Le Consulat général de France à Québec, du fait de l'existence d'une « relation directe et privilégiée »La relation bilatérale France-Québec : une relation directe et privilégiée, Consulat général de France à Québec. entre la France et le Québec, est la représentation politique de la République française auprès du gouvernement du Québec. Il conduit à ce titre une coopération bilatérale dans les domaines culturels, scientifiques et institutionnels particulièrement riche.

Le consulat général de France à Québec, établi au 500, Grande Allée Est, est aussi l'une des représentations consulaires de la République française au Canada et est chargé, à ce titre, de la protection et du suivi administratif des Français établis ou de passage dans l'est du Québec. Sa circonscription couvre une zone allant des régions de la Gaspésie au Nord-du-Québec, en passant par le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent, la Mauricie, la Chaudière-Appalaches et la Capitale-Nationale.

Depuis , le consul général est Éric Lamouroux« Éric Lamouroux prend un poste de consul général de France », Acteurs publics, 16 juin 2023..

Histoire de la présence consulaire française Le consulat La maison du Duc-de-Kent, située au 25, rue Saint-Louis, a abrité le Consulat général de France à Québec pendant 35 ans (1980-2015).

Depuis 2015, le consulat est situé au 500, Grande Allée Est, 11e étage.

Le Consulat général de France à Québec possède également des bureaux à Montréal où l'on retrouve ses antennes scientifique, culturelle et une partie du service de presse.

Un consulat honoraire est à la disposition des Français du Saguenay, à Chicoutimi, dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Statut Le Consulat général de France à Québec est créé sous le Second Empire, pour des motifs essentiellement commerciaux. En effet, afin d'accroître le poids commercial de la France en Amérique du Nord, le gouvernement de Napoléon instaure un consulat à Québec en 1858.. Charles-Henri-Philippe Gauldrée-Boilleau est nommée « consul général au Canada avec résidence à Québec» en 1862. À la suite d'une visite diplomatique en 1855 de Paul-Henry de Belvèse ( - ) qui était un marin français commandant la frégate La Capricieusehttps://www.erudit.org/fr/revues/cd/2005-n81-cd1045370/7124ac.pdf, les relations entre la France et le Canada furent améliorées. Il s'était écoulé 94 ans depuis que la dernière frégate française la Marie avait rapatrié le Chevalier de Levis et une partie de ses hommes vers la France après la reddition de Montréal l'automne 1760. Ce consulat possède un statut particulier : « Deux phases majeures de son histoire dessinent l'action et l'image du consulat depuis 150 ans. Pendant les premières années de sa fondation, la conjoncture politique et économique du Second Empire et la désignation de consuls chargés des affaires du Bas-Canada le font apprécier du gouvernement et de la population. L'autre période marquante commence au début des années 1960, quand la volonté politique partagée de la France décolonisatrice et du Québec de la Révolution tranquille confère à ce consulat un statut spécial et un rôle essentiel, notamment pour conduire une coopération bilatérale sans équivalent. Depuis un siècle et demi, cette institution incarne la présence de la France et s'inscrit ainsi dans le patrimoine culturel et politique du Québec »..

Contrairement aux ambassades, dont le rôle est de veiller aux intérêts de l'État dont elles sont la représentation, les consulats doivent veiller sur leurs ressortissants nationaux vivant dans le pays où ils sont implantés. Le consulat général de France à Québec dispose toutefois d’un statut spécial depuis la visite de Charles de Gaulle au Québec en 1967. Au-delà de son rôle consulaire, il joue un rôle éminemment politique. Il représente en effet la France auprès du gouvernement du Québec à l'instar, en sens inverse, de la délégation générale du Québec à Paris. Ce statut particulier lui permet d’entretenir des relations directes avec le Quai d'Orsay, l'ambassade de France au Canada étant seulement tenue informée des correspondances échangées. À ce titre il faut savoir qu'au début de 1968, peu après la nomination de Pierre de Menthon, il est procédé à la destruction et au tri des documents administratifs périmés du poste accumulés depuis la création du poste sans que le département en ait été avisé, montrant bien que l'unification de la politique étrangère du général convergeait vers Québec. S'agissant des fonctions proprement consulaires, le consulat de Québec couvre une grande partie du territoire québécois et se partage la tâche avec le consulat général de France à Montréal qui gère en fait le plus grand nombre des Français résidant dans la province..

L'année 2008 est extrêmement riche pour les relations bilatérales, à travers la contribution française à la célébration du de Québec, un discours historique du président de la République, Nicolas Sarkozy, à l'Assemblée nationale du Québec le , ou encore les succès des sommets de la Francophonie et Union européenne-Canada (sous la présidence française de l'UE) qui se sont tenus à Québec et plusieurs visites bilatérales à haut niveau. Le président de la République et le Premier ministre québécois, Jean Charest, signent, le à Québec, une entente sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles. Celle-ci s'applique aux professions réglementées et a pour objectif de faciliter l'exercice de ces métiers sur le territoire de l'autre partieDéclaration de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, devant l'Assemblée nationale du Québec, sur les relations franco-québécoises et sur la francophonie, à Québec le 17 octobre 2008., sur vie-publique.fr..

Coopération France-Québec Le Québec constitue un partenaire privilégié de la France, en particulier du fait des liens historiques et linguistiques qui les unissent. Cette coopération possède un cadre juridique distinct de celui de la coopération entre la France et l'État fédéral canadien. Cette coopération est structurée par la Commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ)Commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ), Consulat général de France à Québec., dont la s'est tenue à Québec en .

La coopération culturelle, scientifique et technique est fondée sur une série d’ententes, dont : le : Fouchet / Gérin-Lajoie (éducation) le : Peyrefitte / Johnson (universités) le : Missoffe / Morin (création de l'OFQJ) le : Chirac / Bourassa (francophonie, coopération technique et industrielle)

De plus, une trentaine d'accords particuliers viennent compléter ces ententes.

