Olmia est une ancienne piève de Corse. Située dans le nord-ouest de l'île, elle relevait de la province de Calvi sur le plan civil et du diocèse de Sagone sur le plan religieux.

Géographie vignette|Informations sur la pieve d'Olmia Olmia était l'une des composantes de la Balagna, ancienne province génoise qui comprenait vers 1520, les pievi de Toani, Aregnu, Santo Andrea, Pino et Ulmia CORSE : ELEMENTS POUR UN DICTIONNAIRE DES NOMS PROPRES.

La pieve qui comptait alors environ habitants, comportait les lieux habités suivants : Calensani, devenu aujourd'hui Calenzana (Calinzana en corse), la piévanie. L'église piévane Santa Restituta, avec les chapelles San Tume, San Martinu, San Biasgiu, Santa Maria di Medi Mesi, San Quilicu et San Michele, constituaient la pieve d'OlmiaAffiche d'informations sur la pieve d'Olmia se trouvant dans la sacristie de Sainte-Restitude ; Mucale, devenu aujourd'hui Moncale (U Mucale en corse).

Au nord d'Olmia, se situent la cité de Calvi et la pieve de Pino, à l'est la pieve du Giussani, et au sud les pievi d'Armito et de Chiomi qui disparaitront des registres des tailles de Balagna en 1537.

Les pièves limitrophes d'Olmia sont :

Histoire En , dans l'inféodation faite par l'Aragon à Enrico et Opicinello de Cinarca, l'expression podesteria di Balagna était employéeM.G. Meloni, "La Corona d'Aragona e la Corsica…", op.cit. p.606, d'après ACA, Cancelleria, Papeles Para Incoporuar, caja 27, doc.97).

La pieve d'Olmia a été formée vers 1330, sous l'administration du Giòla classe dominante des sgiò (latin gens) Pietro. Plusieurs lieux habités se sont unis pour former le village de Calensani, d'autres (U Campusiligu, E Scupuline, E Crucichje et E Cuntee) ont constitué le village de Mucale.

En 1366 la podestérie de Balagna comprenait les mêmes pievi que cent ans plus tard en 1454 : Chiomi, Armito, Olmia, Pino, Sant'Andria, Tuani, Giussani et OstriconeU. Assereto, "Genova e la Corsica (1358-1378)", op.cit, puis G. Petti Balbi, ibid., pp.45-46. À noter qu'Olmia et Armito ont été transcrits par U. Assereto, et non par G. Petti Balbi.

En 1367, la pieve est divisée en deux paroisses : Calensana et Mucale.

La pieve d'Olmia doit son nom à un culte antique pour l'orme, arbre alors sacré.

Au début du , à la suite du redécoupage de pievi dont celles de Pino et d'Olmia, la pieve d'Olmia a pour lieux habités : Ziglia, Longhignani, Cassani.

Avant les événements qui, dès 1729, agitèrent cette région pendant la grande révolte des Corses contre Gênes, l’abbé Francesco Maria Accinelli avait dressé une estimation des populations à partir des registres des paroisses dont voici un extrait (texte en italien) : , les chiffres étant ceux des populations des lieux citésFrancesco Maria Accinelli in L’histoire de la Corse vue par un Génois du - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974.

Après la cession de la Corse à la France, la pieve d'Olmia fusionnera avec la pieve de Filosorma, l'ex-Chiomi, pour former la pieve de Monte Grosso avant que celle-ci devienne le canton de Calenzana en 1790.

La pieve religieuse L'église piévane, ou "pieve" d'Olmia était l'église de Santa Ristituda, située sur la commune de Calinzana.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Balagne Liste des pièves de Corse

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