La aérienne du Canada ou ( en anglais) fait partie de l'Aviation royale canadienne (ARC) et est responsable, depuis sa création sous ce nom en 1997, des opérations aériennes des Forces armées canadiennes. Elle est également responsable de la région canadienne du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD)..
Historique Durant la Guerre froide en Europe L’Organisation du traité de l'Atlantique nord repose durant la guerre froide sur le principe d’une force défensive. C’est pourquoi le Canada y fait au sein de la la contribution de douze escadrons de chasseurs, regroupés dans la Division aérienne dans les années 1950 qui dépend en temps de guerre de la .
La première base de l’ARC à l’étranger en temps de paix voit le jour à North Luffenham, en Angleterre, quand la Escadre de chasseurs embarque 48 Canadair Sabre, chasseur de jour par temps clair, de fabrication canadienne, à bord du porte-avions , en à Norfolk (Virginie) pour le Royaume-Uni.. Des mois plus tard, le Escadron arrive à North Luffenham. En , le troisième escadron atterrit à l’étranger dans le cadre de l’opération historique Leap Frog One, au cours de laquelle les Sabre de l’escadron se transportent en Europe par la voie des airs depuis Bagotville, au Québec, en faisant escale à Goose Bay, au Labrador, au Groenland et en Islande.
Les bases continentales européennes
La Escadre de chasse, à Grostenquin, en France, est la première base continentale à ouvrir ses portes, en . Imitant l’opération Leap Frog One, l’escadre, divisée en trois escadrons, franchit aussi l’Atlantique sans problème à bord de ses propres avions.
La deuxième base continentale européenne de l’ARC à ouvrir ses portes est celle de Deux‑Ponts, en Allemagne, en , où la Escadre de chasse se pose après un vol transatlantique réussi. La Escadre de chasse, formée de trois escadrons de Sabre, arrive à Baden‑Söllingen, en Allemagne, en , pour compléter la contribution prévue de 12 escadrons à l’OTAN soit jusqu'à 300 avions et près de ..
Le troisième et dernier déplacement a lieu au début de 1955, quand la Escadre de chasse quitte North Luffenham, en Angleterre, pour prendre ses quartiers à Marville, en France.
Le Escadron de contrôle aérien et d’alerte entre en fonction à Metz, en 1955, devenant l’unique unité de radar de l’ARC à se trouver à l’extérieur du Canada.
En , le premier escadron de chasseurs tout-temps Avro Canada CF-100 Canuck, conçus et construits au Canada, se joint à la Division aérienne. Le Canada fournit ces appareils à la demande expresse du Grand Quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) pour pallier une pénurie de chasseurs tout-temps et de nuit. Ensuite, quatre escadrons de CF‑100 fusionnent avec les huit escadrons restants de Sabre pour assurer à l’ARC une présence de chasseurs de défense de 24 heures par jour et pour tenir un rôle de bombardiers d’escorte.
Cette organisation formée de six unités différentes a un quartier général à Paris jusqu’en 1953. Il devient vite évident, cependant, que la capitale française n’est pas facile d’accès pour les différentes unités installées sur le continent. Le château de Mercy, dans la région de Metz, répond à ce besoin particulier de manière plus satisfaisante et le quartier général de la Division aérienne s’y trouve jusqu'au départ des troupes canadiennes et américaines de France en 1966. L'entretien des chasseurs Sabre et Canuck étaient assuré par Scottish Aviation sur l'aéroport de Glasgow-Prestwick.
Situation en 1963
thumb|upright=1.5|Carte des bases aériennes de l'OTAN en France jusqu'en 1966. Metz, Quartier général de la Division aérienne
Le quartier général de la Division aérienne se trouve dans le Château de Mercy à quelque cinq kilomètres au sud-est de Metz, dont la population s’élève à peu près et qui compte parmi les principales villes du département de la Moselle. C’est à Metz que se trouve le Escadron de contrôle aérien et d’alerte.
Marville, Escadre de chasse
La RCAF Station Marville est établie en France, à près de au nord-ouest de Metz, près de Marville, proprement dite y voit le jour en 1954 tandis qu'en , la première escadre de l'Aviation royale du Canada ou Escadre stationnée depuis à North Luffenham en Angleterre déménagea sur la base de Marville. L'escadre comportait trois escadrons volant sur Canadair Sabre : , 439 et . Les et quittèrent North Luffenham en 1954 pour des bases temporaires en Allemagne de l'Ouest : Baden-Söllingen pour le et Zweibrücken Air Base pour le . Le fit directement mouvement sur Marville en 1955.
