est un format ouvert de données pour les applications bureautiques : traitements de texte, tableurs, présentations, diagrammes, dessins et base de données bureautique. est la désignation d'usage d'une norme publiée par l' (OASIS) et dont l'appellation officielle est , également abrégée par le sigle ODF.
En France, le format 1.2 est le seul format recommandé comme format bureautique par le référentiel général d'interopérabilité depuis sa version 2.0 validé le . Ce référentiel gouverne les échanges entre administrations, et entre Administration et usagers (dont les contribuables).
Historique La spécification s'est très largement inspirée du format créé pour les premières versions de la suite bureautique libre . Les deux formats sont en effet fondamentalement similaires, tant par leur structure générale que par la liste des objets documentaires qu'ils permettent de représenter.
Successeur du format initial d', est avant tout proposé comme un format de convergence et d'interopérabilité entre logiciels bureautiques et, plus généralement, entre applications de traitement de documents. Il est compatible avec les normes de métadonnées du .
La mise en œuvre du format avait déjà été, en son temps, une innovation fondamentale, en ce sens qu'elle consacrait le principe d'un format bureautique formellement documenté et librement exploitable par des tiers. représente une extension de ce principe. En effet, non seulement il s'agit d'un format documenté, publié, librement exploitable, mais encore la spécification elle-même est sous le contrôle d'un organisme indépendant de tout éditeur de logiciel bureautique.
Un format ouvert et normalisé pour la bureautique représente le premier effort de normalisation des formats de fichier de la bureautique, si l'on met de côté la spécification Open Document Architecture (élaborée à partir de 1985 mais jamais réellement mise en œuvre sur le marché), chaque application bureautique ayant auparavant son format propre non interopérable. Un format ouvert pour la bureautique fait partie intégrante d'une stratégie de fourniture logicielle. Tim Bray utilise toujours la même image dans ses présentations : il pose la question , puis . Comme il reçoit beaucoup de réponses affirmatives à la première question, et peu à la seconde, il continue en disant
trouve son origine dans le format XML utilisé pendant plusieurs années par pour les versions 1.x.x d'. À ce stade, ce format n'est pas plus ouvert qu'un autre. Lorsque David Faure, pour l'avancement du projet KOffice, annonce sa volonté de coopérer au sein de l' (OASIS), en vue d'en faire un format ouvert apte à être utilisé par toute application bureautique, il est rejoint par des « poids lourds » de l'édition de logiciels informatiques comme Adobe Systems, Corel, IBM et Google.. Le comité ainsi constitué est renseigné sur les besoins des utilisateurs par de grands clients tels que Boeing, Intel, la , le ou la . Cet accord démontre une certaine lassitude, tant de la part des clients que des informaticiens, face aux formats fermés.
En , la version 1.0 de la spécification d' est approuvée par le comité de normalisation de l'OASISdisponible librement en téléchargement et est implémentable gratuitement par tous, comme le précisent les termes de la licence termes de la licence du format OpenDocument.
Bien qu'OASIS ait changé sa politique http://www.groklaw.net/article.php?story=20050222131432302 pour autoriser les techniques sous brevets RAND dans ses normes, le groupe de travail OASIS , pour sa part, est resté à l'ancienne politique de licence, libre.
En , est déposée une demande en certification auprès de l'ISO (Organisation internationale de normalisation). Celle-ci a été attribuée le . Le format est dorénavant une norme ISO.
De nombreux logiciels utilisent la norme OpenDocumentFellowship propose une liste plus complète d'application acceptant OpenDocument, principalement OpenOffice.org, LibreOffice (qui dérive d'OpenOffice.org), NeoOffice, StarOffice, KOffice. De nombreux éditeurs la soutiennent en l'utilisant (IBM, Novell et Sun). La demande grandissante d'interopérabilité dans les environnements bureautiques a conduit Microsoft à accepter, dans une certaine mesure, via un logiciel complémentaire de lire et d'enregistrer des fichiers au format OpenDocument dans certains composants de Microsoft Office (Word et Excel) Le convertisseur sur SourceForge, la qualité n'est cependant pas forcément au rendez-vousFramablog : Difficile de supporter Microsoft quand il supporte ainsi l'ODF, repris par toolinux.
En , OpenDocument 1.1, une nouvelle version de la norme, devient un standard Oasis. Elle devient un standard ISO en OASIS Mailing List Archives: ISO ODF 1.1 Amendment final ballot results.
Le , l' (OASIS) a accepté la norme 1.2 du format ODF OASIS Mailing List Archives : Approval of OpenDocument Version 1.2 as Committee Specification(CS). Et c'est le que l'organisme ISO fait de l'ODF 1.2. une de ses normes Site web de l'organisme ISO: ISO/IEC 26300-1:2015 Information technology -- Open Document Format for Office Applications (OpenDocument) v1.2 -- Part 1: OpenDocument Schema Site web de l'organisme ISO: ISO/IEC 26300-2:2015 Information technology -- Open Document Format for Office Applications (OpenDocument) v1.2 -- Part 2: Recalculated Formula (OpenFormula) Format Site web de l'organisme ISO: ISO/IEC 26300-3:2015 Information technology -- Open Document Format for Office Applications (OpenDocument) v1.2 -- Part 3: Packages
Le , la norme 1.3 est validée par l'OASISODF 1.3 is an OASIS Standard.
Le , la norme 1.4 est validée par l'OASISOASIS Approves Open Document (ODF) V1.4 Standard, Marking 20 Years of Interoperable Document Innovation.
