thumb|upright=1.2| Leipzig, 16 octobre avant 13 heures.

La carte de la bataille de Leipzig le d'après J.E Woerl permet de mieux comprendre le déroulement de la bataille entre 8 heures et 13 heures.

Cette carte a été publiée dans Geschichte der Kriege von 1792 bis 1815. Band 2 : Schlachten Atlas publié en 1852. Sur la carte, les lettres en majuscules représentent des troupes ou des événements français, les lettres en minuscule des troupes ou événements de la coalition et renvoient à la légende suivante.

Pour la composition des troupes françaises : voir Ordre de bataille français lors de la bataille de Leipzig. Pour la composition des troupes coalisées : voir Ordre de bataille de la coalition lors de la bataille de Leipzig.

Position des forces françaises à 8 heures

AA : d'infanterie du Général Poniatowski, une division et une brigade de cavalerie, sur les hauteurs en arrière de Markkleeberg soit , 300 cavaliers et 32 canons. BB : d'infanterie du Maréchal Victor, trois divisions, sur les hauteurs en arrière de Wachau, soit et 55 canons. CC : d'infanterie du Général Lauriston, trois divisions et une brigade de cavalerie, sur les hauteurs en arrière de Liebertwolkwitz, soit , 764 cavaliers et 48 canons. DD : de cavalerie du Général Kellerman, deux divisions de cavalerie, en avant de Dosen, soit et 8 canons. EE : de cavalerie du Général Pajol, trois divisions de cavalerie, vers Haulzhausen, soit et 12 canons. FF : d'infanterie du Maréchal Augereau, deux divisions d'infanterie, à Haulzhausen, soit et 12 canons. GG : d'infanterie du Général Bertrand, trois divisions d'infanterie et deux brigades de cavalerie, près d'Eutritzsch, soit , 368 cavaliers et 30 canons. HH : d'infanterie du Maréchal Marmont, trois divisions d'infanterie et une brigade de cavalerie, près de Lindenthal, soit , 935 cavaliers et 92 canons HH : de cavalerie du Général Arrighi, trois divisions de cavalerie, près de Lindenthal, soit et 18 canons. II : Infanterie de la Vieille Garde Impériale du Maréchal Mortier, deux divisions d'infanterie, près de Reudnitz, soit et 32 canons. II : Infanterie de la Jeune Garde Impériale du Maréchal Oudinot, quatre divisions d'infanterie, près de Reudnitz, soit et 96 canons. II : Cavalerie de la Garde Impériale du Général Nansouty, trois divisions de cavalerie, près de Reudnitz, soit et 24 canons. II : de cavalerie du Général Latour-Maubourg, cinq divisions de cavalerie, près de Reudnitz, soit et 33 canons. KK : 3 bataillons de la brigade Bertrand (garnison de Leipzig) à Lindenau soit et 16 canons (quatre redoutes ont été construites en avant de Lindenau et garnies de 40 canons tirés de l'arsenal de Leipzig). LL : 1 bataillon de la brigade Bertrand (garnison de Leipzig) à Plagwitz soit 730 hommes. MM : 1 bataillon de la brigade Bertrand (garnison de Leipzig) à Leutsch soit 605 hommes. N : Quartier général de Napoléon. R : d'infanterie de Maréchal Macdonald et le de cavalerie du général Sébastiani sont en marche depuis Taucha en direction de Possna où ils doivent participer à la bataille avec leurs , et 91 canons (partis très en retard de Taucha, ils ne seront dans les environs de Sommerfeld qu'à 10 heures seulement).