En 1956, le (dissous à Marville le ) fut remplacé par le sur CF-100 Canuck. Le fut dissous à son tour le . Les et changèrent de monture en 1962 pour passer sur le nouveau chasseur supersonique CF-104 Starfighter. Les escadrons de Marville changèrent également de mission en passant de la défense aérienne sur Sabre et Canuck au bombardement nucléaire tactique sur Starfighter. La demande du gouvernement français en 1963 de faire passer toutes les armes et vecteurs nucléaires stationnés en France sous commandement de la France entraînèrent un nouveau changement de mission pour les deux escadrons de la Escadre de Marville. À partir de cette date, ils se consacrèrent aux missions de reconnaissance uniquement.
L'aérodrome de Rocroi-Regniowez construit en 1956 sert de base aérienne de dispersion pour la Escadre..
Les et quittèrent définitivement Marville le pour la base aérienne 139 Lahr en Allemagne de l'Ouest qui passe des mains de l’armée de l’air française à la RCAF sous le nom de Base des Forces canadiennes Lahr.
Grostenquin, Escadre de chasse vignette|gauche|Des Canadair Sabre du 430 Escadron à RCAF Station Grostenquin en 1960. vignette|Des Avro CF-100 Canuck du en mission d'entrainement en Sardaigne le 9 octobre 1962. La escadre () se trouve à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Metz, dans la Moselle dans la base aérienne Grostenquin. La ville la plus proche est Faulquemont, dont la population s’élève alors à ; elle se trouve à sept kilomètres de l’unité. Faulquemont est le terminal ferré de la Escadre de chasse. Saint-Avold, la plus grande des villes des environs et celle où se trouvent les logements familiaux militaires de la formation, se situe à quelque dix-huit kilomètres de la station.
Les opérations du 2 Wing de Grostenquin débutèrent en 1952. Trois escadrons de chasse se partageaient les marguerites construites autour de la piste de Grostenquin : les , et . À leur arrivée en Europe, les trois escadrons volaient Canadair Sabre. Quand la décision fut prise en 1956 de remplacer dans chaque escadre un escadron de Canadair Sabre par un de Avro CF-100 Canuck, le quitta Grostenquin et laissa la place au sur CF-100.
À l'automne 1963, les escadrons canadiens en Europe (ceux de Grostenquin compris) abandonnaient leurs Sabre pour de tout nouveaux Canadair CF-104 Starfighter. Les escadrons de CF-100 comme le de Grostenquin furent dissous. Les Starfighter prirent une mission d'attaque nucléaire tactique. Toutes les armes nucléaires étaient la propriété des États-Unis. Lorsque le général De Gaulle demanda que toutes les armes et les vecteurs nucléaires sur le sol français soient sous contrôle français, les CF-104 Starfighter quittèrent Grostenquin. La escadre fut dissous en , le s'installant à Baden-Soellingen et le à Zweibrucken, entraînant la fermeture de la base canadienne de Grostenquin.
Deux‑Ponts, Escadre de chasse vignette|gauche|Patrouilles de Canadair Sabre de la Escadre de chasse au-dessus de la RCAF Station Zweibrücken vers 1957. La Escadre de chasse est installée à RCAF Station Zweibrücken à cinq kilomètres au sud-est de la ville de Deux-Ponts en Rhénanie-Palatinat, à la frontière occidentale de l’Allemagne, comptant alors du au .
Le , le Wing de l'ARC, sous le commandement du Group Captain A.C. Hull, prend le contrôle de la base qui prend la désignation de RCAF Station Zweibrücken.
Trois escadrons sur Canadair Sabre volent à partir de Zweibrücken : les 413, 427 et 434 Squadron. Le 413 est remplacé par 440 Squadron sur CF-100 Canuck en 1957.
Pendant l'automne 1962, tous les escadrons de Sabre commencent leur conversion vers les nouveaux CF-104 Starfighter. Le 440 Squadron est dissous en . En 1964, après la dissolution du 2 Wing et la fermeture de la base de Grostenquin, le 430 Squadron fait mouvement sur Zweibrücken.
