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Le Stade Lorrain Université Club Nancy basket, plus couramment appelé SLUC Nancy Basket ou SLUC, est un club professionnel français de basket-ball fondé en 1967 et basé à Nancy (Meurthe et Moselle). Le club est surnommé Les couguars depuis le début des années 1990, ayant adopté cet animal comme effigie pour son côté agile et agressif., mais aussi car l'un de ces félins avait marqué les esprits des Nancéiens quelques années auparavant en s'échappant d'un des parcs de la ville où il était en captivité. .
Le SLUC Nancy compte à son palmarès. deux titres de champion de France (2008 et 2011), deux Match des champions (2008 et 2011), deux titres de champion de France de Pro B (1994 et 2022), ainsi qu'une Leaders Cup (2005). Le SLUC possède également un titre de champion d'Europe en étant le dernier club à avoir remporté la Coupe Korać, ancêtre de l’EuroCoupe, avec l’entraîneur Sylvain Lautié en 2002..
Le SLUC dispute ses matches au Palais des sports Jean-Weille, une arène de située dans le quartier de Gentilly, à Nancy. Le SLUC est le club attirant le plus de spectateurs en France avec une affluence moyenne approchant les en 2023..
Au cours de son histoire, le club a compté parmi ses rangs des joueurs célèbres tels que Cyril Julian, Pat Durham, Tariq Kirksay, Nicolas Batum, arrivé lors du lock-out de la NBA en 2011, Mickaël et Florent Piétrus.
Dans l'élite à partir de 1994, avec, en plus de ses titres remportés, des saisons ponctuées de trois finales de Coupe de France, trois finales de playoff du championnat de France et de participations à l'EuroLeague et à l'EuroCoupe, le SLUC est relégué en seconde division en 2017 où il évolue pendant cinq saisons jusqu'en 2022 et son titre de champion.
Histoire
Genèse (1967-1985) Branche du club omnisports Stade Lorrain Université Club Nancy, le SLUC Nancy Basket fut créé en 1967 par Pierre Rebourgeon, rédacteur en chef du service des sports du quotidien L'Est républicain, sur les cendres d'un petit club mal-en-point. L'aventure du SLUC commence mal, avec des résultats peu convaincants, dans un contexte profondément amatorial. À l'époque en Lorraine, c'est plutôt le CSM Auboué qui joue dans la cour des grands. L'arrivée à la tête du club en 1974 de Jean-Jacques Eisenbach va marquer un vrai tournant. À partir des années 1980, Nancy monte plusieurs divisions et en 1985 arrive finalement en Nationale 2, la seconde division française.
Ascension (1985-1994) De 1985 à 1987, le club évolue en Nationale 2. De 1987 à 1992, à la suite de la refonte du Championnat, le SLUC évolue en N 1 B, le club est respectivement en 1988, en 1989, en 1990 et 1991, en 1992. En 1992 : Nancy finit quatrième de N A 2 et monte en puissance. L'entraîneur franco-américain Reed Monson est un des artisans de l'installation progressive du SLUC dans le groupe des prétendants à la montée en première division. Pour la saison 1993-1994, Nancy réussit une saison exceptionnelle. L'entraîneur Olivier Veyrat est aux manettes et le prolifique ailier américain James Banks, l'un des joueurs les plus marquants de l'histoire du club, porte à bout de bras l'équipe au titre de champion de Pro B. En fin de saison le SLUC monte donc en Pro A après un duel avec la SIG Strasbourg. À l'issue de cette saison historique, James Banks n'est pas conservé dans l'effectif et signe à l'ALM Évreux Basket.
