Antoine Jean Galiot Mandat de Grancey (, région parisienne – , Paris), chevalier, seigneur de Berny-en-Santerre et des PinsÉtrennes à la noblesse, contenant l'état actuel des maisons des princes souverains de l'Europe ..., . dans le Vendômois, était un commandant général de la Garde nationale de Paris durant la Révolution française de 1789.

Biographie Antoine Galiot Mandat, né en , est le fils de Marie Anne Cherouvrier des Grassières, et de Galiot V Mandat (1683-1755), baron de Nully, seigneur de Berny, maître des requêtes ordinaires de l'Hôtel du roi.

À partir de ses vingt-deux ans, Mandat sert dans la des mousquetaires de la Garde ordinaire du roi (depuis le jusqu'au ). À cette date, il devient enseigne à drapeau au régiment des Gardes françaises, puis il est enseigne à Pique, le , et sous-lieutenant, dans le même régiment, le .

En , il épouse Angélique Simone Boucher, fille du doyen de la Chambre des enquêtes au Parlement de Paris. Leur fille épousera Edmond de Favières.

En 1789, alors qu'il a 58 ans, et qu'il est chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-LouisNobiliaire universel de France ou Recueil général des généalogies historiques des maisons ..., 367., il quitte le régiment des Gardes françaises, où il est capitaineÉtat de la France en 1789, Par Paul Boiteau d'Ambly, (ou colonel retiré du service, selon La Chenaye-DesboisDictionnaire généalogique... 3e éd. Paris, 1863-1876, tome 13, 258-259.), et il devient chef de la IVe légion de la Garde nationale, une milice civile.

C'est lui qui est chargé de la défense des Tuileries lors de l'insurrection du 10 août 1792. Ayant peu de gardes à son service, Mandat s'est surtout proposé de défendre les cours où il a posté des Suisses et des grenadiers. Il a massé des gardes nationaux dans le jardin et placé des canons au Pont-Neuf et à l'Arcade Saint-Jean, derrière l'hôtel de ville de Paris, pour arrêter les émeutiers à leur descente des faubourgs, comme l'indique Lamartine dans son Histoire des Girondins. Convoqué à l’hôtel de ville par le maire de Paris, Pétion, qui souhaite neutraliser ainsi la Garde nationale postée au palais des Tuileries, il y est assassiné. Il meurt donc avant l’attaque organisée du palais, en laissant ses défenseurs sans chef.

Famille Eugène Antonin Mandat de Grancey : son petit-neveu, colonel des mobiles de la Côte-d'Or, tué à la bataille de Champigny, le dont une rue de Paris porte son nom Eugène Antonin de Mandat-Grancey. Marie de Mandat-Grancey, religieuse Edmond de Mandat-Grancey, officier de marine, journaliste, écrivain

Notes et références

Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z)

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