Thy-le-Château (en wallon Tî-l'-Tchestea) est une section de la ville belge de Walcourt située en Région wallonne dans la province de Namur.

Ce fut une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Toponymie

Le nom de Thy-le-Château trouve son origine dans le mot latin termen signifiant « tertre ». On retrouve d’ailleurs cette racine dans les mots wallons tièr, tiêr, tyin.ne et tiène qui ont également cette signification. Le terme château est venu s’y adjoindre après l’édification d’un premier castel en ce lieu.

Géographie

Évolution démographique

Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre

Histoire vignette|gauche|Le château.

Le village possède un riche passé tant sur le plan historique que sidérurgique. Si les mentions écrites du village remontent au , reste que des vestiges des temps romains dont un cimetière romain et un diverculum d'une chaussée romaine ont été découverts dans l'entre-deux-guerres. Un château médiéval restauré à plusieurs reprises trône au centre du village. Il témoigne de l'existence d'une ancienne cour féodale à Thy-le-Château.

Sur le plan de la sidérurgie, là aussi, on retrouve des traces d'activités sidérurgiques au Moyen Âge mais c'est durant le que le village de Thy-le-Château a connu son plein essor avec la Compagnie générale des Aciers et le laminoir Saint- Éloi.

Le , lors de la bataille de France, un convoi de munitions de l'armée française est arrêté dans le village lorsqu'une bombe de la Luftwaffe fait exploser l'un des camions, enflammant d'autres camions et des maisons du village : . Enfin, 9 religieux et 5 laïcs sont arrêtés lors des rafles des et et déportés en Allemagne.

Une stèle commémorative : le , une stèle a été inaugurée à la rue du Fourneau, devant l’ancien séminaire des Pères Blancs où eut lieu l’arrestation de neuf religieux et de cinq laïcs, déportés en Allemagne; seuls quatre rescapés retournèrent en Belgique en 1945.

La commune fut, le , le théâtre d'un fait divers tragique, la tuerie de Thy-le-Château qui fit 7 victimes.

À ce jour, le château est utilisé pour organiser des événements divertissants et culturels comme les matchs de football de coupe du monde qui sont diffusés à l'intérieur du château sur un écran géant.

Héraldique

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

Patrimoine et folklore thumb|L’église Saints-Pierre-et-Paul.

Patrimoine local L’église Saints-Pierre-et-Paul. Il s’agit d’un édifice en calcaire reconstruit de 1955 à 1959 sur les plans de l’architecte G. Puissant, en remplacement d’une église gothique du -s fortement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale et particulièrement lors des bombardements de . De l’église d’origine, ne subsiste que la haute tour-porche occidentale, retouchée en 1719 et dont le parement a été presque entièrement refait après la dernière guerre. Mais également, un porche en moyen appareil de calcaire sur base biseautée. Le porche et la haute tour sont classés depuis 1948. À l’intérieur, on retrouve une voûte d’ogive nervurée, la châsse de saint Pierre, le décor en céramique de Vinck et une pierre tombale du curé P. Yernaux, mort en 1764..

Le château médiéval. Au , on trouve des traces de l’existence d’un château mais les destructions ont été nombreuses au cours du temps. Il fut notamment incendié par les Sans-culottes en 1790 et resta à l’état de ruine pendant des années. Vers 1830, il est racheté par la famille Henseval qui le transforme en grange et habitation. En 1872, le château appartient à Louis Mouvet et devient une brasserie en 1896 sous le nom de « Brasserie de Thy-le-Château ». C’est en 1910 qu’il est racheté par Auguste et Félicien Choisis de la société « Choisis-Plennevaux », brasserie jusqu’en 1919. Cette année-là, c’est Louis Piret, propriétaire de l’usine Saint-Éloi, qui acquiert le château. De 1928 à 1931, la restauration complète du château est entreprise sur les plans de l’architecte Puissant : courtines, tours d’angle et châtelet d’entrée de l’enceinte sont reconstitués sur les bases anciennes. En 1940, l’explosion d’un convoi de munitions français endommage fortement le château. Il a été reconstruit depuis. Il est actuellement la propriété de M. Julian Anciaux. L'ancienne ferme du Château des Seigneurs, située à une centaine de mètres au nord-est du château, de l’autre côté du Thyria. Aménagée en habitation, elle a pour pièce maîtresse un logis de style gothique datant de la seconde moitié du . Une rare maison gothique de la seconde moitié du , gravement endommagée en 1940, dont l’étage a été reconstruit à l’identique, située en face de l’entrée du château. L'ancienne maison communale, datant du , elle est située rue des Marronniers. La ferme du Moulin, située chemin du Moulin du Try, se trouve dans un méandre de la vallée de l’Eau d’Heure et est séparée du moulin n° 3 par le bief, un ensemble semi-clôturé datant des . Les laminoirs Saint-Eloi, situés rue Louis Piret, ont été construits en 1904 par la Société Anonyme des Usines Métallurgiques de Saint-Eloi, dans un style néo-classique. Ils se trouvent au fond de la vallée du Thyria.

L’ancien moulin de Thy, construit dans la première moitié du , a vu ses ouvertures aménagées au .

Folklore

Patrimoine culturel immatériel de l'humanité La marche Saints-Pierre-et-Paul faisant partie des marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse a été reconnue en avec quatorze autres marches comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Elle se déroule le dimanche ou le premier dimanche qui suit le . Elle est formée par trois compagnies : la Relève (marcheurs n'ayant pas encore 16 ans accomplis), la Compagnie Saints-Pierre-et-Paul et la Compagnie des Zouaves.

Enseignement

Économie Thy a vécu de la métallurgie pendant des siècles : marteaux, moulins à fer, affineries, platineries s’y sont implantés. C’est au que la grande industrie métallurgique connut son apogée, notamment grâce à la création en 1848 de la ligne de chemin de fer reliant Thy-le-Château au bassin de Charleroi. En 1763, la société de Thy fut créée. À cette époque, il y avait une forge et une fonderie. Les minerais siliceux et la castine étaient extraits aux abords de l’usine et dans les villages voisins, le charbon de bois était produit en abondance dans les forêts de la région. La Thyria fournissait la force motrice. C’est en 1893 que la société transporta ses activités et son siège social à Marcinelle.

Vie associative et sports

Jumelage .

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Marcel Belgeonne, Tragique destin dans l’enfer nazi, 108 pages, 1991. (L’auteur a été arrêté lors de la rafle du , envoyé au camp de déportation à Neuengamme où il fut libéré le ) Véronique Piret, Le château médiéval de Thy-le-Château, du 12e s. à nos jours — I. Histoire et évolution architecturale depuis sa fondation, 180 pages — II. Recueil de 40 planches photos, cartes, gravures, plans, Chez l’auteur. Joseph Gonze, Les registres paroissiaux de Thy-le-Château 1679-1796, Cahier du Musée de Cerfontaine n° 330, 85 pages, 2008. Jacques Ganty, Les réfugiés belges de la région de Thy-le-Château, en France, à Bonnières-sur-Seine et Bennecourt de 1914 à 1918, chapitre II (pp 45-65) du recueil "Les exilés belges en France 1914-1918", Racine, 232 pages, 2017.

Articles connexes Gare de Thy-le-Château

Liens externes

Les Compagnies de Marcheurs Article sur Thy-le-Château, Walcourt

Catégorie:Commune avant fusion dans l'arrondissement de Philippeville Catégorie:Walcourt Catégorie:Ancienne commune des Ardennes cédée par le traité de Paris de 1815