Léglise Saint-Jean-Baptiste d'Omonville-la-Rogue est un édifice catholique, de la seconde moitié du , qui se dresse sur le territoire de l'ancienne commune française d'Omonville-la-Rogue, dans le département de la Manche, en région Normandie.

L'église est classée au titre des monuments historiques.

Localisation L'église Saint-Jean-Baptiste est située, contrairement à beaucoup d'églises de la pointe de la Hague, au bourg même, en l’occurrence Omonville-la-Rogue, au sein de la commune nouvelle de La Hague, dans le département français de la Manche.

Historique L'église dédiée à saint Jean-Baptiste a été construit dans la seconde moitié du ., entre 1250 et 1270Guillaume de Monfreid, Trésors de la Hague, Isoète, 2007..

Dans une enquête de 1860 le curé de la paroisse a donné saint Martin comme patron. La présence fréquente de ce dernier dans l'église laisse supposer que son second patron serait saint Martin..

Description vignette|redresse|Le trône. Édifice gothique construit entre 1250 et 1270, l'église se compose d'un chœur et d'une première travée surmontée du clocher, puis de deux travées« L'église », site de la commune d'Omonville-la-Rogue..

Une chapelle ouvrant sur le chœur est élevée au nord entre 1662 et 1667 par Pierre de Sainte-Mère-Église, à la suite d'une décision du tribunal dans un conflit l'opposant à Jacques de Surtainville sur leurs droits honorifiques dans l'église. Condamné à la même obligation, Jacques de Surtainville ne s'exécuta pas, les deux familles s'étant réunis entre-temps par un mariage.

La sacristie est adjointe à la même époque avant d'être remaniée en 1865 afin de dégager les trois baies du chœur, qu'on dote de vitraux.

Son clocher est coiffé en bâtière avec des dalles en grès à usage d'abat-son, mais aussi d'un clocher-mur sur un des pignons de la bâtière. Il a été restauré au et ses ouvertures agrandies.

La façade occidentale est dépourvu de portail, probablement du fait de la présence d'une tribune appuyée sur les massifs débordant de la travée. L'accès à l'intérieur se faisait par des portails latéraux de façade, dont l'un a été transformé en baptistère en 1667.. La tribune est peintes de fresques : martyres de saint Hélier et de saint Thomas Beckett. Ces peintures murales, de la fin du , très délabrées, représenteraient l'assassinat de saint Hélier dans la chambre nord, et celui de Thomas Beckett dans la chambre sud.

L'église d'Omonville témoigne du caractère portuaire du village : graffitis représentant un navire, croix sur l'un des piliers gauches du porche d'entrée, ex-voto de navires

Protection L'église est classée au titre des monuments historiques par arrêté du ..

Mobilier L'église abrite de nombreuses œuvres inscrites au titre objet aux monuments historiquesŒuvres mobilières..

L'ornement intérieur possède notamment une statue de Thomas Becket du , et un siège monumental à baldaquin Renaissance issu du château des Ravalet, offert par en 1935. Ce trône composé par René de Tocqueville et orné des armes des Coskaer de Rosanbo et de la Bretagne, agrège quatre panneaux latéraux du , quatorze bas-reliefs figurant les mystères du Rosaire de la du , un bas-relief du Père éternel du , un panneau figurant l’Arbre de vie et la Crucifixion du , deux pilastres ornés de pampres de la fin du , début , et un baldaquin avec deux consoles. Sont également inscrits au titre objet : des bénitiers du ainsi que des fonts baptismaux du .. L'église abrite également une Vierge à l'Enfant, une statuaire dont un saint évêque du et une verrière du .

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie , Église d'Omonville-la-Rogue - État en 1888 - planche 46

Articles connexes Liste des monuments historiques de l'arrondissement de Cherbourg Omonville-la-Rogue

Liens externes

Jean-Baptiste Omonville-la-Rogue Catégorie:Monument historique classé en 1971 Omonville-la-Rogue