Saint-Quentin-la-Tour (Sant Quentin en occitan languedocien) est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie. Elle comprend le hameau de Queille qui fut un chef-lieu carolingien. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du pays d'Olmes, haut lieu de la tragédie cathare alliant des paysages d'une extrême diversité.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Touyre, le Countirou et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Saint-Quentin-la-Tour est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1836. Ses habitants sont appelés les Saint-Quentinois ou Saint-Quentinoises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : le château de Queille, inscrit en 1944, et l'église Saint-Sylvain de Queille, inscrite en 1994.

Géographie Localisation La commune de Saint-Quentin-la-Tour se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, Saint-Quentin-la-Tour fait partie du pays d'Olmes, haut lieu de la tragédie cathare alliant des paysages d'une extrême diversité..

Elle se situe à à vol d'oiseau de Foix., préfecture du département, à de Pamiers., sous-préfecture, et à de Mirepoix., bureau centralisateur du canton de Mirepoix dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Mirepoix.

Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Troye-d'Ariège (), La Bastide-de-Bousignac (), Lagarde (), Belloc (), Saint-Julien-de-Gras-Capou (), Aigues-Vives (), Limbrassac (), Léran ().

Communes limitrophes {|class="wikitable" |+

Géologie et relief La commune est située dans le Bassin aquitain, le deuxième plus grand bassin sédimentaire de la France après le Bassin parisien, certaines parties étant recouvertes par des formations superficielles. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a d'années. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles « n°1058 - Mirepoix » et « n°1076 - Lavelanet » de la carte géologique harmonisée au du département de l'Ariège. et leurs notices associées...

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de . L'altitude du territoire varie entre et ..

Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Saint-Quentin-la-Tour. La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne.. Elle est drainée par le Touyre, le Countirou, le ruisseau Longis et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale.

Le Touyre, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Montferrier et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif à Lagarde, après avoir traversé .

Le Countirou, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Tabre et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif à Mirepoix, après avoir traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Pyrénées orientales » et « Pyrénées centrales ». Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Léran à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : les « coteaux secs, vallons et collines de l'ouest du bas pays d'Olmes » (), couvrant du département., et le « lac de Montbel et partie orientale du bas pays d'Olmes » (), couvrant dont 30 dans l'Ariège et 8 dans l'Aude. et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « coteaux du Palassou » (), couvrant dont 43 dans l'Ariège et 5 dans l'Aude..

Urbanisme Typologie Au , Saint-Quentin-la-Tour est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (30 %), zones agricoles hétérogènes (27,2 %), prairies (26,2 %), terres arables (13,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Hameaux Bentefarine et Queille.

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 169, alors qu'il était de 168 en 2013 et de 166 en 2008.

Parmi ces logements, 85,7 % étaient des résidences principales, 8,3 % des résidences secondaires et 5,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,6 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Quentin-la-Tour en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (8,3 %) inférieure à celle du département (24,6 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 72,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (75,2 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière..

+ Le logement à Saint-Quentin-la-Tour en 2018. Typologie Saint-Quentin-la-Tour Ariège. France entière. Résidences principales (en %)85,765,782,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)8,324,69,7 Logements vacants (en %)5,99,78,2

Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Quentin-la-Tour est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, chapitre Liste des risques par commune...

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Saint-Quentin-la-Tour. Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement, crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant, chapitre Risque inondation..

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Saint-Quentin-la-Tour, chapitre Mouvements de terrain.. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune..

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses par une infrastructure routière ou ferroviaire ou par une canalisation de transport de gaz concerne la commune. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie

Histoire Un acte de vente d'une vigne à Queille écrit en latin sur parchemin en 971 est conservé aux archives départementales de l’Ariège.

En 1002, le château de Queille est mentionné dans le testament de Roger , comte de Carcassonne.

Le château est encore habité au . Au début du , il a fait l'objet d'un important travail de restauration.

Politique et administration Découpage territorial La commune de Saint-Quentin-la-Tour est membre de la communauté de communes du Pays de Mirepoix, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Mirepoix. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Pamiers, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie.