L’élection présidentielle autrichienne de 2010 () s'est tenue en Autriche le , en vue d'élire le président fédéral pour un mandat de six ans.
Le chef de l'État sortant, le social-démocrate Heinz Fischer, qui s'est présenté devant les Autrichiens pour un second mandat présidentiel, a été réélu dès le premier tour, avec 79,3 % des voix, face à la candidate de l'extrême droite, Barbara Rosenkranz et au candidat du Parti chrétien d'Autriche, Rudolf Gehring.
Système électoral Le président fédéral (Bundespräsident) est élu au suffrage universel direct, pour un mandat de six ans renouvelable une seule fois consécutivement. Seuls les citoyens autrichiens âgés d'au moins 35 ans révolus au de l'année électorale et n'appartenant pas à la maison royale et impériale des Habsbourg-Lorraine ou à la maison de Habsbourg, qui ont régné sur l'Autriche, peuvent se présenter. Le candidat qui remporte la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour est déclaré élu. Dans le cas contraire, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête..
Candidatures Heinz Fischer Le président fédéral sortant Heinz Fischer, élu en 2004 en tant que candidat du Parti social-démocrate d'Autriche (SPÖ), disposait, selon l'article 60, alinéa 5, de la Constitution, du droit de se représenter pour un second mandat.
Fischer a officiellement déclaré sa candidature le , affirmant vouloir concourir en tant qu'indépendant. Il a alors recueilli parrainages d'électeurs, soit de plus qu'en 2004.
Très populaire, bénéficiant d'une image consensuelle et de politicien évitant les polémiques, Heinz Fischer bénéficie par ailleurs du soutien de nombreux jeunes.
Rudolf Gehring Rudolf Gehring, président fédéral du Parti chrétien d'Autriche (CPÖ), est devenu candidat en franchissant la barre des parrainages. Le , il a déposé en tout auprès de la commission électorale.
Inconnu du grand public, il dit vouloir inaugurer un nouveau type présidentiel, même si les sondages d'intentions de vote ne lui accordent que 3 à 5 % des voix. Il revendique par ailleurs une politique traditionaliste et ultraconservatrice, dénonçant notamment les partenariats enregistrés admis pour les couples homosexuels.
Barbara Rosenkranz Le le président fédéral du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), Heinz-Christian Strache, annonce que Barbara Rosenkranz, ministre régionale du Land de Basse-Autriche, portera la candidature du parti pour Hofburg.
Dans un premier temps, la candidate reçoit le soutien du premier quotidien du pays, le Kronen Zeitung, et de son rédacteur, Hans Dichand, qui se dit séduit par l'idée que le pays soit dirigé par une femme. Cependant, peu de temps après, elle affirme que la loi interdisant les références publiques au régime nazi est contraire à la liberté d'expression, ce qui conduit le journal à lui demander de jurer, sur son honneur, son opposition aux idées national-socialistes, ce qu'elle fait le .
Pourtant, durant toute la campagne, ses déclarations fracassantes, de même que son traditionalisme assumé, l'évincent peu à peu du champ politique.
Elle dépose quinze jours plus tard parrainages à la commission électorale.
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Partis sans candidats Le , Josef Bucher annonce que sa formation, l'Alliance pour l'avenir de l'Autriche (BZÖ), ne présentera personne lors du scrutin du , et qu'elle ne soutient aucun candidat.
Les Verts - L'Alternative verte décident, le , de soutenir la réélection de Heinz Fischer, après de nombreuses spéculations sur la candidature de leur ancien président fédéral, Alexander Van der Bellen.
Malgré la forte popularité du chef de l'État sortant, le Parti populaire autrichien (ÖVP) fait connaître son intention de désigner un candidat pour cette élection. Longtemps favori, le Landeshauptmann de Basse-Autriche Erwin Pröll renonce à se présenter le , suivi cinq jours plus tard par l'ancien premier président du Conseil national Andreas Khol. Le , le Landeshauptmann de Tyrol Günther Platter demande à l'ÖVP de renoncer à une quelconque candidature, une position actée en par le président fédéral du parti et ministre fédéral des Finances, Josef Pröll.
Sondages InstitutDateFischerGehringPröllRosenkranz Karmasin 17/04/2010 82,0 % 5,0 % – 13,0 % Gallup 09/04/2010 82,0 % 4,0 % – 14,0 % Gallup 27/03/2010 86,0 % – – 14,0 % OGM 17/03/2010 81,0 % – – 19,0 % Market 05/03/2010 65,0 % – – 17,0 % Gallup 27/02/2010 79,0 % – – 21,0 % IMAS 28/06/2009 62,0 % – 20,0 % – Gallup 04/04/2009 67,0 % – 18,0 % –
Résultats +Résultats nationaux.Candidats PartisPremier tour Voix % Heinz Fischer Indépendant 79,33 Barbara Rosenkranz FPÖ 15,24 Rudolf Gehring 5,43 Suffrages exprimés 92,87 Votes blancs ou nuls 7,13 Total 100 Abstention 46,43 Inscrits / Participation 53,57
Notes et références Notes
Références
Articles connexes Président fédéral (Autriche) Élection présidentielle autrichienne de 2004
2010 Catégorie:Élection en Autriche en 2010 Catégorie:Politique en avril 2010 Autriche