Le Pré-Saint-Gervais () est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France. Elle fait partie de la première couronne de l'agglomération parisienne. C'est la commune la plus proche du centre de Paris, distante de seulement .
Ses habitants, appelés les Gervaisiens, l'appellent . Édifié sur une prairie au pied du plateau de Romainville — soit la butte-témoin de Romainville qui est la prolongation des Buttes-Chaumont parisiennes. Le Pré-Saint-Gervais est réputée dès le Moyen Âge pour ses sources abondantes.
Devenue commune en 1793, Le Pré-Saint-Gervais, terre agricole et de villégiature, s'est totalement transformée au cours des pour devenir la banlieue ouvrière très densément peuplée et la ville telle que nous la connaissons aujourd'hui, conservant dans certains quartiers ce charme d'antan avec ses sentes et ses regards.
Le Pré-Saint-Gervais est située sur un territoire de de superficie qu'elle a conquise en se rendant autonome de la ville de Pantin voisine, elle est la plus petite commune de Seine-Saint-DenisC'est la deuxième plus petite commune de la région Île-de-France. Seule Vaudherland est plus petite avec seulement . tout en étant située au cœur de la plus grande agglomération d'Europe et limitrophe de Paris.
Géographie La ville est située à la rencontre des portes de Paris à l'ouest, de la plaine de l'Ourcq au nord et du plateau de Romainville au sud.
Localisation vignette|Localisation du Pré-Saint-Gervais en région parisienne. La commune du Pré Saint-Gervais est située en première couronne de l'agglomération parisienne, au nord-est de Paris, et au sud du département de la Seine-Saint-Denis. Elle est limitrophe au sud et à l'ouest de Paris, au nord et au nord-est de Pantin, et à l'est et au sud des Lilas. La commune est édifiée sur le flanc nord de la colline de Belleville.
. Cependant, on observe une légère décroissance de la population. Entre 2013 et 2019, le nombre d'habitants a baissé de 3,1 %..
La commune est longée par le boulevard périphérique de Paris et desservie par les sorties porte du Pré Saint-Gervais (sortie chaussée intérieure), porte des Lilas ou encore porte de Pantin.
De plus, la porte Chaumont lie Paris au Pré-Saint-Gervais mais sans accès au périphérique.
De même, le passage Brunet permet les accès piétons sous le périphérique au niveau de la porte Brunet.
Communes limitrophes La commune est bornée : au nord, par Pantin ; au sud, par Les Lilas ; à l'est, par Pantin et Les Lilas ; à l'ouest, par Paris.
La jonction la plus naturelle entre Le Pré-Saint-Gervais et Paris passe par le parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge. .
À partir de ce parc, situé dans le quartier d'Amérique du de Paris, près du Boulevard périphérique de Paris ; une première possibilité d'accès à la ville est de suivre la pente naturelle du jardin, et de longer la fontaine monumentale surmontée d'une statue, Ève, de Raymond Couvègnes (1938), jusqu'à atteindre le passage Brunet, de traverser sous le périphérique, et de rejoindre l'avenue principale du Pré-Saint-Gervais (mairie, église, principaux commerces), l'avenue André-Joineau en empruntant la rue Émile-Augier ; la seconde est de suivre une perpendiculaire à cette pente et de rejoindre l'avenue André-Joineau en passant par la Porte du Pré-Saint-Gervais.
Le parc, situé plus haut que la plaine du Pré-Saint-Gervais, offre un point de vue sur la ville.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; l'altitude varie entre 57 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, .. .
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Le plateau culmine a des altitudes différentes selon les communes — au Pré-Saint-Gervais.
Le relief de la ville va influencer son hydrographie, tandis que la présence de gypse va inciter à l'exploitation de carrières dans la commune du Pré-Saint-Gervais.
Les anciennes carrières La ville a été le siège de plusieurs carrières :
Au cours du XIXe siècle les villes de Pantin, les Lilas, et le Pré Saint-Gervais ont été des zones d'exploitation de carrières, essentiellement d'extraction de gypse pour la production de plâtre. Sous la cité-jardin.. Sous la Cité de Auteurs, le long du mur du cimetière de Pantin..
Hydrographie La commune du Pré-Saint-Gervais n'est traversée par aucun cours d'eau.
Toutefois, le sol sablonneux des collines de Romainville et du Pré-Saint-Gervais recouvre une couche impénétrable de glaise imperméable à leau sur laquelle glissent les eaux de ruissellement et de pluie. Celles-ci suintaient à certains endroits. Les Parisiens ont depuis longtemps songé à tirer parti, pour leur consommation, de ces sources.
Les sources du nord au Moyen Âge Sur les collines du nord-est de Paris, à savoir, à l'ouest du plateau de Romainville, sur les hauteurs de Belleville, de Ménilmontant et du Pré-Saint-Gervais, des sources, désignées comme les « sources du Nord » alimentent la rue de Ménilmontant et sont, dès le Moyen Âge (à partir du ) captées pour alimenter Paris en eau potable.
