est un film japonais, réalisé par Tadashi Imai en 1951.

Synopsis Tokyo, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale : un père de famille, Mori, recherche vainement un emploi de journalier. De retour chez lui, il apprend que sa baraque va être bientôt démolie. Sa femme décide, de son côté, de vendre leurs maigres biens et de partir à la campagne chez sa sœur, accompagnée de ses enfants. À contrecœur, Mori les conduit à la gare puis trouve refuge dans un asile. On lui promet pourtant un poste fixe dans une modeste entreprise, mais on lui refuse toute avance pour assurer sa subsistance. Ses voisins de quartier, solidaires, collectent l'argent nécessaire. Mais, voulant fêter l'événement au cours d'une soirée bien arrosée, Mori se fait voler son pécule. Plus tard, l'emploi promis lui est désormais refusé. Un de ses amis l'incite à voler des tuyaux dans un chantier. Repéré, Mori est pourchassé dans les rues de Tokyo. Toutefois, s'il est convoqué au commissariat de police, c'est parce que sa femme voyageait dans le train sans billet. Désemparés, les époux et leurs enfants errent à travers la ville. Mori suggère à sa femme l'idée d'un suicide collectif. Auparavant, Mori, avec l'argent du vol, veut offrir à ses enfants une dernière journée de gaieté à la fête foraine. Or, à ce moment-là, son garçon est pris dans un marécage. Le père sauve le fils et renonce ainsi à la pensée d'un suicide.

Fiche technique Titre français : Nous sommes vivantsTitre français du film d'après le catalogue de . Titre original : Réalisation : Tadashi Imai Scénario : Tadashi Imai, et Photographie : , Shunichiro Nakao Musique : Masao Ōki Décors : Production : Shinsei Eiga/ Pays d'origine : Langue originale : japonais Format : noir et blanc — 1,37:1 — 35 mm — son mono Genre : drame Durée : 102 minutes Date de sortie : Japon :

Distribution artistique Chōjūrō Kawarasaki : Mori, le père Shizue Kawarazaki : la mère Kan'emon Nakamura Isao Kimura Hatae Kichi Chōko Iida

Commentaire Financé grâce à une souscription populaire, le film de Tadashi Imai dresse d'une manière très réaliste le tableau du Japon d'après-guerre, en proie au chômage et à la misère des classes déshéritées. L'œuvre connut un fort retentissement et fut classée, au Japon, parmi les meilleures productions de l'année.

Si Nous sommes vivants apparaît si proche de la philosophie du tandem Cesare Zavattini-Vittorio De Sica (le film fut comparé au Voleur de bicyclette), c'est, non seulement, parce que (Jacques Lourcelles), mais aussi parce qu'il se refuse à tout commentaire idéologique, récusant de surcroît le trop fameux happy end démobilisateur. (J. Lourcelles), mais sa situation demeure (J. Lourcelles, Dictionnaire du cinéma-Les films, Robert Laffont).

Autour du film L'armée d'occupation américaine, chargée de la censure et du contrôle des projets cinématographiques japonais, au seul but officiel d'empêcher l'éventuelle résurgence de l'idéologie féodale et des tendances antidémocratiques, ne fit aucune remarque négative au sujet du film de Tadashi Imai, connu pourtant pour ses opinions communistes. L'EIRIN (Comité de contrôle des règlements éthiques du cinéma), créé en sur les instances de l'armée américaine, craignait, pour sa part, que le film ne déplaise aux autorités d'occupation qui Tadashi Imai résista, quant à lui, à la pression des responsables de l'EIRIN et n'effectua que de mineures concessions.

Le tournage de Nous sommes vivants fut assuré par la troupe du qui collecta près de quatre millions de yens auprès des spectateurs avec des actions de cinquante yens vendues durant les représentations du film. Le Zenshinza, qui s'était produit dans les jidaigeki de Sadao Yamanaka, vira soudainement très à gauche après la guerre et les membres de la troupe au grand complet adhérèrent au Parti communiste japonais en 1949.

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Film japonais sorti en 1951 Catégorie:Film dramatique japonais Catégorie:Film en japonais Catégorie:Film réalisé par Tadashi Imai