Rombach-le-Franc est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace (malgré son appartenance historiquement à la Lorraine).

Le village fait partie du canton de Sainte-Marie-aux-Mines et de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé. Ses habitants sont appelés les Rombéchats.

Géographie vignette|gauche|Vers Pierreusegoutte à Rombach-le-Franc. vignette|gauche|Limites communales.

Rombach-le-Franc est un village qui s'étire en longueur au fond d'une vallée traversée par un ruisseau qui porte son nom, qui est un affluent de la rive gauche de la Lièpvrette. Il est à la limite de trois départements (Haut-Rhin, Bas-Rhin, et Vosges) au-dessus du col de la Hingrie ( d'altitude) qui se rejoignent au Nord-Ouest.

À environ cinq kilomètres du village, se trouve le hameau de la Hingrie, traversé par le Rombach et rejoint par les ruisseaux du Volbach et de Bestégoutte et de nombreuses sources en provenance du Barançon, du Creux-Chêne, de la Besse des pentes, de Biagoutte, de Voulhimont, de la Chambrette, de Naugigoutte. En venant du hameau de la Hingrie à l'entrée du village, le Rombach est également rejoint par le ruisseau de Pierreusegoutte, puis par le Broru (venant de la Chambrette) et le La Guesse (derrière l'église), et vers la sortie en direction de Lièpvre par les eaux de Hargoutte et de la Vaurière. La Hingrie fait partie d'un ensemble de plusieurs lieux-dits, dont d'anciennes fermes appelées Haute-Fontaine, Schlingoutte, Foa, Bestégoutte, dont certains étaient peuplés avant le par des anabaptistes.

vignette|Vue sur le milieu du village et Pierreusegoutte.Rombach-le-Franc est à deux kilomètres du centre de Lièpvre qui se trouve au confluent du Rombach et de la Lièpvrette (Lièpvrette = appelée Laimaha dans les diplômes de Charlemagne et de Lothaire , en 774 et 854). La route départementale D 48, construite en 1904, qui part de Lièpvre et qui passe par Rombach-le-Franc rejoint le village de Fouchy par le col du même nom ( d'altitude). Lièpvre commande à la fois l'entrée de la petite vallée du Rombach et vers l'amont, l'importante vallée de la Lièpvrette avec les communes de Sainte-Croix-aux-Mines et de Sainte-Marie-aux-Mines chef-lieu du canton qui se trouve à huit kilomètres vers l'ouest et vers le sud Aubure. Les cinq communes, avec Aubure, forment une entité géographique appelée successivement Val de Lièpvre, vallée de Sainte-Marie-aux-Mines et maintenant le Val d'Argent.

À quinze kilomètres à l'est de la commune se trouve la ville de Sélestat.

Le village de Rombach-le-Franc est situé au centre du territoire communal, à une altitude de . Les montagnes qui l'entourent sont composées essentiellement par du grès rose reposant sur un socle de granit gris, qui encerclent tout le village, à l'exception de la partie sud. Le vallon de Pierreusegoutte entre les Vosges gréseuses à l'est et les Vosges granitiques à l'ouest.

Les habitants de Rombach-le-Franc sont appelés les Rombéchats ou Rombéchates. Appelé pendant des siècles L’Allemand-Rombach, le nom du village a été modifié le en Rombach-le-Franc à la suite d'une décision du conseil municipal pour rappeler l'importance du rattachement de la commune à la FranceDélibération du conseil municipal du 2 décembre 1918..

C'est une des Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, Charte 2012 - 2024 du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

vignette|Le village depuis la route du col de Fouchy.

