Sainte-Croix-aux-Mines est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace (malgré son appartenance historiquement à la Lorraine).

Ses habitants sont appelés les Saint-Creuziens.

Sainte-Croix-aux-Mines est jumelée avec Pluduno en Bretagne.

Géographie Localisation

La commune de Sainte-Croix-aux-Mines se trouve dans la circonscription administrative du Haut-Rhin, dans la région Grand-Est. Elle se trouve dans le val d’Argent, qui ouvre à l’est sur la plaine d’Alsace et mène à l’ouest vers la Lorraine par le col de Sainte-Marie et dans la vallée de Kaysersberg par le col des Bagenelles. La commune est bordée au nord et au sud de montagnes de l’autre côté desquelles se trouvent respectivement le val de Villée et la vallée de Kaysersberg. À vol d’oiseau, elle se situe à de Sainte-Marie-aux-Mines, bureau centralisateur du canton de Sainte-Marie-aux-Mines, et à de Colmar, chef-lieu de l’arrondissement de Colmar-Ribeauvillé, dont elle dépend...

Les communes limitrophes sont Rombach-le-Franc au nord-est, Lièpvre et Rodern à l’est, Ribeauvillé et Sainte-Marie-aux-Mines au sud et sud-ouest, Wisembach et Lusse à l’ouest ainsi que Lubine au nord.

Parmi celles-ci, les plus proches à vol d’oiseau sont Sainte-Marie-aux-Mines à , Rombach-le-Franc à et Lièpvre à . Il s’agit également des communes les plus proches par la route, bien que l’ordre soit différent : si Sainte-Marie-aux-Mines reste la plus proche à , la seconde est Lièpvre à tandis que dans le cas de Rombach-le-Franc la distance est sensiblement plus importantes dans ce cas, , du fait qu’elle se situe de l’autre côté de la montagne...

Géologie et relief Sainte-Croix-aux-Mines est située dans le massif des Vosges, plus précisément dans les Vosges méridionales. Sa superficie cadastrale est de . L'altitude du territoire varie entre , au fond de la Fecht à la jonction avec Lièpvre, et à la jonction entre les territoires de la commune, de Sainte-Marie-aux-Mines, de Wisembach et Lusse, soit un dénivelé de .

Les montagnes qui entourent la ville sont essentiellement constituées de granite des Crêtes, mais sans amphibole, de gneiss à grenat et sillimanite et de gneiss à lithologie variée.

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Sainte-Croix-aux-MinesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..|gauche La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Lièpvrette, le ruisseau de Grand Rombach et le ruisseau de Petit Rombach..

La Lièpvrette, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Sainte-Marie-aux-Mines et se jette dans le Giessen à Châtenois, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de la Lièpvrette sont données par la station hydrologique située sur la commune de Lièpvre. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:05 TU à partir des 706 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1965 au 01/04/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Giessen Lièpvrette ». Ce document de planification concerne les bassins versants du Giessen et de la Lièpvrette. Son périmètre s’étend sur . Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat des eaux et de l'assainissement Alsace Moselle..

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée ( à ) en toutes saisons et un hiver rude (moins de ).. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Sainte-Croix-aux-Mines est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Sainte-Marie-aux-MinesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Sainte-Marie-aux-Mines comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Marie-aux-Mines, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (78,7 %), prairies (10,1 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %), zones urbanisées (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques naturels et technologiques La commune est exposée au risque d’inondation principalement sous la forme de remontées de la nappe phréatique lorsque celle-ci est saturée, les zones concernées étant situées en fond de vallée. La commune se trouve également en zone de risque sismique de niveau 3, ce qui correspond à un risque modéré. Elle est par ailleurs exposé au risque de mouvements de terrain, principalement sous la forme de glissements de terrain, ainsi que, de manière faible à modérée, au risque de retrait-gonflement des argiles. Enfin, le risque d’exposition au radon est considéré comme important sur l’ensemble du territoire de la commune...

Les risques technologiques sont peu nombreux. Une seule installation classée pour la protection de l'environnement, mais non Seveso, Salber Recyclage, se trouve sur le territoire communal, au lieu-dit Grand Rombach. Un gazoduc traverse toutefois la commune d’est en ouest en fond de vallée, à travers les zones les plus urbanisées. Enfin, trois anciens sites industriels sont suspectibles d’avoir généré une pollution des sols, les principaux étant l’ancienne filature et l’ancienne papeterie situés de part et d’autre du centre-ville.

Toponymie Sant-Crütze (1441), Sainte Croix aux Mines (1793). En allemand : Sanct-Kreuz-im-LeberthalGeorges Stoffel, Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin, 1868. La région fait partie à partir du du prieuré de Lièpvre dont plusieurs hameaux sont indiqués dans la donation de Charlemagne en 774. Le nom du village est mentionné dans un document de l'année 1358 où Sainte-Croix-aux-Mines apparaît sous la dénomination de Zu Sant Crutz ou Cruce ou Sante Crützte. Le lieu fait alors partie du Duché de Lorraine. Dans un autre document de 1445 Sainte-Croix-aux-Mines est mentionnée sous son nom allemand Sant Crutz im Leberthal et pendant les périodes d'occupation, en 1871-1918 et 1940-1944 Sant-Kruz. Le hameau de Saint-Blaise est mentionné dans un document de 1078 qui se trouve aux archives de Meurthe-et-MoselleArchives départementales de Meurthe-et-Moselle, G 393/1 - Cet acte est suspecté d'être un faux selon H. Buttner, - Faux du .. Sur ce document, on peut lire que le duc de Lorraine Thierry II restitue les dîmes et collectes au prieuré de Lièpvre qui avaient été accaparés en 1052 par Gérard d'Alsace son père avec semble-t-il l'approbation de l'évêque de Toul, Brunon, qui deviendra le futur pape Léon IX. Dans ce document, le hameau de Saint-Blaise est mentionné, mais pas Sainte-Croix-aux-Mines ni Sainte Marie-aux-Mines ce qui laisse supposer que les deux villages n'existaient pas encore. Sur la partie gauche de la Lièpvrette se trouve aussi la forêt du Hury, qui est appelée dans les anciens documents Jefurthe et qui rejoint sur toute la largeur la montagne du Taennchel. Le noyau primitif du village de Sainte-Croix-aux-Mines devait se situer bien plus tard à la Stimbach qui a ensuite donné naissance au village. Au , Sainte-Croix-aux-Mines fait partie de la prévôté de Saint-Dié et devient française en 1766 à la mort du duc Stanislas.

Histoire