Les grandes orientations de la coopération sont impulsées par les premiers ministres à l'occasion de leurs rencontres alternées. La alternée des premiers ministres a lieu du 25 au en France. La alternée des premiers ministres a lieu du 13 au au Québec..

vignette|Les liseuses, statue en bronze par Rose-Aimée Bélanger (2011), grand format réalisé par l'atelier du bronze d'Inverness (Québec), situé devant l'édifice de La Laurentienne, au 500, Grande Allée Est, à Québec. Depuis 2008, les trois axes directeurs de la coopération sont : « construire un nouvel espace d'échanges et d'innovation », « garantir un développement responsable pour les générations futures » et « approfondir notre partenariat sur les grands enjeux de société ».

Le développement durable et la santé sont deux domaines sur lesquels la coopération se cristallise.

La coopération décentralisée s'est par ailleurs considérablement développée depuis plusieurs années, grâce à la tenue des « ateliers de la coopération décentralisée franco-québécoise », lesquels se sont transformés en « assises de la coopération décentralisée franco-québécoise », dont la quatrième édition s'est déroulée à Lyon du au .. De plus, le Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée (FFQCD) est mis en place en 2005, dans le but de favoriser l'émergence de projets d'initiative locale. Il est un outil majeur de cet essor.

La coopération scientifique et universitaire entre la France et le Québec est dense. La plupart des actions cofinancées ont pour vocation de structurer les partenariats : création de cursus intégrés et de projets de recherche conjoints, programmes de thèses en cotutelle, mobilité des enseignants, organisation de conférences ou encore manifestations culturelles scientifiques. En , la CPQFQ a décidé de la création du Conseil franco-québécois pour la coopération universitaire dont l'une des principales missions est de susciter les mobilités des chercheurs et des étudiants..

La coopération culturelle franco-québécoise est également intense dans tous les domaines de la création artistique contemporaine. Elle repose sur une logique de partenariats avec les nombreux opérateurs culturels et artistiques locaux. Le Québec est le premier marché exportateur d'industries culturelles françaisesDéclaration de M. François Fillon, Premier ministre, sur les relations bilatérales entre la France et le Québec, à Paris le 26 novembre 2010., sur vie-publique.fr.. L'accent est désormais mis sur la recherche de nouveaux partenariats et les contacts directs avec de grands producteurs susceptibles d’assurer des cofinancements en musique, en arts visuels et en cinéma. La France est un partenaire majeur des grands évènements mis sur pied dans la province. Le Printemps du Québec. est organisé en France de mars à et la Saison de la France au Québec en automne 2001 au Québec. En 2008, un Comité français des fêtes du de Québec avait été constitué pour coordonner la participation de la France à cet événement.

Consuls généraux de France à Québec

NomSource : Consulat Général de France à Québec. Dates M. Ernest Joseph Alexandre Blancheton 12 novembre 1858 (décédé avant son installation) M. Charles-Henri-Philippe Gauldrée-Boilleau 1859-1863 M. Frédéric Gautier 1863-1871 M. Martial Elie Simon Chevalier 1871-1875 M. Albert Alexis Lefaivre 1875-1881 M. Marie Louis Edgard Hervé 1881-1884 M. Joseph Anne Amédée François 1885 M. Pierre René Georges Dubail 1885-1890 M. Paul, comte de Turenne d'Aynac 1890-1894 M. Alfred Vinceslas Kleczkowski 1894 (consul général à Montréal jusqu'en 1906) En 1894, le consulat général de Québec est transféré à Montréal. Se succèdent à Québec quatre agents consulaires : M.J. Topping (résidant aux Escoumins, v.1894-v.1905), M. Balcer (résidant à Trois-Rivières, v.1905-v.1909) M. Roumilhac (v.1909-v.1913/14), M. de Saint-Victor (v.1913/14-v.1936). 1894-1936 M. Henri David Bonnafous. En 1936, Québec devient chancellerie détachée du poste de Montréal, puis consulat. 1936-1938 M. Jean Marie Joseph Alfred Ricard 1940-1942 Le , le poste est confié à M. Coursier, consul général de France à Montréal, jusqu’à la fermeture de tous les postes canadiens en juin 1942. avril 1942-juin 1942 M. Paul Pierre Lorion 1945-1948 M. Marcel Emile Henry Duranthon 1949-1951 M. François Pierre Marie de Vial 1951-1955 M. René Charles Robert Chalon 1956-1958 M. Georges Denizeau 1958-1963 M. Robert François Cyriaque Picard 1963-1967 M. Pierre Bernard Marie de Menthon 1967-1971 M. Marcel Bouquin 1972-1976 M. Marcel Maurice Auguste Beaux 1976-1979 M. Henri Rethoré 1979-1983 M. Renaud Vignal 1983-1987 M. Daniel Jouanneau 1987-1989 M. Camille Rohou 1989-1992 M. Dominique de Combles de Nayves 1992-1996 M. Dominique Boché 1996-2001 M. Jacques Audibert 2001-2004 M. François Alabrune 2004-2009 Hélène Le Gal 2009-2012 M. Nicolas Chibaeff 2012-2016 Laurence Haguenauer 2016-2019 M. Frédéric Sanchez 2019-2023M. Éric Lamouroux2023-

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, 150 ans de relations France-Québec : le Consulat général de France à Québec (1859-2009), Québec, Éditions MultiMondes, 2010,

Articles connexes Ambassade de France au Canada Délégation générale du Québec à Paris

Liens externes

Henri Rethoré, consul général de France à Québec (1979-1983)

Québec