Découverte de la Pro A et le premier trophée (1994-2002) vignette|gauche|Match de Pro A entre l'élan Chalon et le SLUC en 1996. Nancy commence la saison 1994-1995 avec un statut de candidat à la redescente immédiate en Pro B. Le recrutement est modeste. L'encadrement du club a recruté au club de Tarbes Gespe Bigorre un jeune intérieur prometteur destiné à devenir l'un des plus grands joueurs du club : Cyril Julian. L'équipe se renforce également avec l'intérieur américain Derrick Lewis, en provenance du FC Mulhouse Basket, qui marquera de son empreinte l'histoire du club de 1994 à 2001 et participera à l'éclosion de Cyril Julian. L'équipe commence la saison le par une défaite encourageante (79-71) face au Limoges CSP. La semaine suivante, premier match à domicile et première victoire face à une grande équipe, Le Mans, par le score de 90 à 88. Le club finit treizième malgré des soucis d'effectifs : les joueurs américains recrutés alors, notamment Dell Demps puis Fennis Dembo ou encore Marcus Liberty s'illustrent par leur manque de régularité.
En 1995-1996 le SLUC obtient le renfort d'une légende du basket-ball français : Hervé Dubuisson. Son adresse de loin permet souvent à l'équipe de remporter des matches serrés. Nancy finit huitième pour sa deuxième saison dans l'élite et participe donc aux play-offs pour la première fois (élimination en quart de finale). En 1996-1997, le club se classe à la huitième place en championnat, le SLUC se hisse jusqu'en finale de la Coupe de France où il est battu par l'ASVEL de Gregor Beugnot et du meneur Delaney Rudd.
Le club finit neuvième en 1997-1998. En 1998-1999, Nancy se classe à la huitième place et est éliminé en quart de finale des play-offs. À l'intersaison, le palais des sports Jean-Weille (plus communément appelé « Gentilly ») fait l'objet de travaux d'agrandissement qui portent sa capacité de à .
vignette|Le Palais des Sports Jean-Weille Lors de la saison 1999-2000, Hervé Dubuisson, fraîchement débarqué de l'Olympique d'Antibes Juan-les-Pins, revient au club en remplacement d'Olivier Veyrat au poste d'entraîneur. Saison en demi-teinte, le SLUC finit dixième. Pour la saison 2000-2001, avec une équipe identique à la saison précédente, le SLUC réalise une magnifique saison. Le , Hervé Dubuisson est victime d'un accident de la route dans le centre de Nancy alors qu'il circulait à moto. Il reste plusieurs mois dans le coma. Son adjoint Sylvain Lautié le remplace au pied levé à la tête de l'équipe première. Le SLUC finit tout de même à la sixième place du championnat.
Lors de la saison 2001-2002, Nancy fait une saison tranquille en championnat en terminant huitième. Mais 2002 est surtout l'année de la première grande victoire du club qui remporte la dernière édition de la Coupe Korać, deux ans après la victoire du CSP Limoges face à l'Unicaja Malaga. Les Lorrains disposent en finale des Russes du Lokomotiv Kouban-Krasnodar en deux manches. Le match retour en Russie, bien que perdu sur le score de 95 à 74 après une victoire de à Gentilly, reste à ce jour l'un des plus grands moments de l'histoire du club .. Plusieurs milliers de supporters, dont le président historique du club Jean-Jacques Eisenbach, avaient suivi le match en direct depuis le Zenith de Nancy.
Confirmation du statut (2002-2011) En 2002-2003, après une série de matches sans victoire en début de saison, Nancy finira la saison en trombe. Le SLUC termine à la sixième place du championnat de France. Le SLUC est désormais un club qui compte et sa marche en avant va se poursuivre. En 2004-2005, le club voit l'arrivée de Christian Fra, PDG d'une société de transports, à la tête du club. Le SLUC finit huitième du championnat. Saison importante pour Nancy. L'Alsacien Jean-Luc Monschau, qui vient de passer quatre années au BCM Gravelines remplace Sylvain Lautié au poste d'entraîneur. Le club remporte son premier trophée national, la Semaine des As en battant Gravelines en finale à Clermont-Ferrand sur le score de 112 à 76. Maxime Zianveni est élu meilleur joueur du tournoi. En championnat, malgré une modeste huitième place, le SLUC va réaliser des plays-offs parfaits en éliminant Gravelines, Le Mans, Chalon-sur-Saône mais perd en finale face à la SIG Strasbourg. Le Strasbourgeois Ricardo Greer est élu MVP de cette finale au goût amer pour les Lorrains.
