Charles (de) Harouys (né vers 1550 à Carquefou − mort en septembre ou à Nantes), écuyer, seigneur de LespinayUne seigneurie de Lespinay se trouve à Plessé, mais celle des Harouys correspond plutôt à celle de l'Epinay (château) à Carquefou., de la Rivière (à Couëron), de la Seilleraye (à Carquefou), est un juriste et un dignitaire français de Bretagne, adversaire de la Ligue pendant les guerres de Religion, maire de Nantes de 1588 à 1589 et de 1598 à 1599.
Il fait partie d'une dynastie municipale nantaise, puisque son père, Guillaume, deux de ses fils, Louis et Jean, et un de ses gendres, Pierre Bernard, ont aussi été maires de Nantes.
Biographie
Charles Harouys est le fils de Guillaume Harouys, seigneur de la Seilleraye, maire de Nantes en 1571, et d’Anne Dupin, dame de Saint-Michel en Touraine (actuellement en Indre-et-Loire).
Docteur en droit, il devient, à la suite de son père, greffier en chef au parlement de Bretagne, puis conseiller au parlement entre 1573 et 1580, puis sénéchal de Nantes de 1583 à 1587, conseiller du Roi et président du présidial de NantesJulien Schrutt, Sortir de la guerre civile : la fin de la Ligue à travers les arrêts des parlements de Bretagne (1597-1598), 2016.
Maire de Nantes, premier mandat (1588-1589) Il est élu le et installé le . Il est réélu le . Le sous-maire est Jean Fourché (maire en 1597-1598).
Le mandat de Charles Harouys se situe dans une période politique troublée, celle de la radicalisation du conflit entre la Ligue et le pouvoir royal, avec l'assassinat du duc de Guise (1588) et la perspective de l'avènement du protestant Henri de Navarre.
Le duc de Mercœur, un des chefs du parti catholique, est gouverneur de Bretagne depuis 1582, installé au château de Nantes. Très indépendant vis-à-vis du pouvoir royal, il entre en sécession ouverte durant l'année 1589Chronologie à préciser, mais de toute façon, n'était plus considéré comme un soutien du parti catholique, d'où son assassinat en août 1589., avec le soutien de la masse de la population de Nantes.
L'arrestation et l'incarcération de Charles Harouys (1589-1591) Il se trouve en position délicate, étant sur des positions loyalistes.
Le , il est arrêté par des hommes du duc de Mercœur et incarcéré dans la prison du château.
Il reste deux ans en prison ; il est libéré après paiement d’une somme de . Durant cette période, ses biens ont subi des atteintes graves, évaluées par la suite à 8000 écus, qu’un jugement condamnera la ville de Nantes et la famille Mercœur à lui rembourser. En 1619, demandera aux États de Bretagne de payer à sa famille en récompense de son dévouement à la cause royale.
Maire de Nantes : second mandat (1598-1599) Nantes est la dernière grande ville ligueuse à reconnaître l'autorité d'. C'est donc là que s'achève la dernière campagne militaire des guerres de religion, avec la reddition de la ville, négociée par Jean Fourché, et la signature de l'édit de Nantes (fin ).
À l'occasion de son séjour à Nantes, le roi établit une nouvelle procédure pour la mairie de Nantes : il choisira le maire dans une liste de trois personnes et les dans une liste de , le changement étant fixé au .
Une assemblée des principaux notables a lieu le . Les trois candidats proposés au roi sont : Charles Harouys (à l’unanimité), le procureur du roi, de la Bouexière, et le sénéchal de Nantes. Le 27, désigne Charles Harouys comme maire ; ce dernier entre en fonctions le . Le sous-maire est Pierre Blanchet, conseiller au présidial ; le procureur syndic : Guillaume Dachon ; le miseur : Jacques Merceron.
Postérité Il se marie avec Françoise de Lesrat, dame du Bourgnouveau, fille de Guillaume de Lesrat, maire d’Angers (1547), veuve de Guillaume Le Maire, sénéchal de Nantes. De ce mariage, naîtront 4 enfants : Charles (prêtre) ; Louis de Harouys (1583-1656), maire de Nantes ; Jean de Harouys (né en 1588), maire de Nantes ; Françoise, épouse de Pierre Bernard de La Turmelière.
Petits-enfants (enfants de Louis Harouys) : Guillaume de Harouys, seigneur de la Seilleraye, fils de Louis de Harouys, né le Selon site Infobretagne : Harouys. Baptisé le 7 janvier 1619 (Nantes, paroisse St-Denis., est chevalier, trésorier des États de Bretagne. À Carquefou, il fait construire l'actuel château de la Seilleraye en 1671 (architecte : DelahayeLe nom "Delahaye", sans prénom, "architecte parisien", se trouve sur plusieurs sites en relation avec le château de la Seilleraye. Une première approche sur Internet n'en fournit pas d'autres attestations., sur un plan de François Mansart). Il y reçoit à plusieurs reprises Madame de Sévigné, qui évoque les lieux dans sa correspondance. Toujours à Carquefou, on lui attribue également la construction de l'actuel château de l'Épinay (ou Lespinay) (architecte : François Mansart), généralement daté de 1650Chronologie à mettre au point. Cf. site Infobretagne Carquefou, pas très clair sur ce point.. En 1687, il est emprisonné pour dilapidation dans sa charge de trésorier, sans malversations. Il semblerait que le montant des sommes en jeu ait été de de livresD'après les Mémoires du marquis de Dangeau, citées par Infobretagne, "Harouys".. Il meurt en 1699 à la Bastille ; Nicolas : entre dans l'ordre des Jésuites et devient supérieur de la maison des Jésuites de Nantes) ; Louis : devient aussi Jésuite ; Louise : épouse de Jean-Baptiste de Becdelièvre, transmet l'ensemble des propriétés des Harouys à ses descendants.
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Famille de Harouys Liste des maires de Nantes Histoire de Nantes
Liens externes
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