Louis, Jean-Baptiste, Raoul Chavialle est un médecin général inspecteur né le à Collandres (Cantal), décédé le au Val de Grâce à Paris.
Après un primaire à l'école communale de Collandres, il poursuit sa scolarité comme pensionnaire au lycée Émile-Duclaux (Aurillac - Cantal) où il obtient son baccalauréat.
Première Guerre mondiale
Le , Raoul Chavialle est incorporé au Régiment d'artillerie lourde de Castres (Tarn). Le à , il est blessé au Bois de Beau-Marais, au nord-ouest de PontavertLieutenant Fonsagrive, En Batterie, Delagrave, 1919(Aisne). Il reçoit la Croix de guerre avec citation et palme. Le , il est promu maréchal des logis. Et le , il est nommé sous-lieutenant au feu. Il est muté au régiment d’artillerie lourde et est démobilisé en septembre 1919.
Entre-deux-guerres Il s’inscrit à la faculté de droit de Paris pour passer une licence, puis s’inscrit à la faculté de médecine de Saint-Antoine (Paris). À l’issue de deux années, il s’inscrit en médecine militaire où il est admis à l'École du service de santé militaire de Lyon, aujourd'hui École du service de santé des armées de Lyon-Bron, en . Il est reçu docteur en médecine en après avoir soutenu une thèse intitulée Contribution à l’étude de la méningococcie à forme foudroyante : les lésions hémorragiques des capsules surrénales, le syndrome d’insuffisance surrénale suraiguë. Après des stages dans différents hôpitaux du gouvernement militaire de Paris de 1924 à 1926, il est affecté au d’aviation de Châteauroux de 1927 à 1929 (Indre).
Puis rejoint l’École militaire d’infanterie et de chars de combat de Saint-Maixent (Deux-Sèvres) de 1930 à 1934. Là, il y rencontre le général Michelin qui le décore du grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur en 1932. Il est alors médecin capitaine.
Nommé médecin commandant en 1935, il quitte Saint-Maixent pour le d’infanterie de Courbevoie (Hauts-de-Seine) pour l’École supérieure d’éducation physique de Joinville-le-Pont (ancêtre de l'INSEP) (Val-de-Marne).
Seconde Guerre mondiale En 1940, il commande l’ambulance médicale , puis le groupe de santé divisionnaire / DINA (division d'infanterie nord-africaine). Sa conduite lui vaut une citation le à l’ordre du régiment : .
Il rejoint une nouvelle affectation à l’École d’instruction sportive de Pau (Pyrénées Atlantiques) où le franchissement le de la zone libre le décide à poursuivre le combatPaul-Abraham Aboulker, Ma guerre. Odyssée d'un chirurgien 1939-1945, L'Harmattan, 2005, pages 76 et 77. Et à l’aide d’un passeur alpiniste chevronné, guide de haute montagne, Henri Barrio, franchit les Pyrénées par les cols de la vallée d’AspeIvan et Boris Thomas, Ansabère, un siècle de conquêtes, MonHelios, 2010, pages 168 à 170 et 284. Pour donner l’exemple, c’est en uniforme, décorations pendantes qu’il franchit la frontière. Il est arrêté par la garde civile espagnole et détenu au Camp de concentration Miranda de Ebro. Il en sortira grâce à l’action du consul de France à Saragosse pour rejoindre Alger.
Campagne d'Italie vignette|gauche|Piper-Cub.
Il intègre l’Armée d’Afrique puis le Corps expéditionnaire français en ItalieLe Corps Expéditionnaire Français en Italie par Paul Gaujac, Histoire & Collections, 2003, pages 153 à 159. Il dirige l’hôpital de campagne en (en Italie) et est nommé directeur du Service de Santé de la marocaine de montagne ( D.M.M.) le L'épopée française d'Italie 1944 par René Chambe, Flammarion, 1952, page 397Avec la D.M.M. ouvrage édité le 15 octobre 1945 par des officiers et sous-officiers sur les presses Braun et à Mulhouse Dornach. Il participe à la Campagne d’Italie et à la bataille du Monte Cassino où ses innovationsGuerre et chirurgie - souvenirs du blessé et du chirurgien par Marcel Fevre, Segep, pages 303 et 304 (jeeps médicales, évacuation sanitaire par Piper-Cub ou EVASAN et hôpital de campagne avancé) sauvent bien des vies et font l’admiration du général Mark Wayne Clark qui commandait alors l’armée américaineJournal La patrie du 27 juillet 1944, « le Piper-Cub au secours de nos blessés » Jean LepeltierJournal Rafales du 24 août 1944, « Au secours de nos blessés, le Piper-Cub » J.L., page 7Journal Rafales du 28 septembre 1944, « La course à la vie » Annie Gacon, page 12Ma guerre par Paul-Abraham Aboulker, Odyssée d'un chirurgien 1939-1945, L'Harmattan, 2005, pages 96 et 97.
Il est blessé en visitant les premières lignes près du GariglianoLe Service de santé pendant les campagnes de la libération par le médecin général inspecteur Hugonot, Rhin et Danube, vers 1950, pages 48, 117 et 165. Il participe, avec les autres Français, à l’entrée victorieuse dans Rome et est de ceux qui sont reçus par le souverain pontife. Le , il est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur.
Campagnes de France, d'Allemagne et d'Autriche Il rejoint la première armée française du général Jean de Lattre de Tassigny comme directeur du service de santé de la D.M.M. Il participe aux campagnes de France, d’Allemagne, d’AutricheRoyal Morvan, Infanterie 1944 par Pierre Scherrer, G. Durassié et , pages 298 à 301 et 386, 387Guerre et chirurgie-souvenirs du blessé et du chirurgienpar Marcel Fevre, Segep, pages 312 à 412. Il termine la Seconde Guerre mondiale avec 4 citations dont une au corps d’armée sur sa Croix de guerre.
École du Service de santé des armées de Lyon vignette|Raoul Chavialle.
Il est nommé médecin général le comme directeur de l’école du service de santé militaire de Lyon de 1947 à 1954 (membre consultant du comité consultatif de Santé, le ). Il participe activement à la reconstruction des bâtiments de l’École du service de santé militaire avenue Berthelot. Il instaure le parrainage des promotions, veille à la qualité des enseignements médicaux, scientifiques et militaires des futurs médecins et fait ériger un grand mat pour les couleurs dans la cour de l’ÉcoleArticle Lyon Val, page 33. Il est choisi comme parrain de la promotion 2012 de l'École de santé des armées de Bron, dont le baptême a eu lieu le .
Algérie Il est nommé directeur du service de santé de l’Afrique du Nord et de la militaire le jusqu’au , puis inspecteur du service de santé de l’armée de Terre. Il passe en le .
Décorations 50px : Grand Officier de la Légion d'honneur (1959) 50px : Grand Croix de l'Ordre National du Mérite (1985) 50px : Croix de guerre 1914-1918 - une citation 50px : Croix de guerre 1939-1945 - quatre citations dont deux au Corps d'Armée 50px : Croix de la Valeur Militaire - avec étoile de vermeil 50px : Officier des Palmes académiques (1957) 50px : Médaille des évadés 50px : Croix du Combattant 50px : Médaille des Blessés Militaires 50px : Médaille commémorative de la campagne d'Italie 1943-1944 50px : Commandeur de l'Ordre de la Santé publique (1957) 50px : Médaille d'Argent d'honneur du Service de Santé des Armées
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Service de santé des armées
Liens externes
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