Jean-Baptiste Alexandre Montaudon, né le à La Souterraine (Creuse) et mort le à Amiens (Somme), est un militaire et homme politique du .

Biographie

Parent de Nicolas Montaudon, député du tiers à la Constituante, Montaudon entra à l'École de Saint-Cyr (1836-1838, promotion de l'Obélisque) et suivit la carrière militaire.

Sous-lieutenant des grenadiers du 11e régiment de ligne, en Algérie avec lequel il participe, en 1837, à la seconde expédition de Constantine, il devient chef de bataillon aux Zouaves puis colonel du en Crimée, du 4e voltigeurs de la garde en Italie en 1859, commandant la du de l'armée du Rhin, à Metz, commandant de la place de Paris, il fut placé successivement à la tête du d'armée de l'armée de Versailles, et à la tête du d'armée à Amiens en 1873 Louis Yvert : Historique du 11e régiment d'infanterie, page 39.

Il semble prendre part au complot militaire présumé de 1877, qui prévoit la prise du pouvoir par les militaires pour réinstaurer la monarchie. Après une enquête parlementaire sur le sujet, et les élections sénatoriales de 1879, le général Gresley, officier libéral placé au ministère de la Guerre par le Centre gauche, propose au président et maréchal Mac-Mahon un décret relevant de leur fonction les généraux commandants de corps d'armée Bataille, Bourbaki, Barail, Lartigue et Ducros, ainsi que le déplacement d'autres commandants de corps d'armée (Aumale, Deligny, Douay et Montaudon), ce que le maréchal refuse. Le décret est signé le par Jules Grévy..

Admis dans le cadre de réserve, le général Montaudon, dont les opinions politiques étaient donc celles d'un conservateur-monarchiste, se présenta comme candidat, le , pour succéder dans la Somme au général Boulanger, qui avait opté pour le Nord : les boulangistes se rallièrent à sa candidature, sans toutefois l'appuyer ouvertement, et M. Montaudon fut élu député par (, ), contre à M. Cauvin, républicain.

Il prit place à droite, et vota contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (), pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution, contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, contre les poursuites contre le général Boulanger.

Son bref passage à la Chambre, et son aversion pour le scrutin d'arrondissement contre le rétablissement duquel il avait voté le dissuadèrent de se représenter.

Le général Montaudon abandonna dès lors la carrière politique et mourut le à Amiens à l'âge de 81 ans.

Il avait épousé Gabrielle Dejean (1837-1906), fille du général vicomte Pierre Charles Dejean.

Il avait été aussi conseiller général de la Creuse.

Œuvres

Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur () () ; Officier de l'instruction publique ; Médaille commémorative de Crimée ; Médaille commémorative de la campagne d'Italie (1859) ; Chevalier compagnon de l'Ordre du Bain ; Grand'croix de l'Ordre de Saint-Stanislas de Russie ; Grand'croix de l'Ordre impérial de François-Joseph ; Chevalier de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare d'Italie ; Médaille de la valeur militaire (Italie) ; Commandeur de l'Ordre du mérite Nichan Iftikhar de Tunisie (distinction la plus ancienne des Beys de Tunis).

Annexes Bibliographie

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des conseillers généraux de la Creuse Liens externes

Données généalogiques sur :

Catégorie:Naissance à La Souterraine Catégorie:Naissance en février 1818 Catégorie:Décès en janvier 1899 Catégorie:Général français Catégorie:Militaire français du XIXe siècle Catégorie:Conseiller général de la Creuse Catégorie:Député du Second Empire Catégorie:Député de la Somme (Troisième République) Catégorie:Député de la quatrième législature de la Troisième République Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Officier des Palmes académiques Catégorie:Chevalier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare Catégorie:Compagnon de l'ordre du Bain Catégorie:Décès à Amiens Catégorie:Décès à 80 ans