Extensions de fichiers associées Le format OpenDocument regroupe les formats suivants (avec les extensions de documents associées) : + Formats de documents de la norme ODF Type de fichier Extension Type MIME Texte formaté.odtapplication/vnd.oasis.opendocument.text Tableur.odsapplication/vnd.oasis.opendocument.spreadsheet Présentation.odpapplication/vnd.oasis.opendocument.presentation Dessin.odgapplication/vnd.oasis.opendocument.graphics Diagramme.odcapplication/vnd.oasis.opendocument.chart Formule.odfapplication/vnd.oasis.opendocument.formula Base de données.odbapplication/vnd.oasis.opendocument.database Image.odiapplication/vnd.oasis.opendocument.image Document principal.odmapplication/vnd.oasis.opendocument.text-master
Il existe également des modèles dans . Un modèle est constitué d'informations sur le formatage de documents (comme les styles) sans qu'il ne contienne lui-même les données.
Les modèles faisant partie de la norme sont : + Formats des modèles de documents ODF Type de fichier ExtensionType MIME Texte formaté.ottapplication/vnd.oasis.opendocument.text-template Tableur.otsapplication/vnd.oasis.opendocument.spreadsheet-template Présentation.otpapplication/vnd.oasis.opendocument.presentation-template Dessin.otgapplication/vnd.oasis.opendocument.graphics-template
Ces différents formats sont basés sur les formats ZIP et XML
Description du format vignette|Contenu d'un fichier au format OASIS OpenDocument. Un format est une archive ZIP contenant un certain nombre de fichiers et de répertoires :
Fichiers XML content.xml meta.xml settings.xml styles.xml Autres fichiers mimetype layout-cache Répertoires Basic/ META-INF/ Thumbnails/ Pictures/ Configurations2/
Le format soutient une forte séparation entre contenu, mise en page et métadonnées.
content.xml C'est le fichier le plus important, il contient le contenu réel du document (excepté le contenu binaire telles les images qui sont stockées dans des fichiers séparés). La syntaxe tire son inspiration du HTML et, est compréhensible par un humain : <text:h text:style-name="Heading_2">Ceci est un titre</text:h> <text:p text:style-name="Text_body"/> <text:p text:style-name="Text_body"> Ceci est un paragraphe. L'information de mise-en-page est stockée à part dans le style "Text_body" (Corps de texte). La balise vide text:p au-dessus correspond à un paragraphe vide, c'est-à-dire à un saut de ligne. </text:p>
a été conçu pour permettre la conversion de ces données depuis plusieurs formats propriétaires (de Corel, le .doc de Microsoft Office…). Il reconnaît donc les fonctionnalités habituelles des suites bureautiques : plusieurs niveaux de chapitres, listes, paragraphes numérotés, liens, Ruby, références, signets, historique des changements… On y trouve également les mécanismes pour générer automatiquement les tables des matières, les index et les bibliographies.
styles.xml Un fichier est un ensemble d'objets décrits dans content.xml sur lesquels sont appliqués des styles définis dans le fichier styles.xml.
Un style est une collection de propriétés à la fois structurelles et de mise en forme. Une utilisation courante d'une application prenant en charge consiste donc à alterner entre la rédaction du texte et l'application de styles sur celui-ci.
Les styles s'appliquent sur toutes sortes d'objets : paragraphes, cadres, pages, caractères, numérotations, etc. Les propriétés qu'ils définissent sont entre autres : le type d'un texte (standard, titre, note de bas de page, etc.), les caractéristiques visuelles d'un texte (le choix de la police de caractères, la taille, l'alignement, la couleur, etc.), le type d'un compteur, l'ombrage d'une image, le nombre de colonnes d'une page, le sens d'écriture d'un cadre (par exemple, pour écrire du japonais à la verticale), etc. Les styles peuvent être créés pour toutes sortes d'usages et même avoir des propriétés conditionnelles. Pour les usages ponctuels de mise en forme, des styles automatiques, dépourvus de sens sémantiques, sont générés par le programme. L'abus de ces styles automatiques est considéré comme une erreur d'utilisation, surchargeant inutilement le document.
meta.xml
Ce fichier contient les métadonnées associées au document.
Une liste de champs prédéfinis fait partie du standard : application, titre, description, sujet, mots-clés, auteur initial, auteur, imprimé par, date de création, date de dernière modification, date de dernière impression, durée d'édition, modèle utilisé, rechargement automatique, langue, nombre d'éditions, durée totale d'édition, statistiques sur le document.
Les métadonnées permettent de gérer l'interopérabilité entre divers types de ressources informatiques.
Outils de développement
est conçu non seulement pour devenir un format commun pour les applications bureautiques du marché, mais aussi pour permettre la production ou l'exploitation automatique de documents dans le cadre de toutes sortes d'applications. L'objectif est de réaliser ces traitements en accédant directement aux fichiers, sans dépendre d'un logiciel bureautique quelconque, de manière à pouvoir développer des applications plus robustes, plus performantes et capables de s'exécuter dans d'autres environnements que les postes de travail des utilisateurs. Cet objectif concerne deux sortes d'applications, à savoir d'une part celles qui exploitent les données contenues dans les documents (traitement de formulaires, gestion électronique des documents), et d'autre part celles qui produisent ou modifient des documents à partir d'informations de gestion.
L'enjeu est important dans la mesure où il est de plus en plus nécessaire d'améliorer l'interopérabilité entre bureautique et système d'information.