Troupes non représentées sur la carte de 8 heures : le restant de la Garnison de Leipzig du Général Margaron dans la ville de Leipzig (brigades von Hochberg et cavalerie : , ) la division provisoire Lefol () forme un cordon entre Leipzig et Markleeberg sur la rive droite de la Pleisse d'infanterie du Général Souham en marche vers Mockau (par la route de Duben) doit rejoindre Leipzig (seules deux divisions pourront rejoindre) la division du Général Dombrowski à Plosen d'infanterie du Général Reynier est à Eilenbourg et ne participe pas à la bataille

Position des forces coalisées à 8 heures

aa : autrichien du général Gyulay (sans la division Murray), la division Liechtenstein, et le corps franc de cavalerie Thielmann , soit trois divisions d'infanterie et 12 régiments de cavalerie sont près de Markrandstaedt avec , et 72 canons bb : autrichien du général Merveldt, deux divisions d'infanterie, est en avant de Zwenkau avec ses , et 50 canons bb : Réserve d'infanterie autrichienne du prince de Hesse-Hombourg à Zwenkau doit soutenir Merveldt avec ses et 40 canons bb : Corps de cuirassiers autrichiens du général Nostitz à Zwenkau avec et la réserve d'artillerie autrichienne de 112 canons. cc : du général Kleist à Cröbern est composée de la prussienne du prince Auguste, de la russe du général Helfreich, de la brigade de cuirassiers Lévachov et du régiment de hussards Loubno soit , et 24 canons dd : du prince Eugène de Wurtemberg à Gossa est composée du d'infanterie russe du prince de Wurtemberg et de la prussienne du général Klux soit et 48 canons, plus une batterie lourde de 24 canons de calibre 12 (de la réserve d'artillerie russe) ee : du prince Gortchakov à Stoermthal est composée de la russe du général Mezentzov et la prussienne du général Pirch soit et 36 canons ff : Cavalerie du comte Pahlen est entre la et avec son corps de cavalerie russe et la cavalerie prussienne des et , soit gg : du général Klenau est entre Traena et Naunhof avec le autrichien du général Klenau, la prussienne du Général Ziethen et le de cavalerie prussien du Général Röder soit , et 56 canons. ii : garde russes et prussiennes du grand-duc Constantin en arrière de Magdeborn soit , et 288 canons. hh : Armée de Silésie du général Blücher à Scheudnitz (en colonne de marche) avec , et 368 canons

Bataille de Wachau

Vers 9 heures, le général Comte de Wittgenstein, qui commande les forces coalisées sur la rive droite de la Pleisse, lance l'attaque générale en quatre colonnes sur les positions françaises. Ce combat porte en France le nom de bataille de Wachau.

La première colonne Kleist s'avance en colonne par la route qui passe à Crostewitz et se dirige vers Markkeelberg (kk). La marche de la colonne se fait sous le feu des batteries françaises positionnées sur les hauteurs à l'ouest de Wachau (OO) qui prennent la colonne en flanc. Deux bataillons prussiens parviennent à prendre d'assaut Markkeelberg et chassent deux bataillons polonais qui se replient sur les hauteurs plus en arrière. Aussitôt Poniatowski contre-attaque avec la d'infanterie et parvient à reprendre le village. Mais il en de nouveau chassé par la prussienne qui s’empare du village. Vers dix heures, Napoléon envoie le d'Augereau en soutien de Poniatowski (V). Poniatowski et la division Smellé relancent un assaut sur le village (Q), Poniatowski de front, Semllé par l'est (la division Turreau a été détachée vers Connewitz où elle participe au combat du même nom). La russe s'avance contre Smellé et stoppe son attaque pendant que le Prince Auguste parvient à repousser l'attaque polonaise.

La deuxième colonne du prince Eugène s'avance sur Wachau (ll), précédée par la batterie de 24 pièces de 12 (mm). Mais l'artillerie française sur les hauteurs de Wachau est plus nombreuse et finit par démonter la batterie russe. L'infanterie du Prince Eugène se déploie dans la plaine et deux bataillons sont envoyés à l’assaut de Wachau. Ils sont repoussés (PP) et l'infanterie russe et prussienne reste dans ses positions. Eugène Wurtemberg fait alors avancer toute son artillerie et reçoit en renforts encore quelques pièces de canons issus de la réserve russe. Une batterie d'environ 80 pièces est alors mise en place en face de Wachau (nn), protégée par l'infanterie. Une forte et longue canonnade neutralise les deux camps sur ce point. Vers 10 heures, Napoléon envoie la et la de la jeune garde sous le commandement d'Oudinot en réserve derrière les troupes de Victor à Wachau (WW).