vignette|droite|Tariq Kirksay, Vice-champion de Pro A en 2005, 2006 et 2007 avec le SLUC. Lors de la saison 2005-2006, le , Jean-Jacques Eisenbach, président du club de 1974 à 2004 et grand artisan de l'installation du SLUC dans l'élite du basket-ball français, décède des suites d'une longue maladie. En son hommage, l'espace intérieur du palais des sports de Gentilly porte désormais son nom. Côté sportif, Nancy termine la saison régulière à la seconde place et en étant finaliste des plays-offs comme l'année précédente, défait en finale par Le Mans et son intérieur turc Hüseyin Beşok.
2006-2007 est une saison magique pour Nancy qui termine la saison régulière à la première place et est une nouvelle fois finaliste des plays-offs comme les deux années précédentes en éliminant Gravelines puis Villeurbane. Pour la troisième fois de suite, Nancy perd en finale, cette fois-ci contre Roanne. L'intérieur roannais Marc Salyers est le bourreau des protégés de Jean-Luc Monschau dans cette finale. À l'issue de la saison, l'emblématique Tariq Kirksay, au club depuis trois ans, quitte la Lorraine pour rejoindre les Russes de l'UNICS Kazan.
En 2007-2008, le SLUC termine encore à la seconde place de la saison régulière et se qualifie pour sa quatrième finale de rang, au terme d'une demi-finale sous haute tension remportée en trois manches contre l'ASVEL. Le le SLUC Nancy remporte son premier titre de Champion de France en battant Roanne 84 à 53. Il s'agit du plus grand écart enregistré pour une finale en une manche sèche. Jeff Greer est élu meilleur joueur de cette finale avec notamment (record sur une finale en une manche) et dix rebonds à son compteur. Son frère et capitaine Ricardo Greer, auteur d'un match honorable, s'illustre avec le triste record de six balles perdues. Le trophée de MVP est remis à Jeff Greer par Tony Parker, frère du joueur nancéien TJ Parker.
La saison 2008-2009 est la première année en Euroligue pour le SLUC. La découverte du très haut niveau est difficile pour les Lorrains, qui concèdent trois défaites d'entrée, bien que celle à domicile contre le Panathinaïkos laisse entrevoir des motifs d'espoir. Le SLUC gagne le premier match de son histoire en Euroligue contre le Žalgiris Kaunas (69-64) lors de la quatrième journée de la phase régulière de la compétition 2008-2009 le . Le club décroche une seconde victoire dans cette compétition le contre les Polonais d'Asseco Prokom Sopot. Une défaite concédée au Žalgiris Kaunas, pourtant privé de ses joueurs américains, ruine les espoirs du SLUC d'accéder au tour suivant de la compétition. Avec un total de deux victoires pour huit défaites, les Nancéiens quittent l'Euroligue sur un bilan insatisfaisant. Début les dirigeants du SLUC décident de mettre fin au contrat du pivot américain Rod Benson, dont le niveau tant en Euroligue qu'en Pro A était largement insuffisant. Il est remplacé par le Nigérian Akin Akingbala. Dans la foulée de ce changement, le SLUC est contraint à un nouvel ajustement de son effectif : l'Américain Lamayn Wilson, meilleur marqueur du club en Pro A et en Euroligue jusqu'à présent, se blesse assez gravement à la main fin janvier. Son indisponibilité est estimée à deux mois. Pour pallier cette absence, le club signe le l'intérieur français Stephen Brun, sans club depuis son départ du KK Split. Le , le SLUC s'incline en quarts de finale de la Semaine des As contre l'ASVEL Lyon-Villeurbanne (55-62). Le , le SLUC s'incline en finale de la coupe de France contre Le Mans, après avoir éliminé notamment Roanne, Limoges et Orléans. Le le SLUC est éliminé des au stade des demi-finales lors du troisième match par l'ASVEL.