vignette| La romanisation (ou latinisation) est la transcription ou la translittération d'une écriture non latine vers l'écriture latine. Elle aide à rendre le texte prononçable à des personnes uniquement familières avec l'alphabet latin, facilitant ainsi la communication interculturelle et le traitement des données. Contrairement à la traduction d'un mot ou d'une expression, la romanisation préserve au mieux sa phonétique sans les traduire.

Exemples L'expression "Dieu est plus grand" s'écrit "ٱللَّٰهُ أَكْبَرُ" en arabe. Ses romanisations habituelles sont : "Allahou akbar" et "Allah akbar".

Suivant la langue maternelle des lecteurs, la romanisation peut différer. Ainsi l'arabe "ابن" (fils de), est transcrit par "ibn". Comme le son i n'est pas prononcé en langage dialectal, il en résulte une transcription courante par "ben" pour les francophones (influence de l'arabe maghrébin) , mais par "bin" pour les anglophones (influence de l'arabe oriental).

Normes de romanisation des langues altaïques Coréen : McCune-Reischauer ; romanisation révisée du coréen ; romanisation Yale (voir l'article en anglais). Gök-oğuz : romanisation officielle du gök-oğuz cyrillique en Territoire autonome gök-oğuz (Moldavie). Mongol : MNS, romanisation officielle du mongol cyrillique en République mongole ; VPMC, romanisation du mongol en écriture mongole. Turc : la révolution des signes qui a fait évoluer la langue turque vers l'alphabet romain avec diacritiques.

Normes de romanisation des langues austroasiatiques Khmer : voir Romanisation du khmer ou, en chinois . Vietnamien : quốc ngữ : romanisation et orthographe officielle.

Normes de romanisation des langues austronésiennes Indonésien : graphie « Van Ophuijsen » : en usage à partir de 1901, c'est la graphie du néerlandais appliquée au malais, langue véhiculaire et administrative dans ce qui était encore les Indes néerlandaises ; graphie « républicaine » : introduite le par le gouvernement de la république d'Indonésie, elle se caractérise par quelques modifications de la graphie Van Ophuijsen, dont la plus notable est le remplacement de l'« oe » néerlandais par le « u ». On l'appelle plutôt graphie « Soewandi », d'après le ministre de l’Éducation de l'époque ; Ejaan Yang Disempurnakan (graphie perfectionnée), introduite en 1972 en remplacement de la graphie Soewandi et en vue d'harmoniser la graphie avec celle du malaisien.

Normes de romanisation des langues chamito-sémitiques Groupe égyptien la transcription des hiéroglyphes Langues sémitiques la transcription des langues sémitiques et la norme ISO 259

Normes de romanisation des langues dravidiennes Langues dravidiennes ISO 15919

Normes de romanisation des langues hmong-mien Langues hmong : Ntawv Savina (ou hmong vietnamien, Homer-Dixon) (Barney-Smalley-Bertrais) Ntơưr Hmôngz (RPA hmong vietnamien)

Normes de romanisation des langues indo-européennes Langues helléniques : romanisation du grec. Langues romanes orientales : romanisation du roumain (écrit en caractères gréco-slavons avant 1852) ; romanisation du moldave (roumain écrit en caractères cyrilliques en Russie de 1838 à 1917 et en URSS de 1938 à 1989). Langues balto-slaves : romanisation du cyrillique ; romanisation du bulgare ; romanisation de l'ukrainien. : Le serbe s'écrivant en caractères latins et en cyrillique, la romanisation du serbe est simplement la notation latine. Langues indo-aryennes : ISO 15919. Langues indo-iraniennes : Romanisation du kurde

Normes de romanisation des langues japoniques L' appartenance ou indépendance des langues japoniques aux langues altaïques est controversée (voir ces deux articles). Japonais :

, , , Langues ryūkyū : Okinawaïen : Miyako

Normes de romanisation des langues sino-tibétaines La romanisation de la langue chinoise désigne en même temps cette transcription et le projet ambitieux de « moderniser » la langue en l'écrivant avec l'alphabet latin, sous l'égide de la république de Chine, dès sa fondation en 1912 avec la Commission sur l'unification de la prononciation, puis de la république populaire de Chine après 1949.

Langues chinoises : Mandarin (voir aussi Comparaison des systèmes de romanisation du mandarin) Mandarin standard EFEO Gwoyeu Romatzyh () Latinxua Sinwenz Lessing-Othmer Mandarin Phonetic Symbols II Pinyin () Pinyin postal Romanisation Yale Tongyong Pinyin () Wade-Giles Mandarin du Sud-Ouest Cantonais (ou Yue, ) - voir Romanisation cantonaise Barnett-Chao Gouvernement de Hong Kong Jyutping () Meyer-Wempe Pinyin cantonais () Romanisation Yale Sidney Lau langues min (, ) minbei ( ou min du Nord) Kienning Colloquial Romanized mindong ( ou min oriental) Bàng-uâ-cê (BUC, ou en anglais ) minnan ( ou min du Sud) Hainanais Hainanhua Pinyin Fang'an Hokkien (Taïwanais, minnan du Fujian insulaire (République de Chine et minnan du Fujian continental (République populaire de Chine)) Pe̍h-ōe-jī () Teochew (ou chaozhou) Peng'im () Hakka ( en mandarin ) Kejiahua Pinyin Fang'an Pha̍k-fa-sṳ Wu (, voir Romanisation du wu) Ngu (dialectes de Hangzhou, Shanghai, Suzhou, Wenzhou) la méthode phonétique latine de Shanghaïen () Xiang () Pinfa (C. F. Lau, ou Liu Zin) Langues bodiques Tibétain Pinyin tibétain ou zangwen pinyin (), romanisation officielle de la république populaire de Chine, la seule à retranscrire les tons du Tibétain central (Lhassa etc). Phonétique simplifiée THL, une des plus couramment utilisées dans les ouvrages occidentaux de nos jours. Translittération Wylie, une plus anciennes, translittérant toutes les lettres, dont celles qui ne sont pas prononcées.

Romanisateur de texte Le romanisateur de texte est un logiciel de convertion de plusieurs écritures non latines vers l'alphabet latin en utilisant des algorithmes de translittération (mise en correspondance des lettres) ou transcription (mise en correpondance des sons). Il prend en charge le traitement automatique de tous les principaux systèmes d'écriture : grec, arabe, hébreu, cyrilique, chinois, coréen, etc.

Références

Voir aussi Liens externes Liste des normes de romanisation sur le site de la BNF

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