Au cours du se construisent ce qu'on appelle les « sources du Nord » : un réseau d'aqueducs destiné à dériver l'eau captée sur les collines du nord-est de Paris, où sont actuellement situés les quartiers de Belleville et de Ménilmontant ainsi que les villes du Pré-Saint-Gervais et des Lilas (93).
Ces « sources du Nord », font référence aussi bien aux eaux du Pré-Saint-Gervais qu'aux eaux de Belleville. Il s'agit d'un ensemble d'aménagements hydrauliques qui, dès le Moyen Âge, permit de drainer l'eau des hauteurs de Belleville et du Pré-Saint-Gervais vers Paris. Ces captages médiévaux aujourd'hui périmés ont alimenté fontaines publiques et abbayes pendant des siècles et constitué un moyen précieux d'alimentation en eau des Parisiens.
Ensuite, l'histoire des « sources du Nord » se comprend dans le cadre des besoins nécessaires en eaux potable de la ville de Paris. À l'époque de la Lutèce gauloise, alors que Paris se réduit aux habitants des deux iles, l'île Saint-Louis et l'île de la Cité, les Parisiens puisent leur eaux dans la Seine. Le tout premier aqueduc est édifié par les Romains aux alentours du à partir du carré des eaux de Wissoux (Essonne) à quelque 16 km au sud de la ville. Ce bassin rectangulaire, d'une capacité de quelque 15 m3 , collecte les sources de Chilly-Mazarin, Morangis, etc. Il traverse la vallée de la Bièvre par un pont-aqueduc qui servira de fondation à l'aqueduc Médicis ou des eaux de Rungis ( siècle). Il entre dans Paris à hauteur du futur parc Montsouris pour aboutir au pied de la Montagne Sainte-Geneviève et alimenter en eau des thermes, situés dans le bas de la rue Saint-Jacques, à la place de l'actuel Collège de France. Faute d'entretien à la suite des invasions barbares, il perd tout intérêt pour des habitants qui ont déserté la rive gauche pour se réfugier dans l'île de la Cité.
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Les abbayes parisiennes, qui y possédaient des terres (prieuré de Saint-Lazare, abbaye de Saint-Martin des Champs, commanderie du Temple organisent très tôt un réseau compliqué d'aqueducs afin de capter ces eaux à leur usage. À cette époque, l'approvisionnement en eau de Paris est essentiellement assuré par la Seine et quelques puits privés souvent peu salubres.
Ces sources du Nord sont alors constituées : des « eaux de Belleville » qui étaient exploitées par les religieux de l'abbaye de Saint-Martin-des-Champs et par les Templiers. Cet aqueduc acheminait l'eau du versant sud des collines vers des lieux situés à l'est de l'actuel boulevard Sébastopol ; des « eaux du Pré-Saint-Gervais », un ensemble d'aménagements hydrauliques situés à Paris et au Pré-Saint-Gervais, qui dérivaient les eaux du versant nord des collines du Pré-Saint-Gervais, et desservaient les quartiers en contrebas, situés à l'ouest de l'actuel boulevard Sébastopol. L'aqueduc fut mis en service vers 1178 par les hospitaliers de Saint-Lazare..
Les zones de captage des eaux, puis de distribution, sont repérables par des « regards », petits bâtiments destinés à protéger les sources. Ce sont les derniers vestiges conservés de ces travaux. Ces ouvrages d'art sont depuis classés Monuments Historiques.
Ces « sources du Nord » ont eu une importance considérable dans le développement du Pré-Saint-Gervais.
L'urbanisation et l'assainissement a effacé presque toutes les traces du réseau des sources du Nord au cours du . Seule la toponymie, et des regards rendent encore compte de ce réseau hydrographique oublié.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée par la station météorologique la plus proche, située à Paris à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Milieux naturels et biodiversité Urbanisme vignette|Plan des fortifications de Paris en 1841, montrant la situation du Pré-Saint-Gervais. Le Pré-Saint-Gervais, terre agricole et de villégiature, s'est totalement transformée au cours des pour devenir une ville de banlieue ouvrière très peuplée.
Son territoire se trouve dans l'ancienne Zone des fortifications de Paris qui ont défendu la capitale du milieu du à l'entre-deux-guerres, c'est-à-dire la zone non ædificandi. Cette locution latine désigne une servitude qui interdit toute construction sur une zone dénommée.
décrit une bande de terrains vagues qui s'est constituée tout autour de Paris près de l'emplacement des anciennes « fortifs' » et qu'occupa, au début du , une population très pauvre. Elle prend alors le sens de « quartier pauvre » occupée par des habitations de fortune. En argot, elle caractérise extensivement la banlieue elle-même décrite (péjoratif) comme un environnement urbain en désordre « C'est la zone Pour autant zoner, activité attribuée aux gens de la zone c'est, en argot, flâner en ville.
Typologie Au , Le Pré-Saint-Gervais est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
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