moins de 30 ans
La Coalition avenir Québec organise un congrès tous les deux ans pour adopter les propositions visant à définir le programme politique ou nommer un président. En cas de vote de confiance où François Legault ne recueille pas la majorité, le congrès a le pouvoir de destituer le chef du parti.
Chaque année, un conseil général se réunit sur demande du Conseil exécutif central. Il est composé des membres du Conseil exécutif national, de quatre membres par Comité d’action local avec droit de vote, des membres des commissions permanentes, du caucus du parti à l’Assemblée nationale du Québec, des candidats officiellement nommés du parti, et des candidats de la dernière élection générale qui sont toujours membres de la CAQ.
Instances locales La CAQ établi un Comité d'action local (CAL) dans chaque circonscription électorale. Le Comité d'action local (CAL) est formé par des membres élus tous les deux ans lors de l'assemblée générale régulière de la circonscription. Tout membre en règle peut être candidat à un poste électif du CAL.
Positionnements politiques Orientation politique La Coalition avenir Québec est généralement identifiée en science politique comme un parti de centre-droit ou de droite héritier de l'Action démocratique du Québec et rassemblant plusieurs personnalités du monde des affaires et personnalités auparavant affiliées au Parti conservateur du Canada. Le premier ministre François Legault a laissé entendre lors de la campagne électorale fédérale de 2021 que le Québec serait mieux servi par l’élection d’un gouvernement minoritaire conservateur au fédéral..