est un film japonais, réalisé en 1952 par Mikio Naruse.

Synopsis La vie quotidienne de la famille Fukuhara dans un quartier populaire de Tokyo. Ryōsuke va pouvoir enfin rouvrir sa blanchisserie incendiée pendant la guerre. Mais la famille est accablée par le malheur : le fils Susumo, employé jusque-là dans une fabrique de velours, tombe gravement malade et meurt. Ryōsuke commence, lui aussi, à souffrir d'une affection oculaire. Un ami, Kimura, appelé « Tonton Prison », se propose de leur venir en aide. Masako ne cesse de travailler. Toshiko l'aide en vendant des beignets ou des glaces selon la saison ; elle commence à fréquenter Shinjiro, le jeune boulanger, amateur, comme elle, de concours de chant.

Malgré l'aggravation de sa maladie, Ryōsuke refuse d'entrer à l'hôpital afin de ne pas compromettre le redémarrage de la blanchisserie. Un soir, à l'heure du dîner, à la suite d'une violente crise de toux, Ryōsuke meurt. Après les funérailles, des voisines remettent de l'argent collecté à Masako. Le frère et la belle-sœur de Ryōsuke, qui ont perdu leur fils durant la guerre, manifestent le désir de prendre en charge la fille cadette, Chako. Masako, résignée, accepte la proposition et annonce à la petite fille son départ prochain. Toshiko est bouleversée et tente vainement de garder Chako au foyer. Pourtant, celle-ci s'est faite à l'idée d'aller vivre dans une autre famille. Kimura, dont on pensait dans le quartier qu'il allait épouser Masako.

Elle lui fait ses adieux et se prépare à une vie solitaire, car Toshiko a fini par s'engager avec Shinjiro, le boulanger, et Noriko, la sœur de Masako, va bientôt reprendre Tetsuo.

Fiche technique Titre original : Titre français : La Mère Réalisation : Mikio Naruse Assistant réalisateur : Teruo Ishii Scénario original : Yōko Mizuki, librement adapté d'une composition qui a emporté le premier prix d'un concours national organisé pour les écoliers. Photographie : Décors : Masatoshi Katō Musique : Ichirō Saitō Montage : Hidetoshi Kasama Son : Kihachirō Nakai Producteur : Ichirō Nagashima Société de production : Shintōhō Sous-titres français : Georges Bonmarchand Pays d'origine : Langue originale : japonais Format : noir et blanc — 1,37:1 — 35 mm — son mono Genre : drame Durée : 97 minutes Dates de sortie : Japon : . France : (Cinéma d'Essai, Studio de l'Étoile) - , reprise en sallesVoir livret d'accompagnement sur acaciasfilms.com.

Distribution vignette|Kyōko Kagawa et Kinuyo Tanaka. vignette|De g. à d. : Daisuke Katō , Kyōko Kagawa, Kinuyo Tanaka et Chieko Nakakita. Kinuyo TanakaElle fut, la même année, l'héroïne du film de Kenji Mizoguchi, La Vie d'O'Haru femme galante. : Masako Fukuhara, la mère Kyōko Kagawa : Toshiko, la fille aînée, la narratrice Keiko Enami : Chako, la seconde fille Masao Mishima : Ryōsuke Fukuhara dit « Popeye », le père : Susumo Fukuhara, le fils aîné Chieko Nakakita : Noriko, la sœur cadette de Masako Daisuke Katō : l'« oncle » Kimura, dit « Tonton Prison » Eiji Okada : Shinjiro, le jeune boulanger Eiko Miyoshi : Yutaka Kiyo, la grand-mère paternelle : Naosuke Fukuhara, le frère de Popeye : Koyo Fukuhara, la femme de Naosuke Takashi Itō : Tetsuo Kurihara, le jeune fils de Noriko : le père de Shinjiro Noriko Honma : la mère de Shinjiro Sadako Sawamura : Osei, une voisine Shigeru Ogura : le client au chapeau

Musiques additionnelles Hanayome ningyō de Haseo Sugiyama, lors du concours de chant Mikan no hana saku oka de Minoru Kainuma, chanté par Toshiko lors du concours 'O sole mio d'Eduardo Di Capua, chanté par Shinjiro dans la boulangerie Amefuri de Shinpei Nakayama, chanté par les enfants

Commentaires Sorti à Paris fin 1954, La Mère (Okaasan) fut, durant de nombreuses années, le seul film de Mikio Naruse connu par le public français.

Dans les Cahiers du cinéma de , Jacques Doniol-Valcroze écrit :

La redécouverte et la consécration ultérieure du cinéaste japonais, favorisées par la présentation à la Cinémathèque française, au début de l'année 2001, de 37 de ses 89 films, ont eu pour conséquence de relativiser la valeur de La Mère.

Pourtant, selon Jean Narboni, auteur d'un ouvrage consacré à Mikio Naruse, le film ne doit pas être sous-estimé. Il appartient, dit-il,

À titre d'exemple, existe-t-il , poursuit Narboni.

Il signale également, à notre attention, la scène où l'enfant regarde un bref moment le portrait de sa mère et le range posément dans un tiroir.

Récompenses et distinctions Toutes attribuées en 1953 Prix Blue Ribbon du meilleur réalisateur pour Mikio Naruse et du meilleur second rôle masculin pour Daisuke Katō.. Prix Mainichi du meilleur second rôle masculin pour Daisuke Katō, du meilleur second rôle féminin pour Chieko Nakakita et de la meilleure musique de film pour Ichirō Saitō.. Le film est classé à la place des dix meilleurs films japonais de l'année 1952 par la revue Kinema Junpō..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Jean d'Yvoire, Téléciné, 45, Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), Paris, , fiche n° 231

Livret d'accompagnement du distributeur lors de la reprise en salle de (sur acaciasfilms.com)

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