Les cours d'eau Le Bestegoutte (prend sa source à la Hautegarde à d'altitude) Le Biagoutte (prend sa source au Chat pendu à d'altitude) Le Broru La Guesse (derrière l'église) Le Hargoutte Le Naugigoutte Le Pierreusegoutte Le Rombach (qui prend sa source au col de la Hingrie à d'altitude. Le Rombach reçoit toutes les eaux de source, puis se jette dans la Lièpvrette) La Vaurière (prend sa source au Grand Haut) Le Volbach (prend sa source au Nalterin à d'altitude) Le Gelingoutte Le ruisseau de la Haute-Fontaine Le ruisseau du Noirceux Le ruisseau de la vierge

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le Rombach..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Rombach-le-FrancLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Giessen Lièpvrette ». Ce document de planification concerne les bassins versants du Giessen et de la Lièpvrette. Son périmètre s’étend sur . Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat des eaux et de l'assainissement Alsace Moselle..

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée ( à ) en toutes saisons et un hiver rude (moins de ).. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Croix-aux-Mines à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Rombach-le-Franc est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'InseeSelon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités..... Elle appartient à l'unité urbaine de Lièpvre, une agglomération intra-départementale regroupant . et en 2017, dont elle est la banlieue...

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Marie-aux-Mines, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (87,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (87,7 %), prairies (10,8 %), zones urbanisées (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Écarts et lieux-dits 80 lieux-dits : À la Grange, Au Schéna, Aux Fourneaux, Barançon, Beaux Champs, Belhengoutte, Bessecôte, Besse des pentes, Bestégoutte, Bestegoutte et Gros Baie, Biagoutte, la Biaise, Biastert-Bois, Blicombe, Boidosot, Brangra et Chete Chêne, Chambi, Champs Balo, Champs des Huttes, Champs des pierres, Chaussotte, Chat pendu, Chenelle (ou Chenhel), Cheval poirier, Colline du Barançon, Conterain, Couty, Degelingoutte, Devant Barançon, Devant Brangna, Devant la croix, Devant la Gange, Devant Nodévo, Devant Naltérain, Feignet, Foa, Froide Goutelle, Gelingoutte, Gérard Goutelle, Grand Haut, Grand Pré, Grande Goutte, Grosbai, Hargoutte, Haute Fontaine, Haute Garde, Hingrie, la Chambrette, la Goutelle, Laguesse, la Longire, Lançoir, Langrie, la Rochette, Mangoutte, Hergauhenneux, Naugigoutte, le Naltérin, les Osières, Perdaugoutte, le Petit Haut, Pierreusegoutte, le Pré des huttes, Pré Gravier, Pré le Saint, Prérébois, le Rain de l'Annot, Raingai, Raingouttel, Réguiseure, La Rochette, Salanville, Langoutelle, la VaurièreLa Vaurière fait partie non seulement de Rombach-le-Franc, mais aussi de Lièpvre - La partie du ruisseau de la Vaurière qui se trouve à droite fait partie de Lièpvre et la partie gauche de Rombach-le-Franc, Vauthiermont, Village, Volbach, Vougapré, Vougnigoutte, Voulhigoutte, Voulhimont, Vourogoutte.

Toponymie Le nom de la Lièpvrette anciennement Leber, Labar remonte sans doute à Labarā, comme les rivières Leber (Lebra 1105), Laber (Bavière, Palatinat; Allemagne), Laver (Yorkshire; GB) et doivent signifier « la sonore », du mot celtique labaro-, labro- « éloquent, bavard, sonore ». Cf. gallois llafar « loquace » ; breton labar « parler, dire »Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, 2003. ..

C'est à l’époque mérovingienne qu'apparaissent les premiers toponymes en -heim, mot germanique désignant la propriété et que l'on retrouve dans les principaux centres de la région de la Moyenne Alsace (Kintzheim et Bergheim). Des Germains romanisés fondent des établissements dont les noms se terminent en -willer ou en -wihr (ex. : Radbaldovillare 768, Rebawiller 1508, aujourd'hui appelé Ribeauvillé en français et Rappoltsweiler en allemand). Les propriétaires francs font venir par la suite sur leurs domaines des cultivateurs de langue romane, d'où l'apparition de nouveaux noms issus de l'idiome romanChristian Wilsdorf, Notes sur le peuplement de la région de Sélestat après les grandes invasions in Revue d'Alsace, tome 97, , 1957..