La troisième colonne du Prince Gortchakov se dirige sur Liebrtwolkwitz en longeant le bois de l'université et engage le combat par le côté sud-est du village (oo) avec la division Maison du de Lauriston. À sa gauche, le comte Pahlen s'avance contre le monticule Galgenberg (pp) et y fait déployer une batterie d'artillerie

La quatrième colonne de Klenau s'avance par la route à l'ouest de Seyffertshayn (qq) et tente de déborder les Français par leur flanc est, la cavalerie de Roder en tête. Mais celle-ci est interceptée par la cavalerie du de Pajol au niveau du Klomberg (S). Après un rapide combat, la cavalerie française doit se replier. La brigade autrichienne Spleny attaque Liebertwolkwitz par le flanc est (rr) mais est repoussée par la division Rochambeau du de Lauriston. Pendant cette attaque, deux batteries (24 pièces) sont installées sur le Klomberg (S). Le gros de la colonne de Klenau s'étend entre Gross-Possnau et Fuschshayn (ss). Devant le retard du de Macdonald qui devait occuper le flanc Est français, Napoléon dépêche vers 11 heures les de cavalerie (Latour-Maubourg) et de cavalerie Pajol (sauf la division Milhaud) former la ligne entre Liebertwolkwitz et Holzaushen. Le maréchal Mortier, qui se voit confier provisoirement la première et deuxième division de la jeune garde est également envoyé de ce côté en réserve derrière la cavalerie des et .

À midi, le de Macdonald et le de cavalerie de Sébastiani arrivent enfin sur le champ de bataille au sud de Holzaushen (T). De leur côté, les coalisés font avancer les réserves russes et prussiennes entre Gossa et Cröbern, en face de Wachau. Le front de la bataille de Wachau est stabilisé vers midi.

Combat de Connewitz

Le corps du Général Merveldt s'avance vers 8 heures sur Connewitz (tt) mais ses éclaireurs lui annoncent que le pont est détruit, et le passage impraticable. Il se rabat donc sur Lösnig où il pense pouvoir traverser à gué. Mais les marais et les bois épais ralentissent considérablement sa marche. Et là encore, la rivière, gonflée par les eaux de pluie des derniers jours, n'est pas guéable. Les quelques voltigeurs de la division Lefol suffisent à empêcher toute traversée de la rivière. Son aile droite parvient toutefois à s'emparer du Château de Dôlitz (qui se trouve sur la rive gauche). Poursuivant sur son succès, l'aile droite autrichienne traverse la rivière à pied et se lance à l'assaut du moulin de Dölitz sur la rive droite. Mais les quelques voltigeurs de la division Lefol qui s'y trouvent barricadés dans le bâtiment suffisent à les repousser. Les autrichiens tentent en vain d'y mettre le feu. À 11 heures, tous les efforts autrichiens sont vains. de Merveldt et du Prince de Hesse-Hombourg sont arrêtés par une rivière, un pont détruit et quelques centaines de français (UU). Napoléon envoie tout de même la division Turreau ( du d'Augereau) en soutien de la division Lefol (V).

Combat de Lindenau

À 9 heures, Giulay met ses troupes en marche par trois colonnes (ww) : la première formée de la Brigade du Prince de Hesse-Hombourg ( légère), marche en direction de Leutz sous la direction du Prince de Hesse-Hombourg, soit et 12 canons la seconde formée de la division Creneville et de la brigade von Riesenburg ( autrichienne) est dirigée par Giulay et marche sur Lindenau dans ce qui forme l'attaque principale avec et 14 canons la troisième est formée par la brigade Czollich qui dirige la colonne vers Plagwitz avec et 8 canons la cavalerie de la division Liechtenstein marche en réserve de la seconde colonne et la cavalerie de Thielmann reste encore plus en arrière et ne participe pas au combat

À 10 heures, lorsque le général français Morio de L'Isle qui commande les de la garnison de Leipzig se trouvant sur la rive gauche de l'Eister, il demande au Maréchal Ney de lui envoyer des renforts. Celui-ci détache les trois divisions du du Général Bertrand (YY). Ce dernier envoi immédiatement la division Morand sur la rive gauche et laisse ses deux autres divisions dans Leipzig car il n'a pas la place de déployer tout son corps sur la rive gauche.