Le Sabotier du Val de Loire est un court-métrage français réalisé par Jacques Demy et sorti en 1955.

Synopsis Sur la rive sud de la Loire, au lieu-dit de « la Pierre percée »La Pierre percée : , non loin du bourg de La Chapelle-Basse-Mer (Loire-Atlantique), à une vingtaine kilomètres en amont de Nantes, vivent humblement un vieux sabotier et son épouse. , les compagnons sabotiers doivent donner le premier coup de corne vers 7 h 10, et c'est ainsi depuis des décennies... Et, pourtant, avec le décès du père Joubert, le vieux sabotier ressent un chagrin inhabituel, plus profond, infini : , pense-t-il intérieurement. La voix du réalisateur, économe et, pourtant, d'une belle force suggestive, accompagne la fin d'une existence consacrée à un métier en voie d'extinction. C'est ici et chez ce couple d'artisans que Jacques Demy fut hébergé lors des bombardements de Nantes, au cours de la Seconde Guerre mondiale, entre septembre 1943 et août 1944.

Fiche technique Titre : Le Sabotier du Val de Loire Réalisation : Jacques Demy Scénario et dialogues : Jacques Demy (voix off) Photographie : Georges Lendi Son : Francis Remoue et Jean-Claude Marchetti Montage : Anne-Marie Cotret Musique : Elsa Barraine Supervision et production : Georges Rouquier, La Société Nouvelle Pathé-Cinéma Pays de production : Langue : Français Format : Noir et blanc - 35 mm - Son mono Genre : court-métrage, documentaire Durée : 23 minutes Date de sortie : France - 1955

Commentaire Selon Jacques Demy, .

Raymond Depardon, photographe et documentariste, admire Le Sabotier du Val de Loire. Bien que la caméra suive avec attention la gestuelle d'un métier, de la découpe d'un peuplier à la mise en forme d'un sabot, le film n'est guère anecdotique, juge-t-ilArs et Le Sabotier du Val de Loire vus par R. Depardon, supplément DVD Ciné-Tamaris, Arte Video.. On plonge dans l'intimité du sabotier avec pudeur et naturel, sans tristesse excessive.

Autour d'un métier Jusqu'au , le sabotier est indispensable à la vie rurale. Néanmoins, celui-ci occupe le bas de l'échelle sociale. Ses revenus sont maigres. Au cours du , son épouse ouvre une boutique de mercerie ou une épicerie. Le sabotier du film de Jacques Demy nous le rappelle. On s'aperçoit, par exemple, qu'il ne peut décider instantanément l'achat d'une nouvelle brouette. Le Sabotier du Val de Loire est incontestablement un des derniers représentants d'un artisanat qui, après la Première Guerre mondiale, avait déjà perdu 80 % de ses membres. De plus, au début du , à la suite de l'invention de machines perfectionnées, il fallait distinguer deux formes d'artisanat : l'un entièrement responsable de l'ensemble du produit créé, en contact avec la clientèle ; l'autre, dépendant d'un patron et d'un travail parcellaire dans des saboteries industriellesRaymond Humbert : Le temps des artisans, Trésors du savoir populaire, Éditions Messidor, Paris, 1980..

Bibliographie Cinéma 57, , ,

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