L'ARC quitte Deux-Ponts le , laissant la base à la Air Force de l'United States Air Forces in Europe.
Baden-Söllingen, Escadre de chasse
À l’orée de la Forêt-Noire, en Allemagne, près du Rhin, se trouve la Escadre de chasse à , à une demi-heure de voiture de la ville de Baden-Baden. En service de 1953 au , la base est devenue en 1997 l'aéroport de Karlsruhe-Baden-Baden.
Sardaigne, Unité de tir aérien
L’unité de tir aérien destiné à l'entrainement de chasse se trouve à , en Sardaigne, à une vingtaine de kilomètres au nord de Cagliari qui ouvre en un (AWTI). En accord 1959, un accord entre l’Italie, le Canada et l'Allemagne de l'Ouest fait de ce site une zone d'entrainement international..
Après 1963 vignette|Un CF-104 du 439 Squadron du 1 GAC en 1976. L’ARC quitte la France en 1967 et, une fois réorganisée avec les deux autres services des Forces armées canadiennes, la Division aérienne devient le Groupe aérien du Canada (1 GAC), dont le QG se trouve à la base des Forces canadiennes Lahr, Lahr/Schwarzwald, en Allemagne de l’Ouest.
En 1968, à titre de mesure d’austérité, la Escadre de chasse Deux‑Ponts ferme ses portes. Ses deux escadrons sont affectés à la et Escadres de chasse.
Ensuite, en 1969, les Forces canadiennes en Europe fusionnent afin de former un seul commandement disposant de deux bases. Par conséquent, le contingent de l’Armée canadienne, alors dans le nord de l’Allemagne au sein de la qui est passée de à moins et regroupé sous le nom de 4e Groupe-brigade mécanisé du Canada, rejoint les et Escadres de chasse au sud en 1970.. De plus, on ferme la Escadre de chasse, à Lahr, et la Force aérienne canadienne en Europe voit son effectif passer de six à trois escadrons.
Les trois escadrons restants sont regroupés à la , sous l’autorité du 1 GAC, le . Le 1 GAC poursuit ses activités jusqu’en 1988, quand le Canada accroît sa participation à l’OTAN et qu’on procède à la reconstitution de la Division aérienne.
Lorsque survient, en 1989, la chute des régimes communistes en Europe et par conséquent la fin de la Guerre froide, les éléments des Forces canadiennes en Europe rentrent au pays, puis, en 1993, on ferme les BFC Lahr et Baden‑Söllingen. La Division aérienne met fin à ses opérations aériennes le ..
Structure en 1989 No. 1 Air Division RCAF, CFB Baden-Söllingen, sous le commandement en cas de guerre de la 3 Wing CFB Lahr 3 Wing Operations 3 416 Tactical Fighter Squadron ou 441 Tactical Fighter Squadron venu CFB Cold Lake, 18x CF-18 425 Tactical Fighter Squadron ou 433 Tactical Fighter Squadron venu CFB Bagotville, 18x CF-18 4 Wing CFB Baden-Söllingen 4 Wing Operations 4 409 Tactical Fighter Squadron, 18x CF-18 421 Tactical Fighter Squadron, 18x CF-18 439 Tactical Fighter Squadron, 18x CF-18 Air Reserve Augmentation Flight (Reserve Pilots) Training Flight, 5x CT-133 Silver Star 1 Air Maintenance Squadron CFB Baden-Soellingen 4 Construction Engineer Squadron, détaché du Génie militaire canadien 444 Tactical Helicopter Squadron (détaché du 4e Groupe-brigade mécanisé du Canada), CFB Lahr (CH136 Kiowa, UH1N) Detachment Lahr, 412 Transport Squadron, 2x CC-142 Dash 8 5 Air Movement Unit
Depuis 1997
Le quartier général de la 1 DAC est située sur la base des Forces canadiennes (BFC) Winnipeg au Manitoba. La division est responsable depuis sa recrération de l'ensemble de la flotte aérienne de l’Aviation royale canadienne comprend en 2011 treize escadres réparties sur l'ensemble du territoire canadienLes escadres de la Force aérienne au Canada sur le site de la Force aérienne du Canada, page consultée le 20 juin 2011.